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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Seine-et-Marne: Leur usine va fermer, les salariés brûlent leur stock de papier sécurisé pour cartes grises pour interpeller l'État

Publié par Brujitafr sur 27 Janvier 2019, 05:50am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE, #ECONOMIE - FINANCE

La semaine dernière, les 240 salariés ont appris que l’usine, spécialisée dans la fabrication de papier sécurisé pour billets de banque, allait fermer à la fin du mois. Le tribunal de commerce de Nanterre a en effet prononcé la liquidation judiciaire et leur licenciement.

Depuis le 16 janvier dernier et l'annonce de la liquidation judiciaire,  la direction ne donne aucun signe de vie. L'entreprise qui a bénéficié de 250 Millions d'euros d'argent public pour sa restructuration, a été cédée l'an dernier à un groupe germano suisse qui ne cherche qu'à la liquider. 

Les salariés ont installé des bouteilles de gaz sur les palettes de papier et sont prêt à tout pour se faire entendre. Poussés par le désespoir, ils n'ont aucune de réponse sur leur avenir ni d'interlocuteur. Ils demandent à être reçu par un haut responsable de l'Etat. 


  Leur stock de papiers pour billets de banque, d'une grande valeur, est devenu leur trésor de guerre et ils le savent. L'usine fabrique depuis 400 ans les billets de banque. Les premiers assignats (monnaie-papier qui exista pendant la Révolution française de 1790 à 1796) ont été fabriqué ici. Depuis, ils fournissent 120 pays en papier pour billets de banque, mais aussi pour les papiers administratifs non falsifiables comme les cartes grises.

Les salariés ont installé des bouteilles de gaz sur les palettes de papier et sont prêt à tout pour se faire entendre.

Les salariés ont installé des bouteilles de gaz sur les palettes de papier et sont prêt à tout pour se faire entendre.

REBELLION « Toutes les douze heures, il y a une bobine qui part au feu », a déclaré le délégué syndical CGT...

Des salariés d’une usine sur le point de fermer à Jouy-sur-Morin dans l’est de la Seine-et-Marne. ont commencé à brûler leur stock de papier sécurisé pour cartes grises afin d’interpeller l’Etat et obtenir des conditions de licenciement « décentes », d’après une source syndicale.

Mi-janvier, le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé la liquidation judiciaire de cette société spécialisée dans la fabrication de papier pour billets de banque et cartes grises, qui emploie 200 personnes dans l’usine de Crèvecoeur, à Jouy-sur-Morin (est de la Seine-et-Marne). Depuis, les salariés occupent le site qui doit fermer d’ici à la fin du mois. Ils s’estiment abandonnés par la direction et les pouvoirs publics.

Vers une pénurie ?

« Toutes les douze heures, il y a une bobine qui part au feu », a déclaré à l’AFP Patrice Schaafs, délégué syndical CGT et secrétaire du comité central d’entr

Arjowiggins Security avait été vendue en avril par le groupe papetier français Sequana au fonds d’investissement suisse Blue Motion Technologies Holding. « On n’a plus d’espoir de sauver le site », indique encore Patrice Schaafs à l’AFP. « Mais on voudrait au moins que les gens partent » avec des indemnités « décentes ». Pour cela, les salariés attendent de l’Etat qu’il « verse de l’argent » ou « force un tiers comme (l’ancien propriétaire) Sequana » à le faire.

Le stock de papier sécurisé pour cartes grises est leur « monnaie d’échange », assume Patrice Schaafs. L’usine de Seine-et-Marne étant la seule à en produire en France, l’Etat pourrait connaître une pénurie, selon le délégué CGT. « Désespérés », ils ont déjà détruit plusieurs bobines.

source

 

Les salariés de cette entreprise qui fabrique du papier pour billets de banque ont appris accidentellement que leur entreprise fermait ses portes le 31 janvier 2019.

C’est l’hiver dans les cœurs. Les salariés d’Arjowiggins ont appris ce mercredi que leur entreprise située à Jouy-sur-Morin, dans le hameau de Crèvecœur, allait fermer à la fin du mois. Le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé la liquidation judiciaire. Ce sont 220 salariés qui vont être licenciés.

