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Yémen – Les États-Unis donnent leur feu vert au génocide + la France appelée à cesser son double jeu

Publié par Brujitafr sur 17 Juin 2018, 04:23am

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE

Yémen – Les États-Unis donnent leur feu vert au génocide + la France appelée à cesser son double jeu

Le génocide au Yémen va commencer demain.

Huit millions de Yéménites sont déjà au bord de la famine. Dix-huit millions de Yéménites sur vingt-six vivent dans le centre montagneux (en vert) qui est sous le contrôle des Houthis et de leurs alliés. Ils sont encerclés par les forces saoudiennes, les forces des Émirats arabes unis et leurs mercenaires. Il y a peu d’agriculture. La seule ligne d’approvisionnement en provenance de l’extérieur sera bientôt coupée. Les gens vont mourir de faim.

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Même avant la guerre, le Yémen importait 90% de son alimentation de base. Trois années de bombardements saoudiens/EAU ont détruit les infrastructures et la production locales. La guerre a déjà provoqué une famine massive et une grande épidémie de choléra. La côte yéménite est bloquée par les forces navales saoudiennes et américaines. Les seuls ravitaillements qui arrivent sont les livraisons de l’ONU et les livraisons commerciales par le port de Hodeidah sur la Mer Rouge (Al Hudaydah sur la carte).
 
 

Les Émirats arabes unis lancent des mercenaires locaux et des gangs islamistes contre les Houthis et leurs alliés. Au cours des derniers mois, ces forces venues du sud ont remonté le long de la côte jusqu’à Hodeidah. Les combats sont féroces

« De violents combats au Yémen entre les forces pro-gouvernementales et les rebelles chiites ont tué plus de 600 personnes des deux côtés au cours des derniers jours », ont déclaré lundi des responsables de la sécurité.

Demain, lorsque les médias seront occupés avec les photos du sommet Kim-Trump, les forces des Émirats arabes unis lanceront leur attaque contre la ville.

L’ONU, qui supervise la distribution de l’aide qui arrive à Hodeidah, a tenté de jouer les intermédiaires entre les parties :

L’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est rendu dans la capitale des Émirats arabes unis au cours du week-end pour tenter d’empêcher une attaque. M. Griffiths avait conclu un accord avec les rebelles Houthis qui contrôlent Hodeidah pour permettre à l’ONU de gérer le port conjointement. Mais selon des sources bien informées, il y a peu de chance que les Émirats arabes unis acceptent l’offre ou retardent l’assaut prévu.

Les sources bien informées ne se sont pas trompées. L’ONU est en train d’évacuer son personnel :

« Lundi, l’ONU évacuait son personnel de la ville portuaire yéménite assiégée d’Al Hudaydah, après que des pays membres de l’ONU ont appris qu’une attaque des forces dirigées par les Émirats arabes unis était imminente, selon deux diplomates. » (…)

« Le Comité international de la Croix-Rouge a retiré son personnel de la ville pendant le week-end. » (…)

« Les diplomates de la région disent qu’ils croient que seule une pression accrue de Washington pourrait empêcher l’assaut. »


Les États-Unis, par l’intermédiaire de leur secrétaire d’État Pompeo, viennent de donner le feu vert aux Émirats arabes unis pour lancer leur attaque :

« Les États-Unis suivent de près l’évolution de la situation à Hudaydah, au Yémen. J’ai parlé avec les dirigeants émiratis et exprimé clairement notre désir de répondre à leurs préoccupations en matière de sécurité tout en préservant la libre circulation de l’aide humanitaire et des importations commerciales qui sauvent des vies. Nous attendons de toutes les parties qu’elles honorent leur engagement à travailler avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Yémen sur cette question, à soutenir un processus politique pour résoudre ce conflit, à assurer l’accès humanitaire au peuple yéménite et à tracer un avenir politique stable pour le Yémen. »

Ni les Émirats ni les Saoudiens n’ont intérêt à laisser entrer l’aide humanitaire. Ils sont absolument sans merci. Plus tôt aujourd’hui, ils ont bombardé un centre de traitement du choléra géré par Médecins sans frontières :

MSF Yémen @msf_yemen – 10:29 UTC – 11 juin 2018

« L’attaque de ce matin contre un centre de traitement du choléra @MSF à Abs par la coalition saoudienne et émiratie dénote un manque total de respect pour les installations médicales et les patients. Qu’elle soit intentionnelle ou que ce soit une bévue, c’est totalement inacceptable. »
 
