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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


USA : Aïe ! La commission d’enquête du Congrès sur la collusion Trump-Russie publie son rapport final

Publié par Brujitafr sur 1 Mai 2018, 17:46pm

Catégories : #USA, #ACTUALITES, #POLITIQUE

USA : Aïe ! La commission d’enquête du Congrès sur la collusion Trump-Russie publie son rapport final

« Pas de collusion » conclut la commission d’enquête du Congrès sur la collusion Trump-Russie dans son rapport final

Nous l’attendions, il vient de tomber : le Comité du renseignement (1) de la Chambre des représentants du Congrès a rendu ses conclusions sur l’enquête qui a duré un an sur la Russie.

Ce qu’elle a découvert va beaucoup déranger :

 

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faites un don.

Le New York Times (2) publie à l’instant que :

  • Le comité « n’a trouvé aucune preuve que la campagne Trump était de connivence, de coordination ou de conspiration avec le gouvernement russe ».

Le comité a cependant trouvé « un mauvais jugement et des actions irréfléchies tant de la campagne Trump que de la campagne Clinton ».

Par exemple, indique CBS News (3) après une première rapide lecture,

  • « …la réunion de juin 2016 à la Trump Tower entre les membres de la campagne Trump et un avocat russe qui prétendait faussement avoir des informations préjudiciables sur la campagne Clinton est la preuve d’un mauvais jugement ».
  • « Le comité a également trouvé que les éloges périodiques de la campagne Trump et les communications avec WikiLeaks – une organisation étrangère hostile – sont hautement répréhensibles et incompatibles avec les intérêts des États-Unis en matière de sécurité nationale.
  • Le comité a également constaté que la campagne Clinton et le DNC (Comité National Démocrate), en utilisant une série d’intermédiaires pour masquer leurs rôles, ont payé pour des recherches contre Trump obtenues de sources russes, y compris une litanie de revendications de hauts fonctionnaires russes actuels et anciens. Une partie de cette recherche a été utilisée pour produire seize notes de service, qui comprennent ce qui est ensuite devenu le dossier Steele ».
USA : Aïe ! La commission d’enquête du Congrès sur la collusion Trump-Russie publie son rapport final

Le Washington Post (4) relève pour sa part les points suivants :

L’administration Obama a apporté une réponse « lente et incohérente » aux menaces russes croissantes sur les élections

  • Le comité accuse la communauté du renseignement et le FBI de l’administration Obama de ne pas avoir évalué et réagi à l’ingérence du Kremlin dans les élections de 2016 et de ne pas avoir réagi de la façon dont ils ont évalué l’ingérence du Kremlin.
  • Il relève « les manquements importants dans le domaine du renseignement » qui a déterminé que le Kremlin est intervenu dans les élections de 2016 pour aider le président Trump alors que l’objectif principal de la Russie était de semer la discorde aux États-Unis.
  • Il dit que les enquêteurs n’ont trouvé « aucune preuve que la campagne Trump s’est coordonnée ou a conspiré avec le gouvernement russe » – et il détaille les contacts qui sont intervenus entre les responsables de la campagne Trump et les Russes ou les intermédiaires russes pour montrer que les enquêteurs ont examiné toutes les pistes.
  • Le rapport démontre que les allégations de collusion entre la campagne Trump et le Kremlin ne sont pas fondées en consacrant un chapitre entier aux prétendus liens de campagne avec la Russie, et il débunke les revendications les plus préjudiciables contre la campagne et remet à leur place minimale des interactions bien établies.
  • Le document analyse et débusque les erreurs des douzaines de points qui ont été des sources de suspicion au sujet de Trump et du Kremlin.
  • Il affirme qu’il n’y a aucune preuve que les transactions commerciales de Trump avant la campagne ont ouvert la voie à une aide électorale de la Russie.
  • Le rapport conclut que les conseillers Trump qui ont participé à sa campagne n’ont pas agi au nom de Trump et qu’ils ont, en plus, échoué dans leurs efforts pour entretenir des liens avec Moscou, même si l’un de ces individus, George Papadopoulos, a admis avoir menti au FBI au sujet de sa campagne de sensibilisation au Kremlin.
  • Concernant la réunion en juin 2016 à la Trump Tower entre Donald Trump Jr., Jared Kushner, le directeur de campagne Paul Manafort et une avocate russe ayant des liens avec le Kremlin, le rapport indique que la réunion n’a jamais conduit à l’échange d’informations de Moscou.
  • Il pointe le fait que efforts apparents de la campagne Trump et de la Russie pour mettre en place un « canal secondaire » après l’élection sont en fait la preuve qu’il n’y avait pas eu de collusion antérieure.
  • En revanche, le rapport s’en prend aux agences gouvernementales, aux enquêteurs privés et aux médias qui recherchent des informations sur les liens de Trump avec la Russie, au lieu de regarder que le FBI et l’administration Obama n’ont pas réagi de manière adéquate à l’ingérence russe.
  • Evidemment, le rapport dénigre le tristement célèbre « dossier Steele » compilé par l’ancien espion britannique comme étant plein d’informations « de deuxième et troisième main », et, comme l’a d’ailleurs avoué James Comey, indique que le dossier a ensuite été utilisé pour justifier la mise sous surveillance des associés de la campagne Trump.
  • Presque tous les responsables du renseignement sont accusés d’avoir délibérément divulgué aux médias, avant et après les élections, des informations préjudiciables au sujet de Trump. 
  • Le directeur du Renseignement national, James Clapper, est spécifiquement accusé d’avoir fourni des témoignages incohérents au comité sur ses contacts avec les médias.
  • Une grande partie de la section du rapport sur les fuites de renseignements est censurée, de sorte que l’on ne sait pas exactement comment ses membres en sont arrivés à ces conclusions, mais le comité cite les rapports du Washington Post, du New York Times, de NBC et de CNN parmi ceux qui ont soulevé des préoccupations au cours de cette période.

