Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

MOINS de BIENS PLUS de LIENS

MOINS de BIENS PLUS de LIENS

L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


EUROPE :...radicalisation de la jeunesse...vers un printemps contestataire ?

Publié par Brujitafr sur 17 Février 2018, 08:50am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

EUROPE :...radicalisation de la jeunesse...vers un printemps contestataire ?

En Europe, les jeunes se rebellent à nouveau. En témoigne l'opposition d'une partie d'entre eux à une coalition entre le SPD et la CDU, qui menace Merkel en Allemagne. En 1968, leurs parents manifestaient pour ne pas entrer dans le système. Eux le font parce qu'ils en sont exclus.

Cet article vous a intéressé ? Moins de Biens Plus de Liens ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Les Jusos vont-ils tout mettre par terre ? A l'écoute de leur charismatique leader, Kevin Kühnert , les jeunes du Parti social-démocrate allemand s'enthousiasment, mènent campagne et recrutent pour faire capoter l'accord de grande coalition conclu avec la CDU-CSU d'Angela Merkel. La rébellion du « NoGroKo » séduit tant qu'elle rend incertain le vote approbatif des 450.000 militants du SPD. Le résultat sera connu le 4 mars. Un vote négatif plongerait l'Allemagne dans le chaos. Angela Merkel pourra-t-elle gouverner sans majorité ? Devra-t-elle appeler à des nouvelles élections ? Au risque de voir augmenter le score de l'extrême droite AfD ? Au risque, surtout, de rendre très difficile la relance de l'Europe dont rêvent les dirigeants du SPD en accord avec Emmanuel Macron. La jeunesse allemande pense autrement. Elle dit non, elle préfère l'opposition, elle choisit la radicalité et le dégagisme.

En janvier, à Londres, lors du colloque franco-anglais, un Britannique racontait qu'il avait rencontré la veille un Duke défait, abasourdi. Le très honorable et fortuné Duke qui doit posséder des quartiers entiers de Londres avouait : « J'ai deux fils, je viens d'apprendre que tous deux votent Corbyn. » Ils ne sont pas les seuls. En Grande-Bretagne, ils seraient deux sur trois à se laisser tenter par le radical et antique leader du Labour . En France, un jeune sur trois aurait voté pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. On retrouverait partout en Europe des attirances semblables.

Taux de chômage élevé

Cinquante ans après Mai 68, les jeunes se radicalisent. Mais, au-delà de l'attirance éternelle de l'adolescence pour l'utopie, leur révolte n'a rien à voir. Leurs parents refusaient d'« entrer dans le système », eux manifestent parce qu'ils en sont exclus. Et avec raison. La crise financière se termine, la croissance est repartie, le chômage baisse, même en France l'emploi retrouve son niveau de 2007 . Sauf pour les jeunes. Leur taux de chômage (moins de 25 ans), monté à 23,7 % en 2013, n'est redescendu péniblement qu'à 19,4 % (moyenne zone euro). Seule l'Allemagne (6,7 %) fait exception. Le taux culmine à 46,5 % en Grèce (chiffres d'août 2016), à 40,5 % en Espagne, 34,1 % en Italie, 23,7 % en France. Les jeunes étaient les premières victimes de la crise, ils sont les derniers à voir se rouvrir les portes de l'emploi.

Inégalités entre générations

Les inégalités générales ne se sont pas creusées en Europe durant la crise, contrairement à l'idée répandue. Mais il y a une exception : l'inégalité entre les générations. « La jeunesse est laissée pour compte », résume Christine Lagarde, directrice générale du FMI, en avant-propos d' une étude que vient de publier cette institution  (1).

 

La liste des handicaps que doivent affronter les moins de 25 ans s'est allongée depuis dix ans. Leurs revenus sont plus faibles parce que, pendant des périodes accrues, ils n'accèdent qu'à des jobs intérimaires ou à des temps partiels subis. Un quart d'entre eux est menacé de tomber dans la pauvreté, taux qui a augmenté alors qu'il a baissé pour les autres âges, en particulier chez les seniors.

