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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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l'esprit est comme un parapluie = ne sert que si il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Réformes économiques et sociales : Découvrez à quelle sauce veut nous manger la Commission européenne en 2017 en 9 points….

Publié par Brujitafr sur 28 Mars 2017, 14:02pm

Catégories : #ACTUALITES, #Présidentielles 2017, #EUROPE

On expliquera jamais assez ce que veut l’Europe et ce, au détriment des peuples. Comme le démontre un responsable de l’UPR, qui prône la sortie de ce bourbier.

Explications ci dessous. Merci à Folamour.

Je suis désolé si ce billet est un peu redondant avec la présentation des GOPÉ (Grandes Orientations de politique économique) que nous vous avions faites, mais le sujet étant d’importance, j’ai pensé que ce nouvel article étant plus parlant sur les directives imposées par Bruxelles.

Réformes économiques et sociales : Découvrez à quelle sauce veut nous manger la Commission européenne en 2017 en 9 points….

Nous montrions dans deux autres articles  quelles étaient les GOPÉ 2014-2015 avec notamment les lois dites « El Khomri » ou « Macron » [1] et pourquoi ces recommandations qui découlent de l’article 121 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) sont incontournables et reprises en France dans le PNR (Programme National de Réforme) [2]. Il convient de se pencher davantage sur ces GOPÉ 2016-2017 [3] puisque ce sera la politique économique et sociale qui sera menée en France quel que soit le candidat élu à cette élection présidentielle 2017,

 

sauf si c’est François Asselineau puisqu’il sortira la France de l’Union européenne. Je tâcherai ici de les décrypter car ces documents sont l’exemple type de la novlangue bruxelloise.

Ce document assez formel commence avant les « recommandations » par toute une série de considérations :

Dans le point 2 de ces considérations, la Commission expose le fait que la France « connaît des déséquilibres macroéconomiques excessifs ». Le rapport parle de croissance faible, dette publique élevée et compétitivité dégradée. Tout ceci est vrai mais il sera intéressant de voir quelles sont les conclusions tirées par la Commission.

Dans le point 5, la Commission analyse le programme national de réforme présentée par la France, tel un élève à son maître, le 29 avril 2016. La Commission note en outre que « les mesures pour atteindre les objectifs prévus en matière de déficit à partir de 2017 n’ont pas été suffisamment précisées. » Le Conseil estime également que « la France risque de ne pas respecter les dispositions du pacte de stabilité et de croissance. Par conséquent, des mesures supplémentaires seront nécessaires pour assurer une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard. »

Vous l’aurez compris, la Commission et le Conseil veulent que la France baisse ses dépenses publiques. Les points 7 et 8 permettent de comprendre où veut tailler Bruxelles. Les réformes territoriales qui étaient demandées dans les GOPÉ 2014-2015 sont ici louées : « la réforme récente de l’administration locale est susceptible de renforcer l’efficacité du système sur le moyen à long terme. »

Un point très important est évoqué et permettra de comprendre les recommandations : « il n’est pas possible de réaliser d’importantes économies à court terme sans ralentir considérablement la croissance des dépenses de sécurité sociale, qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques. » C’est fondamental car depuis 20 ans, il faut noter que les dépenses de l’État stagnent voire baissent en pourcentage du PIB. Les dépenses qui augmentent sont les dépenses sociales, notamment à cause du chômage de masse ou en santé/retraite de par le vieillissement de population. Toute demande significative de baisse des dépenses publiques sera donc au détriment des prestations de santé, d’assurance-chômage ou de retraites.

Passons ensuite aux « recommandations » car les considérations et « recommandations » se recoupent pour les points 9 à 23.

Notons en préambule avant d’analyser les 5 points et de traduire la novlangue bruxelloise que ces « recommandations » sont établies pour la période 2016-2017, comme si l’élection présidentielle ne changeait rien. Et pour cause, dans le cadre de notre appartenance à l’UE, la ligne politique et sociale est déjà fixée. N’était-ce pas M. Juncker lui-même, président de la Commission européenne, qui déclarait « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » ?

Les 9 recommandations importantes ci-dessous et leur traduction :

1- « Réduction des dépenses publiques »
Comme nous l’avons vu dans les considérations, il est impossible de réduire de manière importante les dépenses publiques sans remettre en cause les dépenses sociales que sont la santé, l’assurance-chômage et les retraites.
2- « Veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées » et que les « évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité »
C’est assez clair, il faut donc geler le niveau du SMIC voire le réduire. Le salaire minimum en Bulgarie étant d’environ 200 euros par mois selon le cours de l’euro, il y a du boulot…
3- « Réformer le droit du travail pour inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée »
Il s’agit de pouvoir licencier beaucoup plus facilement et de transformer le CDI en un CDD bis.
4- « Entreprendre une réforme du système d’assurance-chômage afin d’en rétablir la viabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail »
Baisser les prestations chômage et réduire la durée d’indemnisation.
5-  « Éliminer les obstacles à l’activité dans le secteur des services, en particulier dans les services aux entreprises et les professions réglementées »
Destruction et mise en concurrence de toutes les professions réglementées que sont les artisans-taxi, notaires, avocats, pharmaciens, médecin, etc.
6- « Prendre des mesures visant à réduire les impôts sur la production et le taux nominal de l’impôt sur les sociétés »
Baisse de l’impôt sur les sociétés et autres taxes sur les entreprises.
7- Élargir « la base d’imposition sur la consommation, notamment en ce qui concerne la TVA »
C’est très clair, on baisse les impôts sur les sociétés et on augmente la TVA, impôt non redistributif et payé par tous les citoyens…
8- « Supprimer les dépenses fiscales inefficaces, notamment celles dont le rendement est nul ou faible »
C’est la fameuse suppression de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune).
9- « Adopter la réforme concernant la retenue à la source de l’impôt sur le revenu des personnes physiques d’ici à la fin de l’année 2016 »
C’est la fin de la notion de foyer fiscal et la remise en cause potentielle de la politique familiale.
En conclusion
Les candidats à la prochaine élection présidentielle auront beau se prévaloir, comme à chaque élection précédente, d’une insoumission, de patriotisme économique, de désobéissance aux traités, de souverainisme, de fermeté avec la Commission européenne, de renégociation des traités [4], etc., en somme encore et toujours d’une autre Europe…[5] les électeurs français doivent comprendre que sortir de tels slogans creux dans le cadre des traités européens relève de l’oxymore.

Quoi qu’il dise, quoi qu’il ait promis, le candidat élu sera de toute façon contraint d’appliquer les politiques économiques ordonnées par Bruxelles, et ce tant que la France restera empêtrée dans le carcan européen.

Les européistes (et les crédules) ont tendance à atténuer la portée des GOPÉ en expliquant qu’il ne s’agit que de recommandations et non pas d’obligations. C’est faux pour au moins deux raisons :

…/…

Lire la suite

Auteur: Charles-Henri GALLOIS

Responsable national de l’UPR en charge des questions économiques
Charles-Henri GALLOIS est le Responsable national du groupe de travail sur les questions économiques à l’UPR.
Diplômé de l’EM Lyon il est cadre financier dans un grand groupe français.

Source : UPR.fr relayé par Crashdebug

Voir aussi:

Plus des trois quarts des licenciements de salariés protégés sont autorisés par l’inspection du travail

 

via les M.E.

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zelectron 28/03/2017 13:55

L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
et vive l'Europe !

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