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SNCF : la CGT va poursuivre la grève cet été, les syndicats divisés

Publié par Brujitafr sur 16 Juin 2018, 06:42am

Catégories : #ACTUALITES

Malgré l'adoption définitive de la réforme ferroviaire par le Parlement, la CGT-Cheminots veut poursuivre le mouvement de grève au-delà du 28 juin.

SNCF : la CGT va poursuivre la grève cet été, les syndicats divisés

Le mouvement se poursuit. Malgré l'adoption définitive de la réforme ferroviaire par le Parlement, jeudi 14 juin, la CGT-Cheminots a annoncé vendredi 15 juin que la grève à la SNCF allait « se poursuivre » en juillet, au-delà du calendrier de l'intersyndicale, qui avait fixé le dernier jour du mouvement au 28 juin. « Nous allons poursuivre au mois de juillet », a affirmé Laurent Brun sur Franceinfo le jour d'une importante réunion tripartite (gouvernement, patronat, syndicats) pour mettre au point la nouvelle convention collective du ferroviaire. « Pour combien de temps ? On verra. Comment ? On verra. Il n'est pas question de s'arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force », a ajouté le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF. « La grève, après 30 jours de grève, ça pèse très lourdement sur les familles. Donc nous avons un débat sur la manière de continuer la lutte tout en essayant de préserver les familles sur le coût de la grève », a-t-il ajouté.

Une table ronde a réuni vendredi au ministère des Transports gouvernement, patronat et syndicats pour discuter de la convention collective nationale du secteur. En sortant de la réunion, Laurent Brun, s'est dit « extrêmement déçu », dénonçant une « pantalonnade », une « véritable réunion de provocation ». Il a estimé ne pas avoir perçu l'existence de « solutions de sortie » de crise dans cette rencontre. « Dans les mois qui viennent, les cheminots sauront être à la pointe de la contestation de ce gouvernement », a-t-il insisté.

Unité

Également très en pointe dans la mobilisation qui a démarré début avril, Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD rail, a assuré de son côté que « les grévistes continueront à mettre la pression le temps nécessaire pour être entendus et que s'ouvrent enfin de vraies négociations ». « Le gouvernement refuse le dossier et passe le bébé au patronat du ferroviaire et aux organisations syndicales », a-t-il regretté, en référence à cette réunion qui visait à jeter les bases d'une nouvelle convention collective dans la branche ferroviaire pour les salariés qui n'auront pas été embauché au statut.

À l'inverse, Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, a relevé pendant ces presque trois heures de réunion « des éléments importants que nous allons soumettre à nos structures ». Disant ressentir un « a priori favorable de cette réunion », il a jugé « plutôt positive » l'intervention de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, patronat du secteur).

Interrogés sur l'unité de l'intersyndicale, les trois ont reconnu qu'elle ne tiendrait peut-être pas. La réforme ferroviaire a été définitivement adoptée jeudi par le Parlement.

Lire aussi Coignard - SNCF : la grève ou comment en sortir

« La loi a été votée démocratiquement, et elle s'appliquera »

Le ministère des Transports a estimé que la CGT ne pouvait pas ignorer la légitimité du vote par les élus de la réforme ferroviaire. « La réforme est arrivée à son terme, elle a été concertée, la loi a été votée démocratiquement, et elle s'appliquera », a noté le ministère au lendemain de l'adoption de la loi pour un nouveau pacte ferroviaire par le Parlement. « La démocratie a tranché, et la CGT ne peut pas l'ignorer », a-t-il déclaré à l'Agence France-Presse. « Les Français jugeront qui est réellement dans le passage en force », a relevé le ministère, répondant au secrétaire national de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, pour qui « le gouvernement souhaite passer en force ».

« Quel est le sens de poursuivre un mouvement, sauf à pénaliser des usagers qui sont déjà plus que lassés et qui aspirent simplement et légitimement à préparer leurs congés ? » ont interrogé les services d'Élisabeth Borne. « Le dialogue social va se poursuivre maintenant au niveau de la branche, avec une réunion importante cet après-midi pour la relance de ces négociations entre partenaires sociaux », a observé le ministère des Transports. « Il est regrettable que la CGT persiste dans sa posture et annonce avant la réunion les conclusions qu'elle en tire », a-t-il jugé.

La CFDT se prononcera le 28 juin

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De son côté, la CFDT a indiqué vendredi qu'elle indiquera de la suite à donner au mouvement le 28 juin. « Il y a la fin d'un épisode, qui est prévu le 28 [juin]. La CFDT-Cheminots se positionnera à ce moment-là », a déclaré sur Franceinfo Laurent Berger, secrétaire général du syndicat. « Il y a d'autres manières de se mobiliser que de continuer la série de grèves », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que c'est la CFDT-Cheminots qui prendra la décision.

Cette dernière, quatrième syndicat à la SNCF, a levé partiellement son appel à la grève les 18 et 22 juin pour ne pas pénaliser les candidats au bac, suscitant des tensions au sein de l'intersyndicale. « Ce qui est sûr, c'est qu'à un moment il faudra passer à d'autres formes de discussion et de mobilisations », a insisté Laurent Berger. Pour lui, ce mouvement « laissera des traces » au sein de l'entreprise et il anticipe « beaucoup d'amertume » chez les cheminots.

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