Avantages aux seniors

Les prestations sociales importantes en Europe ont joué leur rôle globalement, mais elles n'avaient pas été faites pour les jeunes. « Les dispositifs de protection sociale se sont révélés mal adaptés pour lutter contre la pauvreté croissante des jeunes. Ils protègent efficacement les revenus réels des personnes âgées des effets de la crise mais n'offrent qu'une assistance limitée aux jeunes sans emploi », note le FMI. La proportion des jeunes qui obtiennent une indemnité de chômage n'a cessé de décroître depuis 2007. Plus de 60 % de l'augmentation des dépenses sociales depuis une décennie a été réservée aux seniors.

 Plus de 60 % de l'augmentation des dépenses sociales depuis une décennie a été réservée aux seniors. 

La persistance du chômage de longue durée élevé laisse présager un effet « génération perdue ». Les jeunes restés des mois au chômage risquent de retrouver plus difficilement un emploi, d'être moins rémunérés et de ne jamais pouvoir combler le retard de salaires qu'ils ont au départ. Les étudiants qui ont emprunté pour leur cursus vont peiner, déjà 12 % ont  des graves difficultés de remboursement (moyenne européenne). « Le problème du chômage et de la pauvreté des jeunes atteint des proportions macroéconomiques dans plusieurs pays européens. Même si la reprise en cours améliore les possibilités d'emploi des jeunes, les décideurs doivent redoubler d'efforts pour éviter que les jeunes d'aujourd'hui ne se retrouvent davantage exclus », conclut le FMI, qui redoute « des conséquences durables sociales et politiques ».

Adapter la protection sociale

La source première de ces discriminations est le marché du travail. C'est là que tout se joue. D'où l'insistance du FMI à y conduire des réformes « pour créer des emplois et inciter à travailler ». Il faut ensuite « réduire le déficit de qualifications des jeunes ». Ces deux réformes, travail et éducation, sont en cours en France mais aussi dans nombre d'autres pays. Mais deux autres propositions du FMI vont plus loin. La première est d'« adapter le système de protection sociale », de rebasculer certains avantages entre les générations, en clair de prendre dans la poche des seniors pour donner aux juniors. Voilà de quoi jeter de l'huile sur le feu d'un débat à peine ouvert en France avec  la hausse de la CSG sur les retraite s. L'autre proposition est... d'élever les impôts sur la fortune. La fiscalité est devenue moins progressive que dans les années 1970, il faut réinverser le cours. Iconoclaste FMI ? En tout cas, les radicaux votant Kühnert, Corbyn ou Mélenchon appellent à agir radicalement.

(1) « Inequality and Poverty across Generations in the European Union », 24 janvier.

Eric Le Boucher

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0301302076709-leurope-face-a-la-radicalisation-de-sa-jeunesse-2154037.php#i83tjlMi5vDj3PrD.99

Vers un printemps contestataire pour Emmanuel Macron ?

La CGT a annoncé, vendredi, qu’une manifestation nationale des cheminots se tiendrait le 22 mars, laissant planer le risque, pour le gouvernement, d’un mouvement social qui pourrait prendre de l’ampleur durant le printemps.

Cet article vous a intéressé ? Moins de Biens Plus de Liens ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Emmanuel Macron a échappé en septembre à une rentrée sociale mouvementée que lui promettaient la CGT et Jean-Luc Mélenchon, avides de contester les ordonnances réformant le Code du travail. Le printemps sera-t-il plus mouvementé ? Au lendemain de la remise au Premier ministre du rapport Spinetta, qui propose plusieurs pistes pour redresser le transport ferroviaire, dont certaines particulièrement explosives, le leader de la CGT, Philippe Martinez, a annoncé une "manifestation nationale" des cheminots le 22 mars.

"Quand on est attaqué, on se défend", a-t-il déclaré sur France Inter, vendredi 16 février, assurant que les cheminots "ne laisseront pas casser leur outil de travail". Philippe Martinez a également laissé entendre que la manifestation pourrait s’accompagner d’une grève, en prévenant que dans ce cas "il n’y [aura] pas de train et on ne [pourra] plus se déplacer".

>> À lire : Le gouvernement veut "tout mettre sur la table" pour réformer la SNCF

La date du 22 mars n’a pas été choisie au hasard. La journée de mobilisation des fonctionnaires contre la réforme de la fonction publique se tiendra en effet le même jour. Une manière pour la CGT de veiller à ce que convergent les mécontentements de différentes catégories de Français.

