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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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l'esprit est comme un parapluie = ne sert que si il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Fillon se revendique de Thatcher...

Publié par Brujitafr sur 5 Décembre 2016, 19:05pm

Catégories : #ACTUALITES, #Présidentielles 2017

Fillon se revendique de Thatcher...

Thatchérisme : Un ouragan libéral

 
Réduction des dépenses publiques, forte hausse des taux d'intérêts de la banque d'Angleterre pour comprimer l'inflation, suppression de l'encadrement des salaires et des prix : dès les premiers mois du mandat Thatcher, la révolution libérale se met en route. En octobre 1979, Margaret Thatcher entreprend même une libéralisation quasi totale des activités bancaires et financières. Houilles, chemins de fer, aérien, aciérie, télécommunications, gaz, électricité, etc. Au fil de ses mandats, 29 entreprises (800.000 salariés en tout) sont privatisées, de British Petroleum à British Telecom et British Steel. En résumé, la "Dame de fer" est persuadée que les choix du marché seront toujours meilleurs que ceux d'un gouvernement soumis à la pression de ses électeurs.
Parallèlement, les impôts directs baissent et la TVA augmente, allégeant le poids fiscal pesant sur les ménages des classes moyennes et aisées, susceptibles d'investir et de consommer.

Les syndicats, ces "ennemis intérieurs"
 
"Je suis pour le consensus, surtout à mes conditions", plaisantait la "Dame". L'un des faits marquants de sa décennie au pouvoir restera le bras de fer continu qu'elle engage dès son arrivée avec les syndicats, ces "ennemis intérieurs". Dès 1980 en effet, elle prend une série de mesures visant à affaiblir les Trade Union (les syndicats britanniques), comme la limitation du monopole syndical de l'embauche et de la possibilité d'organiser des grèves de solidarité ou encore une loi réprimant les grèves sauvages (1982). En mars 1984 débute une grève des mineurs de charbon dans le nord de l'Angleterre. Ils s'opposent à la fermeture des puits dans lesquels ils travaillent. La grève dure un an et se traduit finalement par un échec des syndicats : les puits ferment et le secteur minier, jugé pas assez rentable par la "Dame", s'éteint. "La Dame n'est pas du genre à faire marche arrière ", scandent à l'époque les slogans du parti conservateur.

Une actrice "circonspecte" de l'Europe
 
Tout au long de ses mandats, Margaret Thatcher n'a cessé de prendre ses distances avec l'Europe, exigeant pendant des mois un rabais sur la contribution britannique au budget européen ou critiquant les réglementations sur la pêche par exemple. "Je veux récupérer mon argent", scande-t-elle ainsi en 1984, avant d'obtenir, le 26 juin, un rabais historique de la participation anglaise au budget de l'UE. Mesurée, la Commission a salué lundi une "actrice circonspecte mais engagée dans l'Union européenne". "On se souviendra d'elle pour à la fois ses contributions et ses réserves vis-à-vis de notre projet commun", a-t-elle ajouté.
 
LE BILAN
 
Dans quel état trouve-t-elle le pays ? "L'homme malade de l'Europe". C'est le surnom que donnent les historiens au Royaume-Uni, à l'époque où Margaret Thatcher accède au pouvoir. La croissance anglaise stagne autour de 2,8%, quand la France et l'Allemagne voient leur PIB s'envoler de 5%. Les gouvernements successifs alternent plans de relance et de rigueur (stratégie du 'Stop and go'), sans grand succès, et dont les espoirs sont balayés par le choc pétroliers de 73. Déficit commercial, endettement croissant ou encore chute de la livre sterling… La situation est dans un rouge tellement prononcé qu'en 1976, le Royaume-Uni est contraint de batailler pour négocier un prêt de 4 milliards d'euros avec le FMI. La situation commence tout juste à se stabiliser lorsque Margaret Thatcher arrive au pouvoir. Elle doit en grande partie sa victoire aux législatives à une grève contre la limitation des salaires, qui dure depuis cinq mois.

Dans quel état le laisse-t-elle ? "Nous sommes très heureux de laisser le Royaume-Uni en bien meilleur état que nous l'avons trouvé", déclare la "Dame" en 1990, lorsqu'elle quitte le pouvoir. Pourtant, les chiffres sont mitigés. D'un côté, la croissance augmentera régulièrement durant les années 1980, pour atteindre un pic de près de 5 % en 1988 et une moyenne de 2,8 % ensuite. Croissance qui restera élevée jusqu'en 2006, en grande partie grâce aux réformes Thatcher, reconnaissent les analystes. De plus, les privatisations ont entraîné une hausse des recettes de 31 milliards de livres au total. Mais la "Dame" quitte le pouvoir avec une inflation de 10% et un chômage à 5,9%, après avoir bondi à 11% en 1983, contre 5% en 1979. Les emplois, majoritairement industriels dans les années 70, ont par ailleurs commencé à migrer vers le tertiaire et à être plus précaires. Et les équilibres extérieurs restent fragiles à la fin de son dernier mandat, avec un déficit commercial de 23,1 milliards £ en 1988 (27 milliards d'euros) et une baisse de la part du Royaume-Uni dans le commerce mondial.

"Les affaires et les gens d'affaires en premier"
 
Côté social, le bilan est encore moins glorieux. L'écart de niveau de vie entre les pauvres et les riches était, en 1990, du même niveau que dans les années 30. Aujourd'hui, le fossé entre les riches et les pauvres est le plus large de tous les pays de l'OCDE. "C'était un gouvernement qui mettait les affaires et les gens d'affaires en premier", écrit ainsi le journaliste britannique Hugo Young, dans une biographie de Margaret Thatcher. C'est d'ailleurs cette politique à deux vitesses qui a conduit la "Dame de fer" à sa chute. En 1990, celle-ci met en place la "Poll tax", un impôt qui s'applique à l'individu, et non au foyer, sans conditions de revenus. Le propriétaire d'une villa payait, ainsi, moins qu'un couple au chômage. Impopulaire même dans son camp, cette taxe entrainera une fronde dans tous le pays, poussant les conservateurs à demander sa démission.

Gaétan Supertino
Source

Fillon se revendique de Thatcher...

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zelectron 05/12/2016 14:35

Que les fonctionnaires soient des gens honnêtes, ponctuels, en bonne santé, propres sur eux, disciplinés, attentifs, sages, personne ne le conteste mais est-ce bien à eux de juger du bien fondé de leur tâche, de leur efficience, en somme de la validité de leur emploi, de la nécessité de la fonction qu'ils exercent et surtout du besoin que les citoyens " normaux" ressentent à leur égard. Il est stupéfiant que ces agents de l’État s'auto-congratulent, se félicitent de leur utilité vis à vis du peuple qu'ils servent de leur mieux dans toutes les circonstances, avec un enthousiasme incroyable, une amabilité remarquable, un sérieux digne d'éloges, une intelligence confinant au génie, un courage inouï, un professionnalisme sans égal, un service rendu au citoyen bien au dessus du simple devoir, une attention particulière à assouvir les moindres désirs du quidam en face d'eux dans le délai quasi-instantané qui est la marque de fabrique de tout le corps fonctionnariel, bref ces gens là sont au dessus de toutes félicitations dithyrambiques et au delà
Je me demande qui peut trouver qu'il serait bon de virer 500 000 d'entre-eux et bien plus encore . . .

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