 

La semaine dernière, les Saoudiens ont intentionnellement bombardé les installations du Conseil norvégien pour les réfugiés à Sanaa :

« Le CNR a fourni à toutes les parties du conflit, y compris à la Coalition dirigée par l’Arabie saoudite, les détails et les coordonnées de nos opérations afin d’assurer la sécurité de notre personnel. »

Hodeidah, avec ses 600 000 habitants et ses centaines de milliers de réfugiés, sera difficile à prendre. Aucun ravitaillement ne transitera par le port tant que le combat se poursuivra. Si les forces des Émirats arabes unis prennent le port, elles ne laisseront pas l’aide entrer dans les zones contrôlées par les Houthis. Il y aura une énorme famine, des centaines de milliers sinon des millions de personnes mourront.

Il serait facile pour l’administration de Trump d’arrêter l’attaque des Émirats arabes unis. Les forces spéciales américaines sont sur le terrain au Yémen, travaillant en étroite collaboration avec les forces des Émirats arabes unis. Les avions américains ravitaillent les bombardiers saoudiens et ceux des Émirats arabes unis. Les renseignements américains sont utilisés pour le ciblage. Les États-Unis fournissent les bombes. Sans le ravitaillement en vol des États-Unis, les chasseurs des Émirats arabes unis ne pourraient pas soutenir leurs forces au sol. Ils ne pourraient pas lancer d’attaque.

Dès le début, l’administration Trump est extrêmement proche des dirigeants israéliens, émiratis et saoudiens. Leur objectif commun est de contrer l’Iran. Mais l’Iran est peu impliqué au Yémen :

« Il est très exagéré de prétendre que l’Iran a beaucoup d’influence sur les Houthis. Bien que les Houthis reçoivent un certain soutien de la part de l’Iran, il s’agit surtout d’un soutien politique, avec une aide financière et militaire minimale. Cependant, depuis que les Houthis ont pris le contrôle de Sanaa, le groupe est de plus en plus souvent présenté comme étant ‘soutenu par l’Iran’ ou ‘chiite’, ce qui suggère souvent une relation sectaire avec la République islamique. Pourtant, avant les bouleversements de 2011, le terme ‘chiite’ n’était pas utilisé par les Yéménites pour désigner des groupes ou des individus yéménites. Les Houthis ne suivent pas la tradition du chiisme duodécimain prédominante en Iran, mais adhèrent au Zaydisme, qui dans la pratique est plus proche de l’islam sunnite, et n’a manifesté aucune solidarité avec d’autres communautés chiites. »

Les Saoudiens considèrent le Zaydisme comme un obstacle à leur influence au Yémen. Ils veulent contrôler le gouvernement yéménite. Les Émirats veulent contrôler le port d’Aden et les installations de stockage et de chargement du pétrole et du gaz du Yémen. L’administration Obama avait soutenu l’attaque saoudienne contre le Yémen pour que les Saoudiens acceptent l’accord nucléaire avec l’Iran. L’administration Trump soutient la guerre saoudo/UAE par ignorance. Elle croit au mythe iranien. Elle veut aussi vendre plus d’armes.

Des millions d’enfants et de civils paieront cette décision étasunienne de leur vie.

Traduction : Dominique Muselet
 

Guerre au Yémen : la France appelée à cesser son double jeu

 © ABDO HYDER / AFP Source: AFP Un travailleur yéménite évacue des sacs de nourriture alors que le feu envahit l'entrepôt du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) dans la ville côtière de Hodeidah le 31 mars 2018.

© ABDO HYDER / AFP Source: AFP Un travailleur yéménite évacue des sacs de nourriture alors que le feu envahit l'entrepôt du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) dans la ville côtière de Hodeidah le 31 mars 2018.

Riyad et ses alliés ont attaqué le 13 juin le port d'Hodeida, au Yémen, par lequel arrive la nourriture destinée à la population. Des ONG enjoignent Paris à annuler une conférence co-organisé avec l'Arabie saoudite et à faire pression sur celle-ci.

Ce 13 juin, des forces pro-gouvernementales yéménites, appuyées par les Emiratis et les Saoudiens, ont lancé leur offensive sur le port stratégique de Hodeida, par lequel entre l'essentiel des importations du pays et de l'aide internationale.

