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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


EN DIRECT - «Gilets jaunes» : beaucoup sont passés «de la colère à la haine»

Publié par Brujitafr sur 5 Décembre 2018, 05:14am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

EN DIRECT - «Gilets jaunes» : beaucoup sont passés «de la colère à la haine»

Les annonces du premier ministre ce mardi n'ont pas mis fin au mouvement des «Gilets jaunes» qui maintient sa manifestation pour samedi, notamment à Paris. Christophe Castaner, auditionné au Sénat, a prévenu que «le service d'ordre sera revu en conséquence».

 

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Ce qu'il faut retenir de la journée

 

Voici les cinq points importants à retenir de cette nouvelle journée de crise des «gilets jaunes» 

Macron fait marche arrière. Après environ trois semaines de crise, le gouvernement a annoncé

- la suspension pour six mois de la hausse de la taxe carbone sur l'essence, le fioul et le diesel. Cette mesure devait entrer en vigueur le 1er janvier 2019.

- L’augmentation du prix du gaz et de l’électricité a également été suspendue pour six mois.

- Édouard Philippe a par ailleurs annoncé la mise en place d’un large débat sur les impôts et les dépenses publiques,

- et une hausse du Smic de 1,8%.

» L'exécutif contraint de reculer face aux «gilets jaunes»

L’acte 4 maintenu. Malgré les gestes du gouvernement, les «gilets jaunes, pas satisfaits des mesures annoncées, ont décidé de maintenir la prochaine manifestation prévue samedi à Paris. Si deux blocages de dépôts pétroliers ont été levés, à Brest et Lorient par des manifestants jugeant «satisfaisantes» les concessions de l'exécutif, de nombreux autres demeuraient mardi soir. 700 stations-service étaient en rupture partielle ou totale de carburant. 

» «Gilets jaunes» : plus de 700 stations-service en pénurie de carburant

Macron hué au Puy. Le président, qui ne s’est pas exprimé sur les annonces du gouvernement, s’est rendu mardi après-midi à la préfecture du Puy-en-Velay, incendiée samedi. Une visite privée qui n'a pas empêché une poignée de «gilets jaunes» d'huer et d'insulter le président de la République. 

» «Gilets jaunes» : Macron hué lors d'une visite à la préfecture du Puy-en-Velay


Les routiers appelés à la grève. Les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22 heures et pour une durée indéterminée afin de défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de «miettes» les mesures annoncées mardi par le premier ministre.

» CGT et FO appellent les routiers à la grève à partir de dimanche soir

Un vote prévu à l'Assemblée. Le débat qui se tiendra mercredi à l'Assemblée nationale sur la crise des «gilets jaunes» sera suivi d'un vote des députés.
Le scrutin n'engagera pas la responsabilité du gouvernement. Ce débat sur la «fiscalité écologique et ses incidences sur le pouvoir d'achat» se tiendra à partir de 15 heures en lieu et place de la traditionnelle séance de questions au gouvernement. 

» L'opposition fustige les mesures annoncées par Édouard Philippe

Emmanuel Macron : «Je ne laisserai jamais attaquer l'État»

Après sa visite au Puy-en-Velay, où la préfecture a été incendiée, le président de la République s'est fendu d'un tweet au sujet de cet incendie : «À travers vous, c'est l'État qui a été attaqué. Mais qui d'autre que l'État répond à la colère de chacun ? Qui éduque ? Qui soigne ? Qui aide ? C'est vous. Je ne laisserai jamais attaquer l'État pour cette raison. Votre tristesse je la partage. Je suis fier de vous», a-t-il écrit. 

La marche pour le climat maintenue à Paris

 
Les organisateurs de la marche pour le climat à Paris excluent mardi d'annuler ou de reporter la manifestation prévue samedi prochain, comme l'a souhaité le ministre de l'Intérieur qui craint de nouvelles violences liées au mouvement des «gilets jaunes». «Conscients du climat exceptionnel de ces derniers jours, nous demandons de prendre les mesures nécessaires au bon déroulement de la marche et nous invitons tous les participants à venir contribuer à son succès dans ce même esprit», écrivent les organisateurs dans un communiqué, où ils réfutent les «déclarations du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner concernant l'éventualité d'une annulation ou d'un report de la marche mondiale pour le climat, ce samedi».

Jacline Mouraud : «On est passé de la colère à de la haine»

 
Si elle salue le geste du gouvernement, Jacline Mouraud, figure de la contestation des «gilets jaunes» dans le Morbihan, a regretté que l'exécutif n'ait pas fait des annonces plus tôt, le 18 novembre. «Depuis, on est passé de la colère à de la haine dans beaucoup de groupes. Ça ne va pas s'éteindre avec un moratoire sur le carburant», a-t-elle affirmé sur BFMTV.

