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Référendum en Turquie : un succès étriqué et contesté pour le président Erdogan

Publié par Brujitafr sur 17 Avril 2017, 18:46pm

Catégories : #ACTUALITES

© Bulent Kilic / AFP | Le président Erdogan dimanche 16 avril à Istanbul.

© Bulent Kilic / AFP | Le président Erdogan dimanche 16 avril à Istanbul.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé dimanche soir la victoire du oui au référendum sur le renforcement de ses pouvoirs que les résultats provisoires lui accordent de justesse. L'opposition dénonce des fraudes et conteste le résultat.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan recherchait un plébiscite, mais c'est un résultat très serré qui ressort du référendum qui s'est tenu dimanche 16 avril sur le renforcement de ses pouvoirs. Selon les résultats diffusés par l'agence de presse progouvernementale Anadolu, le "oui" n'a recueilli que 51,35% des suffrages dimanche après dépouillement des bulletins dans 99% des urnes. Le Haut-Conseil électoral (YSK) en Turquie a confirmé la victoire du "oui" précisant que le résultat définitif serait annoncé "d'ici à 11 ou 12 jours".

Dans un discours télévisé, le chef de l'État a salué une "décision historique" du peuple turc et appelé les pays étrangers à "respecter" le résultat du scrutin. Peu après, il a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, cette fois-ci sur le rétablissement de la peine capitale, une initiative qui sonnerait le glas du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

 >> À lire et à voir sur France 24 : "Turquie, la grande purge, 4 destins bouleversés par l'état d'urgence"

Mais les deux principaux partis d'opposition, le CHP et le HDP (prokurde), ont dénoncé des "manipulations" au cours du référendum et annoncé qu'ils feraient appel du résultat. Ils fustigent notamment une mesure annoncée à la dernière minute par le Haut-Conseil électoral turc (YSK) considérant comme valides les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote dans lequel ils ont été glissés dans l'urne.

Istanbul et Ankara ont voté "non"

En dépit de la victoire annoncée du "oui" dans l'ensemble du pays, le camp du "non" l'a emporté dans les trois principales villes, Istanbul, Ankara et Izmir. Les régions peuplées en majorité de Kurdes du sud-est ont aussi massivement voté contre l'accroissement des prérogatives du chef de l'État.

"C'est une victoire pour Erdogan mais aussi une défaite. Il a perdu Istanbul, là où il a entamé sa carrière politique", en devenant maire en 1994, a écrit sur Twitter Soner Cagaptay, analyste spécialiste de la Turquie au Washington Institute.

Venus assister au discours du Premier ministre Yildirim à Ankara, des partisans de l'AKP ont laissé éclater leur joie même s'ils s'attendaient à une plus large victoire du "oui". "On attendait plus, mais je suis heureuse", clame Yadigar Boztepe, une jeune femme tenant un drapeau turc à la main. "Ce résultat montre qu'une partie du pays ne veut pas rendre le pays plus fort et a une mentalité européenne, l'autre partie ce sont des vrais Anatoliens", a renchéri un autre supporteur, Mustafa Umit Unsal.

Président jusqu'en 2029 ?

La révision constitutionnelle prévoit en particulier l'abolition du poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident, alors que le président Erdogan est déjà accusé d'autoritarisme par ses détracteurs.

Si sa victoire devait être officiellement confirmée, lui qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet, disposerait non seulement de pouvoirs considérablement renforcés, mais pourrait en théorie rester à la tête de l'État jusqu'en 2029. Il a occupé le poste de chef du gouvernement entre 2003 et 2014, avant d'être élu président.

Le gouvernement présente cette révision constitutionnelle comme indispensable pour assurer la stabilité de la Turquie et lui permettre de faire face aux défis sécuritaires et économiques. Mais l'opposition dénonce la dérive autoritaire d'un homme qu'elle accuse de chercher à museler toute voix critique, surtout depuis le coup d'État avorté.

Quelque 47 000 personnes ont été arrêtées et plus de 100 000 limogées ou suspendues de leurs fonctions. Le parti prokurde HDP a ainsi dû faire campagne avec ses deux coprésidents et nombre de ses élus en prison, accusés de liens avec les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Avec AFP

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anonyme 19/04/2017 19:25

iran-turquie-syrie, trois pays musulmans dirigés par des tyrans sanguinaires

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