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FRANCE: Placé sous contrôle judiciaire, un pro-djihad travaille plusieurs mois... dans une centrale nucléaire !

Mis en examen pour des liens avec le djihadisme, Rida E., un Franco-Marocain de 31 ans, a pu travailler plusieurs mois dans une centrale nucléaire en France.

Une affaire, pour le moins, troublante. Paul Aveline, journaliste chez BuzzFeed News, a enquêté sur Rida E., un Franco-Marocain de 31 ans, ancien technicien en radioprotection dans une centrale nucléaire. Et son cas a de quoi choquer.

Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en mars 2014, ce petit homme à la barbe taillée - comme le décrit Buzzfeed News - est accusé d'avoir financé le voyage en Syrie de son frère. Ce dernier est porté disparu depuis 2013.

Un compte Facebook qui prône le djihadisme

Rida E., né au Maroc, est arrivé en France à l'âge de six ans. Après un début difficile dans le système éducatif français, il parvient à devenir un très bon élève. Après avoir suivi une formation en physique nucléaire, il devient, à l'âge de 21 ans, technicien en radioprotection. Son métier consiste à réaliser des prélèvements, et analyser et interpréter des mesures radiologiques. Il est chargé aussi de vérifier les risques radiologiques dans les locaux. "J'avais accès aux centrales nucléaires", résume-t-il. Publicité

En juin 2013, le Franco-Marocain rejoint la centrale nucléaire du Tricastin, à 50 kilomètres au nord d'Avignon. Tout semble baigner pour Rida E. Sauf que le technicien sème le doute lorsqu'il poste, sur son compte Facebook, des messages qui pronent le djihadisme. Sous le pseudo de "Ibn Mohamed El Moujahid VII", Rida E. poste notamment des photos où l'on retrouve le drapeau de Daech brandit par un cavalier. Dans l'arrière plan, on peut lire : "soldats d'Allah".

Il a travaillé dans des zones sensibles

Rida E. sera ensuite surveillé de très près lorsque son frère - âgé de 20 ans et sans emploi - quitte la France le 23 juin 2013 avec deux complices pour la Syrie, via la Turquie. Les trois rejoignent Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, groupe terroriste proche du groupe Etat islamique. Rida E. a, quant à lui, versé par virement bancaire 500 euros à son frère. Devant le tribunal, l'homme assure qu'il n'était pas au courant que son cadet se trouvait en Syrie. Il pensait qu'il apprenait l'arabe en Turquie.

Placé sous contrôle judiciaire en mars 2014 pour liens avec un groupe terroriste en Syrie, Rida E. a pu continuer à travailler entre juin et novembre 2013 dans des sites nucléaires. Un scandale pour certains, car les zones dans lesquelles travaille le technicien sont particulièrement dangereuses.

Finalement, mercredi dernier, le tribunal de grande instance de Paris a condamné Rida E. à "36 mois de prison, dont 18 avec sursis pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme, et interdiction à vie de travailler dans une centrale", indique Buzzfeed.

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Tag(s) : #ACTUALITES, #NUCLEAIRE

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