Une figure des «gilets jaunes»????? salue le geste d'«ouverture» du gouvernement

 
Jacline Mouraud, figure de la contestation dans le Morbihan, a salué le geste du gouvernement, même s'il demeure «insuffisant». «Il faut quand même saluer l'ouverture. On voulait être entendu, on nous propose des choses. Le mouvement est pacifiste, je ne vois pas pourquoi il tournerait au pugilat», a-t-elle déclaré sur BFMTV. 

RECIT - Dans les coulisses d'un revirement : comment l'exécutif a reculé face aux «gilets jaunes»

Pour la première fois depuis son élection, Emmanuel Macron a reculé. De Buenos Aires aux salons de l'Élysée, Le Figaro raconte les trois jours qui ont fait basculer le quinquennat.

» Lire aussi - Dans les coulisses d'un revirement: comment l'exécutif a reculé face aux «gilets jaunes»

Transport routier : CGT et FO appellent

à la grève

à partir de dimanche soir

 
Les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22 heures et pour une durée indéterminée afin de défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de "miettes" les mesures annoncées par le premier ministre.
 
Les deux syndicats sont par ailleurs mécontents d'une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers et réclament "une réunion en urgence" au ministère des Transports.

EN IMAGES - Le saccage du péage de Virsac

NICOLAS TUCAT / AFP
NICOLAS TUCAT / AFP

Huit interpellations après le saccage du péage de Virsac, en Gironde

 
Huit personnes ont été interpellées ce mardi en lien avec le saccage il y a deux semaines d'un péage sur l'A10 à Virsac (Gironde), l'une des dégradations les plus importantes du début du mouvement des "gilets jaunes", selon des sources concordantes. Ces huit suspects sont des hommes d'une vingtaine d'années, demeurant tous en Gironde. Trois d'entre eux, au moins, ont des antécédents judiciaires, a indiqué la gendarmerie. Ils ont été placés en garde à vue.
 
Le péage de Virsac sur l'A10 Bordeaux-Paris, à 30 km au nord de Bordeaux, avait été l'un des principaux sites d'action des "gilets jaunes" en Nouvelle-Aquitaine aux premiers jours du mouvement. Occupé en quasi continu par des manifestants le week-end des 17-18 novembre, il avait été évacué par les forces de l'ordre, puis repris par des "gilets jaunes" à plusieurs reprises. Dans la nuit du 19 au 20, plusieurs personnes avaient forcé l'entrée de locaux techniques et s'étaient livrées au saccage du péage et des locaux de Vinci: barrières brisées, cabines brûlées, chaussée endommagée, caméras détruites, un portique mis au sol.
 
Vinci avait dénoncé des dégradations "très importantes", une violence d'une ampleur "inédite" sur un péage, et avait porté plainte. De nouvelles dégradations avaient eu lieu le week-end suivant, dans la nuit du 24 au 25, mais d'ampleur moindre. Le vendredi suivant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait effectué une visite au péage, rencontrant des ouvriers de Vinci. Il s'était aussi rendu à la direction régionale des CRS à Cenon, en banlieue de Bordeaux.

Les Républicains (LR) demandent le retour de

l'état d'urgence

 
Les Républicains demandent le retour de l'état d'urgence, "seule mesure qui permettrait d'ici à samedi de prévenir" de nouvelles violences dans les manifestations des "gilets jaunes", selon des sources concordantes au sein du parti. "L'état d'urgence est la seule mesure qui permettrait d'ici à samedi de prévenir le renouvellement de ces violences. Les Républicains le demandent au président de la République", écrit le parti dans une déclaration publiée après la réunion de son bureau politique.
 
"On ne peut pas connaître un quatrième samedi noir. Il faut protéger nos force de l'ordre tout en permettant aux Français qui le souhaitent de s'exprimer pacifiquement sans être pris en otage par les casseurs", estime le parti présidé par Laurent Wauquiez. La question d'un retour à l'état d'urgence, que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ne semblait pas exclure dimanche, n'est "pas à l'ordre du jour", a assuré lundi son secrétaire d'État Laurent Nuñez.
 
Ce régime d'exception avait notamment été mis en place après les attentats terroristes de Paris de 2015, mais aussi après les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues. Il a pris fin le 30 octobre 2017 avec la promulgation de la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (Silt) qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l'état d'urgence.

Sur 412 personnes interpellées à Paris samedi dernier, seules 16 étaient fichées ultra-droite ou ultra-gauche

 
Le préfet de police, Michel Delpuech, a indiqué devant la commission des lois du Sénat que 412 personnes avaient été interpellées à Paris samedi dernier. Sur ces 412 personnes, seules 16 étaient fichées ultra-droite ou ultra-gauche, a-t-il expliqué.
 

