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Envisageant le retour au franc dans un délai de deux ans ainsi que l’introduction de la monnaie commune, la candidate du FN tient à rassurer les Français: l’État protègera l’argent des épargnants. Par ailleurs, Marine Le Pen affirme qu’il n’y aura pas de panique bancaire.

À moins d'une semaine du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen met les points sur les « i » concernant son projet de retour au franc et l'introduction de la monnaie commune.

« Pour l'euro, l'objectif est de transformer l'euro monnaie unique en euro monnaie commune, c'est-à-dire effectivement revenir à l'ancêtre de l'euro, l'écu, qui était une unité de compte mais qui n'empêchait pas à chacun des pays d'avoir sa propre monnaie nationale », a déclaré Marine Le Pen dans une interview à l'agence Reuters.

Ainsi, selon la candidate du FN, ce retour nécessite une planification soignée et ne pourra pas se faire du jour au lendemain. Cependant, d'après elle, ce retour pourrait être possible d'ici deux ans car l'euro, qui est « un échec », ne tiendrait pas « trois ou quatre ans ». De même, d'après Mme Le Pen, il s'agirait d'une « marge de manœuvre » qui permettrait « la maîtrise de sa monnaie » et qui donnerait la possibilité « d'éviter la baisse des salaires ou la baisse des systèmes de protection sociale ».

Par ailleurs, souhaitant tirer un trait sur l'euro monnaie unique, la candidate du FN réaffirme qu'il ne faut pas craindre une panique bancaire.

« Je suis absolument convaincue qu'il n'y aura pas de panique bancaire », a déclaré Marine Le Pen à Reuters, sans exclure la possibilité d'un contrôle des capitaux sur une courte période.

Et de conclure en essayant de rassurer les Français:

« Je vais expliquer (aux Français, ndlr) exactement comment ça va se passer et ils n'ont aucune raison d'avoir peur. Car le meilleur moyen de sauver leur épargne, c'est précisément de laisser leur argent en France, parce que l'État stratège protègera l'argent des épargnants français », a-t-elle indiqué.

Statues de Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron
© AFP 2017 VALERY HACHE
 

Le second tour de l'élection présidentielle française de 2017 se tient le 7 mai. Quelque 47 millions de Français ont été appelés à voter dimanche 23 avril lors du premier tour. Selon les résultats définitifs fournis par le ministère de l'Intérieur, Emmanuel Macron a recueilli 24,01 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen 21,30 %. Ayant obtenu les meilleurs résultats, Emmanuel Macron et Marine Le Pen prendront ainsi part au deuxième tour de l'élection qui aura lieu le 7 mai prochain.

source

Sortie de l'euro: les voies sans issue de Marine Le Pen

 

Le magazine Challenges a décrypté la sortie de l’euro selon Mme Le Pen. Pour certains économistes ça n’aura pas d’incidences majeures, alors que d’autres y voient un cataclysme. «L’euro n’est pas viable à long terme», selon le très pro-européen Institut Jacques Delors. De même que pour le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz qui estime que, sans réforme, la zone euro n’est pas viable. Il envisage la possibilité d’un « divorce à l’amiable » entre les pays membres. Qui a raison ?

Confrontée à trois Français sur quatre qui refusent la sortie de l’euro, la candidate FN invente soudain des chemins qui ont un seul point commun : c’est l’euro en moins bien ! Et en très coûteux pour les plus pauvres.

C’est le premier des 144 engagements du programme de Marine Le Pen :  » Restituer au peuple français sa souveraineté. «  Et la première souveraineté à laquelle Marine Le Pen fait allusion dans cet engagement, c’est la  » souveraineté monétaire « .

 

Autant dire que les retours en arrière du Front national sur la sortie de l’euro au long du week-end du 1er mai ne changeront pas grand-chose à la volonté de sa candidate. Elle n’a qu’un objectif de court terme : calmer les 73 % de Français qui sont opposés à cette mesure (Sondage Odoxa du 12 avril pour Challenges et BFMBusiness). Et d’ailleurs, le choix évoqué par Marion Maréchal Le Pen de repousser toute décision à l’année prochaine, après les élections dans d’autres pays de l’Union européenne, après un éventuel référendum, illustre bien cette manière de repousser la poussière sous le tapis. Et de faire comme si…

Alors faisons comme si… Et évaluons la dernière lubie de Marine Le Pen : remplacer la monnaie unique (l’euro) par une monnaie commune (l’ECU), tout en revenant à une monnaie nationale, le franc, comme à l’époque où les monnaies européennes coexistaient, mais avec des marges de fluctuations limitées. Pour arriver à ce résultat, qui était jugé comme une étape intermédiaire vers la création de l’euro, il fallait payer un prix, souvent reproché aux hommes politiques français : s’aligner sur la politique allemande. Autrement dit, comme le souligne un des meilleurs connaisseurs des affaires monétaires,  » c’est l’euro en moins bien « . Car aujourd’hui, au moins, la politique menée par la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas exactement celle décidée à Berlin. Wolfgang Schaüble, le grand argentier des finances allemandes, s’en plaint suffisamment. Et aucun Allemand n’a dirigé la BCE, puisqu’elle a été successivement présidée par un Néerlandais, un Français et un Italien…

Des déficits supplémentaires et une hausse de taux d’intérêt

Si d’aventure la France de Marine Le Pen arrivait à convaincre les partenaires européens de recréer cet ECU qui a disparu – on ne voit pas très bien quels pays accepteraient de se plier à sa volonté – et qu’elle voulait en même temps s’affranchir de l’alignement sur l’Allemagne, c’est le dérapage des taux assurés. Les dernières estimations de la Banque de France sur les conséquences de cette volonté de s’écarter des bénéfices de l’euro sur les taux se traduirait par une augmentation du service de la dette publique de 30 à 60 milliards d’euros, soit de 1,5 à 3 points de PIB, qui se traduiraient en déficit supplémentaires

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Le pouvoir d’achat des Français les plus pauvres sacrifié

Il ne faut jamais oublier l’effet d’un tel mouvement sur la consommation des ménages. En France, environ un quart de ce qu’ils achètent (1 200 milliards d’euros) est importé, soit au niveau global un montant de 300 milliards d’euros par an. Ce serait donc 60 milliards de plus (20 % de 300 milliards) que les ménages devraient sortir de leur porte-monnaie pour acheter les mêmes biens, soit environ 2 000 euros par ménage et par an !

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Source Challenges

Tag(s) : #Présidentielles 2017, #ECONOMIE - FINANCE

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