Le même jour, une quinzaine d'organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), ont écrit une lettre au président français pour l'exhorter à faire pression sur les Saoudiens et les Emiratis, membres de la coalition arabe impliquée dans la guerre au Yémen, au sujet de la situation dramatique de la population de ce pays. Pour ces organisations, il est «inconcevable de maintenir» la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris et co-organisée avec l'Arabie saoudite, alors même que le royaume wahhabite et ses alliés mènent une attaque sur le port d'Hodeida.

La France et ses contradiction

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Qualifiant d'un côté la situation au Yémen de «drame humain» et signant de l'autre main des contrats d'armement juteux avec l'Arabie saoudite, la France joue, pour nombre de commentateurs, un double jeu dans cette guerre aux conséquences humaines tragiques. Dans un rapport de mars 2018, Amnesty International avait mis en cause les livraisons d'armes françaises à l'Arabie saoudite, à l’origine, selon elle, de graves violations des droits de l'Homme dans le cadre de ce conflit. Selon un rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d'armement de la France, le royaume wahhabite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d’armes français.

 
© ministère des Armées

L'attaque nouvelle de la coalition menée par l'Arabie saoudite sur Hodeida vient aggraver la crise humanitaire extrême dans laquelle le pays en guerre est plongé. Ce port, indispensable à la sécurité alimentaire du Yémen, a été sous blocus de la coalition pendant plusieurs mois pour, officiellement, empêcher les rebelles houthis d'importer des armes. Sous la pression internationale, l'Arabie saoudite avait levé le blocus, mais renforcé les inspections de navires, ce qui ralentissait le fonctionnement du port. A tel point que des aliments pourrissaient avant même d’atteindre la terre ferme.

Le 25 mai, l'ONU exhortait la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à accélérer les importations de nourriture et de carburant, avertissant que 10 millions de Yéménites supplémentaires pourraient être menacés de famine avant la fin de l'année. Des exigences auxquelles ne se sont pas pliés les Saoudiens et leurs alliés.

La pire crise humanitaire au monde

Depuis 2015, un conflit fait rage entre d'une part le gouvernement yéménite, soutenu par la coalition de Riyad, armée et soutenue, notamment, par les Etats-Unis et la Royaume-Uni, et d'autre part des combattants rebelles houthis, proches de l'Iran. La coalition est intervenue militairement au Yémen en 2015 pour restaurer le gouvernement qui avait été chassé de la capitale Sanaa par les rebelles. Les bombardements saoudiens ont fait près de 10 000 morts et plus de 55 000 blessés, selon l'Organisation mondiale de la santé. Plus de 2 200 autres personnes sont mortes du choléra. Ces derniers mois, les Houthis ont intensifié les tirs de missiles contre l'Arabie saoudite qui accuse Téhéran, son grand rival régional, de leur fournir ce type d'équipement. L'Iran reconnaît soutenir politiquement les Houthis mais nie tout appui militaire.

Sans craindre les contradictions, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a rappelé le 11 juin que l'aide internationale au Yémen devait continuer à passer par le port de Hodeida, mais il n'a pas mis en garde les Emiratis et les Saoudiens contre une éventuelle offensive sur la ville, alors que l'offensive était imminente. Martin Griffiths, le médiateur de l'ONU pour le Yémen, menait pour sa part début juin d'«intenses négociations» avec les Houthis, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis afin d'«éviter une confrontation militaire à Hodeida».

Selon les Nations unies, la situation qui a cours actuellement au Yémen est la pire crise humanitaire au monde. Quelque 8,4 millions de personnes sont à court de nourriture et risquent de mourir de faim. Entre la guerre et les épidémies, le Yémen est l'un des pays les plus pauvres du monde et l'ONU affirme que plus de 22 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire sur une population d'environ 25 millions d'habitants.
 
 

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ANONYME 18/06/2018 09:43

Mais dites-moi ce ne sont pas les Américains et leurs alliés, ni le gouvernement légal qui sont responsables de cette guerre, ce sont les Houtis islamistes qui ont attaqué le gouvernement légal en place, lequel ne fait que défendre son territoire contre des terroristes aux mains de l'Iran.........faut mettre la république islamisue d'Iran hors d'état de nuire

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