Marche pour le climat samedi à Paris : Hulot trouve que ce n'est «pas le moment»

 
Ce n'est "pas le bon moment" d'organiser samedi à Paris une marche pour le climat, a estimé sur RTL Nicolas Hulot, y voyant un risque de "confusion" et de "confrontation" dans le contexte de crise des "gilets jaunes".
 

"C'est mon avis personnel, ça n'engage que moi, je trouve que ce n'est pas le moment car c'est un risque de confrontation supplémentaire et de confusion des messages", a-t-il dit. Des marches "citoyennes" pour le climat sont prévues dans 120 villes en France et dans plusieurs pays du monde à l'occasion de la conférence climat de l'ONU (COP24) qui se tient en Pologne.

 

Un an ferme pour des violences en marge du mouvement des «gilets jaunes» en Ardèche

 
Deux hommes, interpellés samedi soir lors de heurts en marge du mouvement des "gilets jaunes" au Pouzin (Ardèche), ont été condamnés ce mardi à 18 mois de prison dont un an ferme, selon le procureur de Privas, Pierre-Yves Michau. "Ils ont été reconnus coupables de violences en réunion sur les gendarmes mais ils ont été relaxés pour participation à un groupement en vue de commettre des violences", a-t-il précisé.
 
La condamnation de ces deux hommes, sans antécédent judiciaire, comprend six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve. Ils n'ont pas été placés en détention à l'issue de cette audience de comparution immédiate. Le procureur de Privas a annoncé à l'AFP son intention de faire appel de ce jugement. Des échauffourées "assez violentes" en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" avaient éclaté samedi au Pouzin - un bourg de moins de 3.000 habitants - et s'étaient poursuivies jusqu'au milieu de la nuit, avait relaté lundi lors d'une conférence de presse la préfète de l'Ardèche Françoise Souliman.
 
"Tout était sous contrôle quand, en fin de journée, la situation s'est brutalement tendue, avec l'arrivée de gens hors gilets jaunes venus pour en découdre, armés de couteaux, fusées, cailloux...", avait relaté la préfète. Ces derniers avaient "caillassé sérieusement les gendarmes qui ont dû tirer des grenades lacrymogènes", selon Mme Souliman, qui avait précisé que 19 gendarmes et un manifestant avaient été blessés.

Christophe Castaner : «Il faut prévoir le pire»

pour la manifestation de samedi

 
Lors de son audition au Sénat, le ministre de l'Intérieur, interrogé sur les discussions en cours sur les dispositifs pour samedi prochain, a dit "prévoir le pire". "Il faut faire en sorte que ce qui s'est passé samedi ne se reproduise pas", a-t-il fait remarqué.

Par ailleurs, le ministre a confirmé les menaces adressées à certains "gilets jaunes", dont certains ont demandé la protection de l'Etat.

 

Lycées : une centaine d'interpellations dans le Val-d'Oise

 
Des incidents ont à nouveau éclaté mardi devant des lycées de la région parisienne, notamment dans le Val-d'Oise avec près de 100 placements en garde à vue, dans un mouvement de contestation réveillé par celui des "gilets jaunes", selon des sources concordantes.

Dans le Val-d'Oise, 97 personnes ont été placées en garde à vue mardi après des heurts à proximité de quinze lycées. A Enghien-les-Bains, le lycée Gustave-Monod a été victime d'une "tentative d'incendie" lors d'une manifestation qui a rassemblé quelque 200 jeunes, a indiqué le parquet de Pontoise. Certains jeunes étaient "cagoulés, armés de barres de fer, en possession de cocktails Molotov et de projectiles de diverses natures", a précisé le parquet. Trois policiers ont été blessés.

En Seine-Saint-Denis, une vingtaine de lycées étaient concernés, à des degrés divers, par des perturbations, selon la préfecture. Des incidents ont notamment éclaté à Aubervilliers, près du lycée Jean-Pierre Timbaud, où une voiture avait été incendiée lundi. Une centaine d'élèves étaient aussi rassemblés à Saint-Ouen, où une voiture a été incendiée à proximité du lycée Marcel-Cachin. "La plupart des actions de lycéens" se sont terminées en fin de matinée, a précisé la préfecture. Vingt-cinq personnes ont été interpellées, a-t-elle ajouté.

Un député serbe en gilet jaune au parlement

 
Les "gilets jaunes" français font des émules en Serbie: un député de l'opposition en a revêtu un ce mardi au parlement pour protester contre les prix de l'essence dans son pays. "Nous voulons des prix normaux de l'essence, ou vous aurez des gilets jaunes dans les rues de Belgrade et de Serbie", a prévenu Bosko Obradovic, patron de la formation de droite nationaliste Dveri.
 