« Les fuites continues d’informations classifiées ont porté atteinte à la sécurité nationale et à des vies potentiellement menacées « , indique le rapport, suivi de plusieurs paragraphes expurgés.

  • Le rapport bipartisme exhorte également le Congrès à envisager l’abrogation de la loi Logan, la loi qui interdit à un citoyen américain d’engager des négociations non autorisées avec des dirigeants étrangers. C’est cette vieille loi de 200 ans qui n’avait jamais été appliquée qui a servi à Mueller pour mettre en accusation l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, car il a eu des interactions avec l’ambassadeur russe alors que Trump a été élu, mais avant qu’il n’entre en fonction.

Nous publions une copie du rapport de 253 pages, ci-dessous.

Le directeur de la commission d’enquête, le représentant Mike Conaway, député Républicain de l’Etat du Texas, s’est plaint de l’importance des caviardages faits par les services du renseignement du pays.

« Je suis extrêmement déçu par les trop nombreuses informations expurgées par les services de renseignement. Beaucoup de ces expurgations comprennent des informations accessibles au public, tel que les noms des témoins et des informations précédemment déclassifiées », a-t-il déclaré.

« Lorsque nous avons commencé cette enquête, nous avons entrepris de donner aux Américains les réponses aux questions qu’ils se posent et nous avons promis d’être aussi transparents que possible dans notre rapport final.

Je ne crois pas que l’information que nous publions aujourd’hui réponde à cette norme, et c’est pourquoi mon équipe et moi-même continuerons de contester les nombreuses expurgations inutiles dans l’espoir de publier une plus grande partie du rapport dans les mois à venir.

L’enquête du comité s’est concentrée sur quatre sujets :

  • Les mesures actives que la Russie a pu prendre contre les élections américaines de 2016,
  • La réponse du gouvernement américain à ces attaques,
  • Les liens entre les Russes et les campagnes Trump et Clinton, et
  • Les prétendues fuites d’informations classifiées.

Le NYT déclare honnêtement que la politique étant ce qu’elle est, c’est à dire pas très honorable, les conclusions du rapport « seront certainement attaquées par les démocrates au sein de la commission ». Voyant la mauvaise tournure que prenaient leurs espoirs, lesquels ont été brisés, de voir le président Trump destitué, ils ont en effet accusé les Républicains de clore prématurément l’enquête – un an tout de même.

Cependant, la commission publie aussi les opinions dissidentes des démocrates.

Le rapport complet est lourdement noirci par les agences de renseignement américaines. Il comprend cependant des recommandations sur des questions aussi diverses que la cybersécurité et la sécurité des élections et une recommandation selon laquelle le pouvoir exécutif devrait envisager d’administrer des tests polygraphiques obligatoires aux personnes nommées à des postes politiques recevant un niveau de sécurité très élevé.

L’enquête est l’une des nombreuses enquêtes menées par le gouvernement sur l’ingérence électorale russe et les liens possibles avec la campagne de Trump.

L’enquête de Robert Mueller commandée par le ministère de la Justice se poursuit, même s’il n’a strictement rien trouvé non plus, et le Comité sénatorial du renseignement avance dans sa propre enquête. A côté de cela, les médias les plus anti-Trump : CNN, Washington Post et New York Times ont eux aussi fait leurs propres enquêtes, qui n’ont produit aucun résultat.

Conclusion

Dreuz avait publié les principales informations de ce rapport en mars dernier.

Le comité est très mécontent de l’obstructionnisme du département de la Justice qui a été moins que coopératif. Devin Nunes l’a indiqué en préambule de la publication de son rapport :

« Nous nous opposons au nombre excessif et injustifié d’expurgations, dont beaucoup ne concernent pas des informations classifiées. Le Comité fera part de ses objections aux organismes compétents et attend avec impatience la publication d’une version moins expurgée dans un proche avenir ».

Quoi qu’il en soit, lisez-bien les mots qui suivent, car vous ne les trouverez sans doute nulle part imprimés dans la presse francophone, ce qui leur permettra de continuer d’accuser Trump de haute trahison :

Le comité n’a trouvé aucune preuve de collusion entre la campagne Trump et les responsables russes.

HRPT-115-1[3] Scribd

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source

(1) https://intelligence.house.gov/news/documentsingle.aspx?DocumentID=882
(2) https://www.nytimes.com/2018/04/27/us/politics/house-intelligence-committee-russia-investigation-report.html?mtrref=www.google.com&gwh=F54CDF4C7F4B480208D1D866B9EFD93B&gwt=pay

(3) https://www.cbsnews.com/news/house-intelligence-committee-finds-no-evidence-of-trump-campaign-collusion-but-cites-poor-judgment/

(4) https://www.washingtonpost.com/powerpost/house-intelligence-committee-gop-releases-final-russia-report/2018/04/27/cfea31e2-4a20-11e8-9072-f6d4bc32f223_story.html?noredirect=on&utm_term=.386abf28723c

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