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Le Décodex n'était qu'un amuse-gueule: dans 10 jours nous aurons le droit à CrossCheck

Bon, au moins, cet outil est censé aider à détecter les fausses informations au cas par cas et non jeter opprobre sur un site entier. Par contre, je doute fortement que le résultat soit réellement différent. Tout ce qui n'aura pas été validé par un média de masse et qui ressemblera de près ou de loin à la dénonciation d'un complot ou à une information compromettante pour les puissants sera très probablement étiqueté comme faux. Les gens doivent s'habituer à vivre dans un monde de plus en plus orwellien ou l'information est filtrée de bout en bout.

Fawkes

Le Décodex n'était qu'un amuse-gueule: dans 10 jours nous aurons le droit à CrossCheck
Plusieurs médias sont partenaires du projet. Le public pourra aussi participer en signalant des contenus douteux afin que CrossCheck puisse mener une enquête
 
Avec la présidentielle en ligne de mire, le réseau First Draft News et le Google News Lab ont annoncé lundi le lancement avec 16 rédactions françaises d’un outil de vérification des infos du web. Une initiative soutenue par Facebook qui développe son propre outil.
 
Baptisé "CrossCheck", cet outil permettra aux rédactions de collaborer pour "identifier et vérifier les contenus qui circulent en ligne, qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de commentaires ou de sites d’actualités", explique Google.
 
Le public pourra aussi participer
 
Une équipe d’étudiants en journalisme, recrutés au CFJ et à l’école de journalisme de Sciences Po et formés par Google, "résumeront et remettront dans leur contexte chaque allégation" (citations tronquées, photomontages, rumeurs…), un flux qui sera supervisé par l’Agence-France Presse et consultable sur le site CrossCheck. 

 

Parmi les médias partenaires de ce projet, France Médias Monde (via les Observateurs de France 24), France Télévisions, Global Voices, l’AFP, Libération, La Provence, Les Echos, La Voix du Nord, Le Monde (Les Décodeurs), Nice-Matin, Ouest-France, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg et StreetPress.
 
D’autres rédactions pourront rejoindre ce projet qui sera lancé le 27 février et le public pourra également participer en signalant des contenus douteux afin que CrossCheck puisse mener une enquête.
 
Facebook partenaire du projet
 
Facebook, accusé ces derniers mois de faciliter la diffusion de fausses informations, est partenaire du projet et mettra à disposition un outil d’identification et de suivi de contenus en lien avec la présidentielle. Le réseau social s’engage aussi à contribuer "activement à la détection de fausses informations et à la sensibilisation des internautes à une lecture critique de l’information".
 
Facebook va également tester en France, après les Etats-Unis et l’Allemagne, sa propre arme de lutte contre les fausses infos en partenariat avec huit rédactions (l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes).
 
Les internautes pourront signaler les fausses informations, qui seront soumises aux rédactions partenaires pour vérification. Si deux "fact-checkeurs" estiment que c’est une fausse information, elle sera signalée sur Facebook par un pictogramme et une mention "contesté par des tiers". 
 
Source: Sudouest
Tag(s) : #ACTUALITES, #MEDIAS, #ALTER

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