"Après l’échec des manifestations de septembre qui se voulaient interprofessionnelles, on voit que la tendance est au repli corporatiste, avec des secteurs d’activité qui mènent des actions directement liées à leurs propres problématiques, analyse Stéphane Sirot, chercheur au Cevipof et spécialiste des mouvements sociaux, contacté par France 24. S’il n’y a pas de convergence pour le moment, la multiplication de ces mobilisations entretient toutefois un climat social dominé par une impression de mécontentement."

Neuf mois après l’élection d’Emmanuel Macron, les sources de mécontentement sont en effet plus nombreuses qu’en septembre. Au-delà des cheminots et des fonctionnaires, la réforme de l’accès à l’université et la réforme du bac ont été contestés. Les transporteurs routiers, les gardiens de prison, les personnels des hôpitaux et des établissements pour personnes âgées (Ehpad) ont aussi manifesté. Et 68 % des Français, selon un sondage BVA/La Tribune publié le 14 février, estiment que les mesures fiscales entrées en vigueur au 1er janvier ont réduit leur pouvoir d’achat.

"Depuis 1995, toutes les mobilisations ont été vouées à l’échec"

À la différence des manifestations de septembre contre les ordonnances réformant le Code du travail, l’opposition politique dans son ensemble voudra également tirer profit du mécontentement des Français.

Les réactions au rapport Spinetta sont, de ce point de vue, tout à fait parlantes, chacun y trouvant des raisons de mettre en garde le gouvernement. Florian Philippot (Les Patriotes) a qualifié les conclusions du rapport de "concentré de recettes ultra-libérales conformes aux exigences de l’Union européenne". Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a dénoncé une "privatisation du transporteur". Christian Estrosi (Les Républicains) a averti qu’il n’était "pas question d’accepter de fermer des petites lignes". Et les sénateurs communistes ont estimé que le rapport Spinetta proposait "d’en finir avec toute notion de service public et d’intérêt général".

>> À lire : Les personnels des Ehpad au bord de la rupture

Ce contexte provoquera-t-il une mobilisation massive des manifestants ? Pas sûr, répond Stéphane Sirot, pour qui la construction d’un grand mouvement généralisé semble aujourd’hui compliquée. "Cela tient à trois raisons : le monde du travail n’est plus homogène, le paysage syndical est très éclaté et divisé, et depuis 1995, toutes les mobilisations ont été vouées à l’échec, souligne le chercheur. Un mouvement prospère sur un besoin mais aussi sur une envie de se mobiliser. Or, la répétition des échecs met à mal cette envie."

Reste que les cheminots et les fonctionnaires sont deux catégories professionnelles qui se mobilisent davantage que la moyenne et dont le pouvoir de nuisance peut être important. Et comme le rappelle Stéphane Sirot, "il suffit parfois d’un rien pour qu’un mouvement prenne de l’ampleur".

source

Commenter cet article

Hans SARDINE 17/02/2018 10:42

La CGT ne fera rien si ce n'est que de faire semblant comme son rôle le lui impose depuis sa création. N'oublions pas que la CGT est comme FO, c'est à dire que ces faux syndicats sont des outils du MEDEF. La CGT et FO furent créés par la Synarchie des année 30 afin de diluer le pouvoir des syndicats populaires tant par le nombre d'adhérents en collectant une partie des travailleurs mais aussi tant pour dissoudre la représentativité de la force de négociation des syndicats populaires, les vrais. Aujourd'hui nous pouvons constater que FO signe très souvent avec le patronat. Pour exemple, si autour d'une table de négociation il y a trois syndicats dans une entreprise, comprenez qu'avec la CGT et FO, le vrai syndicat populaire est rendu minoritaire au point que les propositions du patronat seront validées. Voir l'histoire de Georges Albertini
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-mais-qui-etait-georges-albertini-125337870.html

La Synarchie de la banque WORMS
http://dondevamos.canalblog.com/archives/2007/10/24/6638102.html

C'est la même technique utilisée pour faire les guerres armées. Les ricains ont corrompu le général des armée de Saddam Hussein lequel est parti le jour même de l'agression étasunienne durant la seconde guerre du Golfe Persique. Idem pour certains généraux de monsieur Bachar el-Assad en Syrie et idem pour la Libye.
C'est aussi la même chose pour la France. La quasi totalité des généraux sont des franc-mac au service de l'étranger. Ce sont des traîtres installés au pouvoir à cet effet quand ils ne sont pas déjà en poste mais fortement corruptibles.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents

weblogs