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(= puis un jour haine, et un jour on acceptera de supprimer les pauvres, malades, handicapés...)

 

Face à la pauvreté, « on sent un vent mauvais »

Les incendies volontaires contre des centres d’accueil ou la baisse de subventions aux associations trahissent un rejet grandissant du pauvre et du migrant.
 
FRANCE : L'hostilité envers les pauvres grandit ouvertement

Le mot a été officiellement retenu par ATD Quart Monde, après un sondage auprès de ses militants, et lancé le 17 octobre à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère : la « pauvrophobie », ou rejet du pauvre. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’installe dans la société française et se manifeste de plus en plus visiblement dans le comportement des riverains, des collectivités locales ou des administrations.

Ce même 17 octobre, à l’aube, un feu dont l’origine criminelle ne fait guère de doute visait le futur centre d’hébergement des sans-abri, qui doit ouvrir début novembre dans le 16arrondissement de Paris, en lisière du bois de Boulogne. Le même jour, le centre du Secours populaire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) était, à son tour, ravagé par un incendie : là aussi, des traces d’effraction et la découverte de deux départs de feu laissent supposer un acte intentionnel. La série avait débuté à Forges-les-Bains (Essonne), où un centre d’accueil des migrants a été incendié, dans la nuit du 5 au 6 septembre. Le 24 octobre, enfin, le nouveau centre d’accueil et d’orientation destiné à recevoir les migrants en provenance de Calais, à Loubeyrat, dans le Puy-de-Dôme, a été endommagé plus légèrement.

Discours culpabilisant

« On sent un vent mauvais, un effritement des valeurs d’hospitalité et de solidarité », témoigne Florent Gueguen, délégué général de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars). « On ne sait pas si les politiques relaient l’opinion publique ou s’ils...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/31/en-france-la-pauvrophobie-se-renforce-et-s-exprime-au-grand-jour_5022853_3224.html#cYceEyZ6DdjQO7rk.99
FRANCE : L'hostilité envers les pauvres grandit ouvertement

L’accueil d’urgence saturé en dépit des efforts de l’Etat

 

Rien qu’en Ile-de-France, 92 000 sans-abri sont hébergés chaque nuit.
 

A la veille du 1er novembre, date de lancement des plans d’hiver pour sans-abri et de la trêve des expulsions, les associations œuvrant pour le 115, le numéro d’urgence pour les sans-abri, se montrent très inquiètes face à l’afflux des demandes qu’alimentent à la fois la précarité sociale et l’arrivée des migrants. Comme en témoigne l’alerte pressante d’Eric Pliez, président du SAMU social de Paris, ce jour dans nos colonnes.

A Toulouse, le 115 ne répond plus qu’à 5 % ou 10 % des appels et n’a aucune solution de relogement à proposer notamment aux familles : « Je reconnais les efforts de l’Etat, qui a débloqué 800 000 euros supplémentaires en 2016, et de la ville de Toulouse, qui a ouvert 50 places, mais notre département reste sous-doté et la préfecture n’a pas encore réuni les acteurs du plan Grand Froid de cet hiver », témoigne Sylvie Fernandez, éducatrice au 115 et élue CGT. « Nous manquons de centres maternels et, chaque jour, nous refusons un hébergement à des femmes avec enfants, un public toujours plus nombreux et très vulnérable », poursuit-elle.

Effort de relogement

L’Ile-de-France est tout aussi saturée : « Je cherche en vain une place pour une jeune femme qui a accouché il y a deux semaines et est toujours à la maternité, confie Christine Laconde, directrice...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/31/l-accueil-d-urgence-sature-en-depit-des-efforts-de-l-etat_5023148_3224.html#gyaYVcMpPyUOklz2.99
Tag(s) : #ACTUALITES

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