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La "nation de l'espace" Asgardia s'apprête à stocker des données hors de portée des lois terrestres
Ce projet rappelle beaucoup le film Elysium. L'homme n'est même pas capable d'organiser une société équitable et digne sur terre qu'il entend déjà commencer à coloniser l'espace. 3943 français ont déjà signifié leur souhait de devenir asgardiens. Au total, le projet a déjà attiré à ce jour 218 095 personnes (provenant de plus de 200 endroits différents) dont 31951 chinois, 29100 turques et 28941 américains.

 

 
On notera au passage que cette "nation spatiale" arbore sur sa page Facebook l'oeil d'Horus sur un modèle de la station qu'ils envisagent de construire. Cette symbolique haute en couleur est utilisée largement dans la propagande médiatique illuministe est utilisée dans certaines sociétés secrètes et renvoie à l'Egypte antique. Asgardia a donc tout d'un projet de l'élite pour l'élite. Fawkes
 
 
 
Chez certaines personnalités, l'obsession est telle que Naomi Campbell
a une maison en forme d'oeil d'Horus.
 

 
 
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La première "nation de l'espace" - c'est ainsi qu'elle s'autoproclame - s'apprête à se former. Ses premiers citoyens vont bientôt pouvoir envoyer des données en orbite autour de la Terre, ce qui interroge.
 
Lancée en octobre 2016 par l'homme d'affaires russe Igor Ashurbeyli, l'idée de créer une nation flottant dans l'espace suit son cours. Le projet, baptisé Asgardia en référence à Asgard, une cité de la mythologie nordique, séduit des scientifiques, astronautes et avocats et plus de 200 000 personnes ont déjà postulé en ligne pour obtenir la nationalité asgardienne !
 
 
Cette nation spatiale devrait connaître sa première concrétisation matérielle avec le lancement d'un satellite de stockage de données en orbite autour de la Terre. "Nous pouvons l’affirmer, la première présence de la nation asgardienne sera dans l’espace cette année", a assuré Jeffrey Manber, PDG de NanoRacks, la société de production de petits satellites qui fabriquera Asgardia-1, lors d’une conférence de presse organisée à Hong Kong le 13 juin.
 
Les documents concernant la composition et le lancement d'Asgardia-1 ont été déposés à la Commission fédérale des communications américaine. Le problème, c'est que ces données pourraient ne pas tomber sous le coup des lois terriennes, nationales comme internationales.
Un vide juridique pour la vie dans l'espace
 
"Si Asgardia peut trouver un pays de lancement qui n'est pas signataire des traités spatiaux internationaux, il n'y aura aucune obligation juridique pesant sur ces données", explique à Motherboard Mark Sundahl, professeur de droit spatial au Cleveland-Marshall College of Law. "Au point où on en est juridiquement sur les lois spatiales, c'est le Far West là-bas."
Si le projet Asgardia réussit, une nation entière vivra hors des lois terriennes internationales. Certains experts, comme Mark Sundahl, craignent qu'elle devienne ainsi un refuge pour certaines données sensibles, ou même un paradis fiscal extraterrestre. D'autres essaient de voir le bon côté de la chose : "Les gens finiront bien par se marier dans l'espace, avoir des enfants dans l'espace et assassiner dans l'espace", prédit Steven Freeland, professeur de droit international à Sydney, à News.com.au. "Il nous faut faire dès maintenant des propositions concrètes, et un tel projet peut accélérer les choses."
Asgardia, que de bonnes intentions
 
Les promoteurs d'Asgardia, eux, n'expriment pas de volonté de se soustraire aux lois humaines : ils veulent simplement créer une nation spatiale, et à cette occasion repenser la société et les lois telles que nous les connaissons sur Terre. "Le projet est de créer un nouveau cadre dans l'espace, qui adaptera nos lois actuelles concernant la responsabilité, la propriété privé et l'entreprise à l'espace et à l'exploration spatiale", est-il précisé dans le mail envoyé lors du lancement du projet. "Asgardia est une nation indépendante, qui sera membre des Nations unies, avec tous les attributs et engagements que cela comporte."
L'équipe du projet Asgardia aimerait lancer son premier satellite le 12 septembre 2017, en profitant d'une mission de ravitaillement de la Station spatiale internationale. Cela tombera pile 60 ans après la mission Sputnik 1, le tout premier satellite (de conception soviétique) à avoir fait le tour de la Terre en orbite, en octobre 1957.
 
Il emportera un disque dur CubeSat de 512 Go mais aussi des détecteurs de particules internes et externes pour déterminer la dose de radiations que reçoivent les composants électroniques dans l'espace. L'idée est de "démontrer les possibilités de stockage de données en basse orbite" et de "digitaliser et stocker la richesse de la connaissance humaine dans l'espace", selon le site d'Asgardia.
Une nation à part entière, mais toujours en construction
 
L'envoi d'un satellite dans l'espace n'est pas le seul projet d'Asgardia. Pour créer une nation, il y a beaucoup de choses à faire. D'ailleurs si ça vous tente, la future communauté a décidé de se trouver un drapeau, un emblème et un hymne national... Et tout le monde peut participer à ce crowdsourcing spatial. “Le Parlement d’Asgardia devrait être formé dans les six mois qui suivent”, rapporte Motherboard.
 
"Nous devons quitter la Terre, car c'est dans la nature de l'humanité"
 
"L'humanité a abandonné l'Afrique pour couvrir tout le globe", lit-on sur le site d'Asgardia. "Nous devons quitter la Terre, car c'est dans la nature de l'humanité", a dit lui-même Ram Jakhu, l'un des membres fondateurs d'Asgardia, à Business Insider.
 
On leur souhaite bon voyage. Et on va suivre leur aventure de près.
 
Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.
 
 
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Source: Mashable
Tag(s) : #ACTUALITES, #CIEL et ESPACE, #SCIENCES - TECHNOLOGIE

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