Laisser cette photo de "frimeur" sur son FB tout en licenciant 1.000 salariés... Un cygne / signe que Eric Boustouller, PDG des Pages Jaunes, est plus que cynique ?
Les salariés des Pages Jaunes ne le savent pas, mais de 13h à 14h30 ils ont créé un gigantesque embouteillage. Comme leur siège social de Boulogne se trouve à côté de la N118, et à quelques mètres du pont de Sèvres, les syndicats ont opté pour une marche du Pont de Sèvres jusqu'à la place Marcel Sembat à Boulogne, et retour. Ce faisant ils ont bloqué cette artère pendant presque 2 heures, créant des bouchons colossaux qui se sont répercutés par la force des choses jusqu'au périphérique parisien d'un côté et jusqu'à l'autoroute A86 dans les Yvelines.
Il est vrai, c'est peu de choses par rapport à la violence sociale qui s'abat en ce moment sur les salariés français en général et ceux des Pages Jaunes en particulier: 1.000 licenciés tout de suite sur 3.500 personnes, et 400 de plus en janvier 2019. Le PDG des Pages Jaunes, que vous pouvez voir sur son cygne dans sa piscine privée, a demandé à ses chefs de service de faire attention au vocabulaire. Ainsi "licenciement" se transforme en "emploi impacté", dans la même veine que "plan de sauvegarde de l'emploi" voulant dire en réalité "licenciements massifs et brutaux".





Les regards de ces 3 salariés résument parfaitement l'inquiétude de tous les salariés français






La manifestation passe devant Bricorama qui a décidé de délocaliser en Pologne toute sa comptabilité et administration




Le logo des Pages Jaunes a été revisité par les salariés comme pour un enterrement


Une voiture de la DCRI (véhicule blanc) ) suivait discrètement le cortège des salariés Pages Jaunes



Laisser cette photo de "frimeur" sur son FB tout en licenciant 1.000 salariés...
Un cygne / signe que Eric Boustouller, PDG des Pages Jaunes, est plus que cynique ?
Quand on ne peut pas changer la réalité, on change les mots...
Du coup, les "impactés" venant de toute la France se sont rassemblés au bas de l'immeuble abritant le siège social, pour protester dans ce quartier soi disant d'affaires aussi sinistre qu'inhumain de Boulogne.
Surprise, ils ont été aussi nombreux (voire plus nombreux) que les salariés d'Air France à Roissy le 22 février 2018. En revanche, la détermination et la révolte n'étaient pas les mêmes. Autant les gens d'Air France sont prêts à se battre, autant chez les salariés des Pages Jaunes j'ai senti une sorte de résignation et moins de colère. Normal, ce sont avant tout des commerciaux, des gens dont le talent professionnel se résume au verbe et à son utilisation pour vendre des services.
Mais commerciaux ou pas, ils seront plus de 1.000 à se retrouver au chômage rejoignant ainsi les millions de Français déjà enregistrés chez Pôle Emploi, entendez par là que ce sera l'Etat qui va prendre les salaires de ces 1000 personnes à sa charge pendant des mois et des mois, alourdissant encore plus les comptes publics de Mr Macron.
Mais ces licenciements sont-ils justifiés ? Sachant que Pages Jaunes s'était déjà allégées à plusieurs reprises ?
Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2018

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