Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

MOINS de BIENS PLUS de LIENS

MOINS de BIENS PLUS de LIENS

L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


FRANCE : Le casse-tête de l'accueil des demandeurs d'asile

Publié par Brujitafr sur 2 Janvier 2018, 21:10pm

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

Saturée, la plateforme d'accueil des demandeurs d'asile du 19e arrondissement va déménager. Un premier pas vers une refonte du dispositif ?

FRANCE : Le casse-tête de l'accueil des demandeurs d'asile

Les riverains l'avaient surnommé le « trottoir des 40 000 », en référence au nombre de personnes qui y avaient passé la nuit depuis deux ans. Les abords de la plateforme d'accueil pour demandeurs d'asile (Pada) du 127, boulevard de la Villette à Paris étaient littéralement pris d'assaut depuis que cette structure avait ouvert ses portes, en mars 2016, dans le nord de la capitale.

Cet article vous a intéressé ? Moins de Biens Plus de Liens ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

La Pada 127 devrait fermer ses portes avant la fin du mois de mars. C'est ce qu'a annoncé le cabinet du préfet de police de Paris, dans un document transmis à plusieurs associations de riverains, le 29 décembre dernier. Plusieurs collectifs d'habitants du 19e arrondissement et une quinzaine d'élus locaux militaient, depuis plusieurs mois, pour le transfert de cette structure, gérée par l'association France Terre d'Asile dans un endroit plus adapté.

 

 

 

Il avait d'abord été question d'installer ses locaux dans le bois de Boulogne. Une localisation abandonnée pour des raisons de sécurité et d'accessibilité. Le site du boulevard Ney (18e) qui compte déjà un centre d'hébergement devrait accueillir cette plateforme d'ici trois mois.

Lire aussi : Le coup de gueule de Pierre Henry, directeur général de l'association France Terre d'Asile.

Entre 100 et 350 personnes se présentent chaque jour à la Pada parisienne. « Le principe du premier arrivé-premier servi encourage les demandeurs d'asile à attendre de longues heures devant les portes du bâtiment, dans des conditions indignes à la fois pour les migrants et les riverains. Il arrive assez souvent que des bagarres éclatent », relève Pierre Vuarin, porte-parole du collectif des habitants des quartiers Jaurès-Stalingrad-Flandre-Quai de Jemmapes. Pour éviter ce phénomène, un système de prise de rendez-vous par Internet devrait être testé à partir du printemps.

Réduction des délais d'attente

Si le directeur général de l'association France Terre d'Asile est favorable au déménagement de cette plateforme, il prévient que ce transfert ne réglera pas tous les problèmes pour autant. « Les choses n'évolueront que le jour où les pouvoirs publics prendront des mesures pour mieux organiser l'accueil de ces personnes », émet Pierre Henry. À l'heure où les négociations se poursuivent entre les parties prenantes – outre la préfecture de police et l'association, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) –, Pierre Henry insiste pour que l'État mobilise des moyens accrus dans ce domaine.

« Nous avons déjà obtenu des avancées : 280 personnes sont reçues chaque jour à la préfecture depuis quelques mois, là où ce chiffre plafonnait à 80 jusque-là. Mais les délais d'attente de traitement des dossiers sont encore trop longs », déclare le directeur général de l'association. Les demandeurs d'asile doivent aujourd'hui patienter 40 jours pour savoir si leur dossier est accepté. « Nous aimerions que ce délai passe à dix jours », insiste Pierre Henry. Le même estime à près d'un millier le nombre de personnes qui attendent dans la rue, pendant ce temps. « Là encore, des structures d'accueil et d'hébergement doivent être ouvertes », réclame-t-il.

Embolie du système

Depuis quelques mois, le nombre de demandes d'asile se stabilise autour de cent par jour. « L'embolie du dispositif actuel tient au fait que l'Île-de-France concentre près de la moitié des 100 000 dossiers déposés chaque année en France », analyse Pierre Henry. La Pada parisienne absorbe à elle seule près de 15 % de ces demandes. Sept autres plateformes du même type existent pourtant en périphérie. « Mais certaines, comme dans les Yvelines, sont si excentrées que peu de personnes y vont », précise Pierre Henry.

Après le tollé provoqué, mi-décembre, par une circulaire du ministère de l'Intérieur demandant aux préfets d'instaurer un recensement ("un fichage" selon plusieurs associations) des migrants dans les lieux d'accueil et alors que se profile l'examen d'un nouveau projet de loi sur l'asile et l'immigration au premier trimestre 2018, le directeur général de France Terre d'Asile espère que le déménagement de la plateforme permettra de mettre en place un cercle plus vertueux. « Pour le moment, ce n'est pas le cas », tacle-t-il. En attendant, les riverains affichent leur soulagement. « Il n'y aura plus de point de fixation, boulevard de la Villette », veut croire Pierre Vuarin.

source

Cet article vous a intéressé ? Moins de Biens Plus de Liens ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Commenter cet article

zelectron 02/01/2018 17:15

Il faut 2 voire 3 générations pour éduquer ces gens dont le niveau régressif du par exemple à l’ânonnement du coran, laisse des marques indélébiles . . . le coût est astronomique (sauf pour les gens qui s'occupent d'eux).

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents

weblogs