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FRANCE : Quelques centaines de policiers en colère ont manifesté samedi 22 octobre dans les rues de Paris, pour la sixième fois consécutive, deux semaines après l'agression de quatre des leurs à Viry-Châtillon dans l’Essonne
* Que les policiers demandent plus d'effectifs, plus de moyens matériels et des sentences plus sévères à l'égard des agresseurs me semble légitime dans un contexte où le risque professionnel est augmenté de façon significative: augmentation des attentats terroristes, des crimes violents, etc. Cependant, il ne faut pas ignorer que les autorités se réjouissent que ses propres officiers réclament le renforcement de la force policière parce que c'est elle qui a le mandat de protéger l'establishment. Encore plus de policiers dans les rues,  équipés d'armes plus puissantes et dotés de droits issus de lois antiterroristes, c'est ça un État policier! 
 
Que ce mouvement soit dit de "révolution" par certains blogs me laisse quelque peu perplexe... ;0) Les policiers auront tout ce qu'ils demandent et ce, très bientôt...
 
Tiens, tiens ... On manifeste et on obtient de nouvelles armes. C'est bien ça !
Mais quand on manifeste pour les droits des travailleurs ...
on obtient ... quoi ?????
 
Vidéo de la manifestation du 19 octobre où un groupe de policiers prennent à partie le directeur de la Police Nationale:
Pour la sixième soirée consécutive, plusieurs centaines de fonctionnaires de police ont manifesté à Paris. Alors qu'ils prévoient de poursuivre leur mouvement, le directeur général de la police a annoncé un nouveau "plan de sécurité publique".
 
Les policiers, qui réclament plus de moyens, se sont retrouvés place de la République, puis sont allés devant le Bataclan et le restaurant le Petit Cambodge, qui comptent parmi les lieux touchés par les attentats du 13 novembre 2015. Ils se sont aussi rendus à proximité de l'hôpital Saint-Louis, où est toujours hospitalisé l'un de leurs collègues grièvement brûlé après l'attaque au cocktail Molotov d'un véhicule de police, le 8 octobre.
 
"Un plan de sécurité publique"
 
Exaspérés par cette attaque, les policiers réclament plus d'effectifs et de moyens matériels, ainsi que des peines sévères à l'encontre de leurs agresseurs. Interrogé à ce sujet par le Journal du dimanche (JDD), le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone, qui dit comprendre l'"exaspération" des fonctionnaire, a tenté de calmer leur grogne en promettant un nouveau "plan de sécurité publique". Celui-ci permettrait la modernisation des moyens alloués aux forces de l'ordre ainsi qu'une révision de leurs missions.
 
Jean-Marc Falcone, dont certains policiers exigent le départ, doit remettre des propositions la semaine prochaine à son ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve. "Je vais doter les policiers d'un armement plus sophistiqué, avec le renouvellement du vieux pistolet-mitrailleur qui sera remplacé par une arme longue plus moderne", explique Jean-Marc Falcone dans les pages du JDD.
 
"Les flash-ball vont être remplacés par un lanceur de balles de défense plus précis et adapté aux missions. Nous allons aussi moderniser le système radio et développer plus rapidement et plus massivement les tablettes connectées au réseau et disponibles sur le terrain", ajoute-t-il.
 
Jean-Marc Falcone, qui avait attisé la colère des manifestants en saisissant l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) au début de la mobilisation, s'engage également à revoir certaines tâches mal tolérées par les fonctionnaires. "Dès lundi, avec l'ensemble des préfets, nous allons mettre à plat les charges dites indues. À partir de la semaine prochaine, les policiers de l'Essonne seront libérés des missions de protection de personnalités", explique-t-il notamment.
 
Jean-Marc Falcone n'est en revanche pas favorable à ce stade à une révision des règles de légitime défense, réclamée par certains policiers, étant donné que les règles d'emploi des armes ont été élargies en juin dernier. 
 
Une rencontre avec François Hollande
 
Depuis une semaine, le gouvernement s'emploie à apaiser les policiers en colère et à balayer les critiques de l'opposition de droite, à quelques mois de l'élection présidentielle. En visite samedi dans un commissariat de Tours, le Premier ministre Manuel Valls a multiplié les marques de soutien aux policiers. "Je suis ancien ministre de l'Intérieur je sais ce que nous devons au courage de nos policiers, de nos gendarmes, de nos sapeurs-pompiers", a-t-il déclaré. "Ce que je demande aux policiers de France, c'est poursuivre maintenant le dialogue", a-t-il poursuivi.
 
Après avoir rencontré les ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, des représentants syndicaux doivent être reçus mercredi à l'Élysée par François Hollande. Ils lui exposeront des revendications précises, qui seront aussi martelées mardi lors de rassemblements devant les palais de justice de France.
 
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Tag(s) : #ACTUALITES

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