Une victoire absolue ? 

Avant l’objectif de 2035, l’EPA réduira de 30 % ses demandes d’études sur les mammifères et son financement, d’ici 2025. Wheeler rajoute également que les tests sur les animaux “sont très coûteux, et prennent beaucoup de temps”. Actuellement, il est difficile d’estimer le nombre d’animaux qui seront affectés par ces changements. Selon l’EPA, ce sont entre 20 000 et 100 000 mammifères qui sont utilisés dans les études de toxicologie chaque année. Pour d’autres, la fourchette basse de cette estimation est la plus réaliste. Ainsi, des milliers de souris, de rats, de lapins qui sont utilisés pour évaluer les dégâts de certains produits polluants et toxiques, seront épargnés.

Cette décision est une “victoire décisive pour les contribuables, les animaux et l’environnement” d’après Justin Goodman, le vice-président de la défense des droits et des politiques publiques du White Coat Waste Project. Les organisations de défense des animaux se sont largement battues au cours de ces dernières années afin de mettre en application des changements dans ce domaine. En réaction, la PETA s’est félicitée de cette décision, qui protège à la fois les animaux, mais également les humains et l’environnement. Pour les militants, cela permet d’abandonner “des tests cruels et scientifiquement erronés sur les animaux, au profit des nouvelles méthodes d’expérimentation modernes et non animales”.

Pour d’autres, comme Jennifer Sass, une biologiste au Natural Resources Defence Council, c’est “très décevant et très frustrant”. Pour elle, cela favorisera le contact des produits chimiques potentiellement dangereux avec notre environnement et nos produits de consommation. De plus, elle remet en cause les alternatives non animales que l’industrie pourrait créer d’ici 2035, qu’elle ne juge pas encore au point. Quoi qu’il en soit, le rendez-vous est pris : l’agence fédérale américaine chargée de tester les substances chimiques arrêtera ses tests sur les mammifères d’ici 2035 !

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