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Grand débat : l’UFC-Que choisir propose 12 mesures pour le pouvoir d’achat

Publié par Brujitafr sur 6 Février 2019, 05:37am

Catégories : #ACTUALITES, #VIE QUOTIDIENNE

Grand débat : l’UFC-Que choisir propose 12 mesures pour le pouvoir d’achat

Selon l’association de consommateurs, il serait

possible de libérer près de 9 milliards d’euros

pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages,

sans surcoût pour les finances publiques.

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L’UFC-Que choisir veut apporter sa pierre à l’édifice du Grand débat lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des Gilets jaunes. L’association de consommateurs propose ainsi douze mesures « concrètes » qui permettraient de libérer près de 9 milliards d'euros pour le portefeuille des consommateurs.

« Ces mesures pourraient favoriser une progression durable du pouvoir d’achat, soit 320 euros par ménage », explique l’UFC, ajoutant que cela se ferait « sans surcoût pour les finances publiques ».

 

L’idée est de faire baisser les prix « en s’attaquant à diverses rentes ou dysfonctionnements de marché » et « de doubler l’ampleur des annonces présidentielles. »

Répercuter les baisses des matières premières agricoles.

Pour l’association, certains industriels ou distributeurs profitent des baisses des cours agricoles pour gonfler leurs marges. L’UFC prend l’exemple du lait : le cours a baissé de près de 30 % entre 2014 et 2017 alors que, dans le même temps, le prix de la bouteille de lait demi-écrémé a bondi de 5 %.

L’association demande que soit généralisé le mécanisme appliqué aux fruits et légumes, qui empêche le prix des denrées de rester élevés quand les coûts de production chutent. Une mesure qui ferait gagner 340 millions d'euros.

 

Annuler le relèvement du seuil de revente à perte.

Entrée en vigueur le 1er février dans le cadre de la loi Alimentation, la « réforme du seuil de revente à perte » relève de 10 % le prix minimal auquel les distributeurs peuvent vendre une denrée alimentaire. Elle entraîne des hausses de prix dans les rayons pour des dizaines de produits. Son annulation pourrait faire économiser 800 millions d'euros.

Supprimer les commissions d’intervention en cas d’incident bancaire.

C’est un vieux combat de l’association. L’idée est de supprimer les commissions d’intervention facturées par les banques en cas d’incident bancaire. Selon l’association, ces « frais sanction » n’ont pas de légitimité économique mais feraient économiser près de 2,8 milliards d'euros.

 

Simplifier le changement de banque.

L’association demande que les Français puissent conserver leur numéro de compte y compris quand ils changent de banque. Cela permettrait d’économiser sur les frais bancaires mais aussi de renforcer la concurrence entre les établissements. Un possible gain de 1,2 milliard d'euros.

 

Mieux cibler les aides à la rénovation énergétique.

Le logement représente 30 % de notre consommation d’énergie. Le problème, selon l’UFC, est que les aides aux particuliers (crédit d’impôt, TVA réduite…) seraient mal conçues. « Au lieu de cibler les travaux les plus efficaces, comme une isolation performante, elles sont versées en fonction des équipements installés. Ainsi, le changement de fenêtres, qui a bénéficié d’une grande partie des aides, pèse peu dans la baisse des consommations », explique l’association. Selon elle, il faut Passer à un dispositif unique et progressif soutenant les travaux les plus performants. Gain possible : 450 millions d'euros.

 

Appliquer le principe « préleveur-pollueur-payeur » à l’eau potable.

Les consommateurs supportent l’essentiel des taxes sur la consommation et la pollution dans leur facture d’eau. Ce surcoût représente pour eux un milliard d’euros par an. Pour l’association, il faut appliquer le principe préleveur-pollueur-payeur pour encourager des pratiques agricoles et industrielles plus vertueuses.

 

Allonger la durée de garantie légale en fonction de la durée de vie des produits.

Selon l’UFC, la durée légale de garantie de deux ans est insuffisante. Passé ce délai, trop de consommateurs sont contraints de racheter un équipement neuf en cas de panne. L’allongement de cette garantie pousserait les industriels à produire des biens durables.

 

Encadrer les loyers dans toutes les zones tendues.

La loi Élan (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) de novembre 2018 rend facultative l’expérimentation de l’encadrement des loyers pour les collectivités où le marché immobilier est tendu. Selon l’UFC, ce système a fait ses preuves à Paris et Lille. Pour contenir les hausses de loyers, il faut le rendre obligatoire dans toutes les zones tendues.

 

Faciliter la comparaison et le changement d’assurance santé.

L’UFC veut rendre plus lisibles les offres sur le marché des complémentaires santé. « Depuis 2006, les cotisations ont augmenté de plus de 50 %. Avec une présentation plus lisible et harmonisée des offres, la publication du taux de redistribution par organisme (part des cotisations reversée aux assurés) et la possibilité de résilier à tout moment, les consommateurs changeraient d’assurance santé plus facilement », lance l’association en ajoutant : « Si l’on revenait au niveau d’il y a 5 ans, l’économie serait de 1,2 milliard ».

 

Limiter les dépassements d’honoraires médicaux.

Ces dépassements d’honoraires ne sont pas remboursés, en majorité, par les complémentaires santé. Or, ils ont plus que doublé en 15 ans pour atteindre 2,7 milliards d'euros en 2017. « L’Option de pratique tarifaire maîtrisée (Optam), censée limiter ce reste à charge sur le principe modération des dépassements contre aides publiques, est un échec en raison du principe du volontariat des professionnels de santé », explique l’association, qui demande que l’Optam devienne obligatoire. Une mesure qui ferait économiser 650 millions d'euros par an aux patients.

 

Réformer l’apprentissage du permis de conduire.

En moyenne, le permis de conduire coûte 1 800 euros. L’UFC milite pour l’émergence d’auto-écoles en ligne, l’ouverture à des enseignants indépendants de proposer des heures de conduite… Au-delà d’un socle obligatoire en auto-école, on ferait baisser le prix du permis sans nuire à la sécurité. Gain : 365 millions d'euros.

 

Libéraliser la vente de pièces de carrosserie automobiles.

En France, les constructeurs automobiles décident seuls qui a le droit de fabriquer et de vendre les pièces détachées de carrosserie (pare-chocs, phare, rétroviseur, etc.). « Conséquence : le prix de ces pièces, et donc de la réparation auto, est bien plus élevé chez nous qu’ailleurs en Europe. Et cela se répercute sur les primes d’assurance auto. Si on supprimait ce monopole, les Français économiseraient 415 millions d'euros par an », conclut l’UFC.

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