Devant l’entreprise, ce jeudi après-midi, tout le personnel était rassemblé devant l’usine spécialisée dans la fabrication de papier sécurisé pour billets de banque. L’entreprise a été mise à l’arrêt. « Plus rien ne tourne, plus rien qui entre, plus rien qui sort », décrit Thierry, 44 ans, dont dix-neuf années dans la société.

 

 

« On a appris la fermeture par la gendarmerie, même pas par la direction ! », déplore William, 57 ans, dont neuf ans d’Arjowiggins. Plusieurs autres salariés confirment.

Rémy, 36 ans, dont sept années de boutique, a la colère des gens qui n’ont plus rien. À son collègue, qui veut l’apaiser, il crie : « C’est quoi, notre avenir ? » Il promet que lui et ses collègues ne vont « rien lâcher ».

Jouy-sur-Morin, jeidi 17 janvier 2019. Les 220 salariés ont appris par accident qu’ils allaient être licenciés. Ils ont décidé de bloquer l’usine. LP/Sébastien Roselé

Jouy-sur-Morin, jeidi 17 janvier 2019. Les 220 salariés ont appris par accident qu’ils allaient être licenciés. Ils ont décidé de bloquer l’usine. LP/Sébastien Roselé

Seine-et-Marne: Leur usine va fermer, les salariés brûlent leur stock de papier sécurisé pour cartes grises pour interpeller l'État

« Nous avons acheté notre maison il y a deux ans »

L’épouse de Rémy, Jennifer, et un de leurs deux enfants l’ont rejoint. Car derrière ces licenciements, il y a des familles. A 33 ans, elle dessine la difficulté dans laquelle ils vont être. « Nous avons acheté notre maison il y a deux ans. Nous nous sommes installés dans le secteur par rapport au travail de mon conjoint. Nous avons bâti notre projet. Tout ça pour arriver à ça. »

Initialement, le site d’Arjowiggins appartenait au Groupe Sequana. En mai 2018, la vente à un obscur fonds d’investissement suisse, Blue Motion Technologies, lui-même appartenant à Parter Capital Group, a été finalisée. Depuis... « Les nouveaux propriétaires ont fait deux réunions et on ne les a jamais vus », s’offusque Eric, 46 ans, dont six années à Arjowiggins. Toujours selon ce salarié, le repreneur aurait « touché de l’argent par l’Etat et par Sequana. Il a juste pris le pognon et il s’est barré. »

Blue Motion chargée du « sale boulot » ?

Contacté, l’ancien propriétaire nous fait dire que « lors de la cession, le groupe (Sequana) a recapitalisé Arjowiggins Security, conformément aux accords avec Blue Motion, pour leur donner les moyens de poursuivre leur projet ». Autrement dit, le repreneur aurait bel et bien touché de l’argent indirectement de la part du vendeur.

De là à dire que Blue Motion avait la fonction de « faire le sale boulot », à savoir fermer le site et licencier tout le monde, il n’y a qu’un pas que tous les salariés franchissent. Contactée, l’entreprise Blue Motion Technologies n’a pas donné suite à nos questions.

« Pour nous, les dés sont jetés », conclut William. « Le site fermera le 31 janvier. Nous ne pouvons pas espérer grand-chose. Nous n’allons pas retrouver un repreneur en quinze jours. »

UN PONT TOUT NEUF A 600.000 EUROS CONSTRUIT POUR L’USINE

Tout ça pour ça. Un pont à 600.000 euros a été inauguré vendredi 1er juin 2018 par les élus. Il a été financé à 50% par la commune de Jouy-sur-Morin. L’autre moitié a été payée par l’Etat et par le département. Très clairement, il a été construit pour l’entreprise Arjowiggins et sa vingtaine de semi-remorques qui l’alimentait chaque semaine. L’ancien pont, datant du tout début du XIXe siècle, n’était pas remplaçable.

« La décision a été prise en 2013-2014 », se souvient José Dervin, le président LR de la communauté de communes des deux Morin, dont fait partie Jouy-sur-Morin, commune où est installée l’usine. « À l’époque, la direction d’Arjowiggins avait annoncé un plan d’investissements de 25 millions d’euros. C’était rassurant. On s’était dit qu’il n’y avait pas de risque. Et Arjowiggins est le plus gros employeur du territoire. »

source

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