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La présidentielle sous la menace des hackers

Alors que les Américains accusent la Russie de piratages informatiques pour faire battre Hillary Clinton, l’inquiétude gagne les autorités françaises.

Jean-Yves Le Drian évoque le risque de piratages informatiques durant la présidentielle. (Reuters)

Pour un hacker, traverser l'Atlantique prend moins d'une seconde. À l'heure où le monde découvre médusé les révélations sur les attaques informatiques qui ont peut-être contribué à fausser l'élection présidentielle aux États-Unis, l'inquiétude est déjà parvenue jusqu'à nous. Sans tomber dans la paranoïa, rien n'interdit de penser que de telles opérations pourraient avoir lieu demain en France. Plusieurs experts et des sources proches des services de renseignement français qualifient de "très crédible" une telle menace. Dans l'entretien qu'il accorde au JDD, le ministre de la ­Défense, Jean-Yves Le Drian, évoque ce risque sans faux-fuyant. Ses déclarations sonnent comme un avertissement aux partis et aux candidats à l'Élysée, peu sensibilisés jusqu'à ces derniers mois à ce nouveau danger.

Dans leur rapport rendu public vendredi, les services secrets américains ­accusent ­explicitement la Russie et le président ­Poutine d'avoir orchestré une campagne qui avait pour but de nuire à la candidature de Hillary Clinton à coups d'intrusions informatiques et par la diffusion massives d'informations piratées. Ils ajoutent que le Kremlin pourrait à l'avenir lancer des actions similaires "contre les alliés des États-Unis à travers leurs processus électoraux" et affirment que "des acteurs russes" ont déjà "cherché à influencer des élections en Europe".

 

"Il y a des attaques numériques pour faire de la politique"

En l'absence de preuve formelle, il serait périlleux de souscrire aveuglément aux certitudes affichées par l'administration Obama – le souvenir des armes de destruction massive invoquées à tort sous la présidence Bush n'est pas effacé. Mais le calendrier électoral en Europe invite à redouter d'éventuelles ingérences, d'où qu'elles viennent. Outre la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et la République tchèque, tous membres de l'Otan, vont connaître cette année des scrutins nationaux déterminants pour leur avenir politique.

L'existence de précédents troublants ne peut qu'attiser les craintes. En 2015, le ­Parlement allemand a subi une cyberattaque qui a paralysé tous ses ordinateurs durant plus d'une semaine. En 2012, l'Élysée avait déjà subi une intrusion informatique, que la DGSE a attribuée à l'espionnage américain. En 2015, un hacker colombien a été emprisonné après avoir avoué être le meneur d'opérations de piratage et de désinformation via les réseaux sociaux afin de fausser le scrutin présidentiel au Mexique.

En France, le directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), chargée de la prévention des cybermenaces, a prévenu les dirigeants des partis au mois d'octobre en utilisant le présent : "Il y a des attaques numériques pour faire de la politique, dont le but est d'influencer l'opinion." Le précédent américain montre que même si l'influence de telles ingérences est difficile à mesurer, leur révélation suffit à discréditer le processus électoral, donc à fragiliser le système démocratique. C'est un risque qu'on ne peut plus se permettre de sous-estimer.

Jean-Yves Le Drian : "Face à une cyberattaque, la France peut riposter par tous les moyens"

INTERVIEW - Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, détaille au JDD, les moyens mis en oeuvre par le gouvernement pour lutter contre les cybermenaces alors que les autorités américaines accusent la Russie de piratage informatique contre le parti démocrate pendant la campagne présidentielle.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans son bureau à Paris. (Éric Dessons/JDD)

 

donc si Marine Le Pen fait 40% au 1er tour comme l'annonçait un sondage du Parisien en janvier 2016, c'est:

http://www.nationspresse.info/presse-media/revue-de-presse/sondage-marine-le-pen-a-39-pour-la-presidentielle-de-2017
 

- la faute aux Russes

- aux gens qui ne savent pas voter

- ou qu'ils sont victimes des sites de désinformation donc faut une nouvelle loi pour les sanctionner CQFD

RAPPEL =

..disons plutôt que les sondeurs ne veulent pas dire la vérité ni le score de 45% de Marine Le Pen au 1er tour vu qu'elle était déjà à 40% en janvier 2016 par le même journal ....

 

Tag(s) : #ACTUALITES, #Présidentielles 2017

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