Bosko Obradovic a relevé que le président français Emmanuel "Macron, grand ami" de son homologue serbe Aleksandar "Vucic, négociait avec les gilets jaune, qui ont mis à feu la moitié de Paris, alors que le pouvoir (serbe) n'a pas voulu parler à ses citoyens qui avaient pacifiquement exprimé leur mécontentement en raison des prix de l'essence". En juin dernier, la hausse du prix de l'essence en Serbie avait provoqué un bref mouvement de protestation dans plusieurs villes de Serbie, se traduisant par des blocages de routeVoir l'image sur Twitter
 
 

Протест у Народној скупштини због цене горива у Србији! Макрон мора да разговара и изађе у сусрет онима који су запалили пола Париза, а наша власт кажњава људе који су мирно протестовали због пљачке на цени горива. Зато субота, 8. децембар у 18 часова - сви на протест у Београду!

Violences à Paris : 20 peines de prison ferme prononcées lundi

 
Vingt personnes jugées lundi en comparution immédiate pour des violences commises samedi lors des manifestations des "gilets jaunes" à Paris ont été condamnées à des peines de prison ferme. Selon cette source, parmi ces 20 condamnations - dont certaines ont été en partie assorties d'un sursis - huit mandats de dépôt ont été décernés.
 
Par ailleurs, 24 personnes ont été condamnées à des peines de prison avec sursis, ou assorties d'un sursis avec mise à l'épreuve.
Deux condamnations à des jours d'amende et une condamnation à une peine de prison assortie d'un sursis avec obligation d'accomplir un travail d'intérêt général ont aussi été prononcées. Dix personnes ont été relaxées et seize autres ont obtenu des renvois à une audience ultérieure.
 
En outre, 30 interdictions de paraître à Paris ont été ordonnées par les juges.

Laurent Nunez constate une «radicalisation violente du mouvement qui est aujourd'hui incontestable»

 
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur a pointé une "radicalisation violente du mouvement des 'gilets jaunes' qui est aujourd'hui incontestable". "Le point de bascule s'est effectué dès la première semaine avec un changement très net de physionomie. Sur le plan sociologique, un public de personnes âgées, commerçants et salariés est dans l'ensemble reparti. Ceux qui sont restés, sont les plus jeunes souvent sans emploi et plus agressifs. Sur le plan géographique, le mouvement qui concernait au départ uniformément la France s'est concentré à l'ouest d'une ligne Amiens - Grenoble", a-t-il déclaré.
 


Et d'ajouter : "Sur le plan des perturbations, alors que les voies de communication étaient au départ la cible majoritaire, on assiste progressivement à un déplacement vers les centres économiques, les dépôts pétroliers, les centres logistiques, qui ont été visés. Et samedi dernier un nouveau palier a été franchi puisque nous avions des exactions commises à l'encontre des symboles de l'Etat - préfectures, mairies, trésoreries et permanences parlementaires".

Christophe Castaner : «Nous allons mobiliser des forces de l'ordre en nombre supplémentaire»

 
Le ministre de l'Intérieur a assuré que le gouvernement allait "mobiliser des forces de l'ordre en nombre supplémentaire des 65.000 déjà mobilisés en prévision de samedi prochain. Nous prenons en compte de l'appel croissant à la violence sur certains réseaux sociaux ainsi que l'extrême mobilisation des casseurs". "Le service d'ordre sera revu en conséquence avec mobilité et fermeté réaffirmées", a-t-il assuré. 

Deux sites d'universités parisiennes perturbés par des blocages

 
Deux sites d'universités parisiennes ont été gagnés ce mardi par des blocages ou des menaces de blocages de la part d'étudiants opposés à l'augmentation des frais d'inscription à la fac pour les jeunes venus de pays extérieurs à l'Europe. Depuis lundi, des dizaines de lycées sont bloqués partiellement ou totalement par des jeunes opposés à des réformes en cours à l'Éducation nationale, dans le sillage du mouvement des "gilets jaunes".
 
Le campus Censier de l'université Sorbonne Nouvelle (Paris-3) a annulé ses cours mardi, après qu'"un groupe d'individus a pénétré de force sur le campus ce (mardi) matin, malgré un dispositif de sécurité renforcé, et a bloqué tous les accès", écrit sur son compte Twitter le président de l'université, Carle Bonafous-Murat. Les "justifications" des bloqueurs sont "d'autant moins fondées" que le conseil d'administration de l'établissement s'est prononcé contre l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaires, ajoute le président.
 
A Tolbiac, qui dépend de l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-1), des étudiants réunis en assemblée générale mardi ont voté le blocus du site à partir de mercredi, là encore pour protester contre la hausse des droits d'inscription, a-t-on appris sur le compte Twitter La commune libre de Tolbiac et auprès de la direction. Tolbiac avait été bloqué pendant un mois au printemps par des opposants à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d'instaurer une sélection à l'entrée à la fac. Évacué par les forces de l'ordre en avril, le bâtiment avait connu plusieurs semaines de travaux pour être remis en état.

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