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Les mots « pas exceptionnel » et « rarement » me questionnent.

Question 1 : pas de risque de pénurie avec 21 réacteurs en moins . A quoi servent-ils ?
Question 2 : Un arrêt de quelques semaines donc à priori les résultats seraient bon ?

FRANCE :  » Pas moins de 21 réacteurs sont aujourd’hui à l’arrêt. »« Le parc nucléaire d’EDF aura rarement vécu une période de contrôles aussi intense »

EDF va mettre à l'arrêt

cinq nouveaux réacteurs

Pas moins de 21 réacteurs sont aujourd'hui à l'arrêt. Il n'y a pas de risque de coupure mais l'état du parc pose question.

Le parc nucléaire d'EDF aura rarement vécu une période de contrôles aussi intense. Mardi soir, confirmant une information de Challenges, l'électricien a annoncé l'arrêt de cinq réacteurs supplémentaires au cours des prochaines semaines. Cette décision fait suite aux prescriptions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN): le gendarme du secteur souhaite s'assurer de la parfaire conformité de plusieurs gros composants, les générateurs de vapeur en l'occurrence - des pièces essentielles au fonctionnement d'une centrale. Forgés dans l'usine Areva du Creusot (Saone-et-Loire), ces éléments présenteraient une trop forte concentration en carbone. Il s'agit pour EDF de vérifier la teneur des matériaux et bien sûr de mesurer leurs conditions de résistance au service d'une utilisation en toute sécurité.

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Actuellement, sept réacteurs de l'électricien sont à l'arrêt pour une problématique similaire liée au carbone. Cinq ont déjà subi la batterie de tests nécessaires et attendent le retour de l'ASN, la seule autorité habilitée à donner le feu vert à la reprise d'une installation nucléaire. Pour les deux autres, les essais se produisent actuellement, sachant que l'examen d'un générateur en vapeur dure en moyenne quelques semaines. Si l'on ajoute les autres réacteurs à l'arrêt pour des opérations de maintenance traditionnelle, ce sont actuellement 21 tranches d'EDF qui ne produisent pas d'électricité. Soit plus d'un tiers de l'ensemble des installations de l'électricien, qui compte 58 réacteurs répartis au sein de 19 centrales dans l'Hexagone.

Pics de consommation

Le nombre de 21 réacteurs à l'arrêt est évidemment important mais il n'est pas non plus exceptionnel. Dans l'entourage de l'électricien, on rappelle que la saison estivale - la plus propice pour assurer l'entretien des centrales puisque que le réseau est moins mis à contribution -, débouche régulièrement sur l'interruption d'une bonne vingtaine de centrales. La compagnie tricolore explique également que les arrêts de tranche font l'objet d'un planning soigneusement préétabli: si les tests sont déclarés conformes par l'ASN, les cinq réacteurs arrêtés au cours des prochaines semaines pourront de nouveau être raccordés au réseau au début de l'année 2017, soit au meilleur moment pour répondre aux exigences de consommation de la période hivernale.

À titre indicatif, c'est généralement pendant la première quinzaine de février que Réseau de transport d'électricité (RTE), la filiale d'EDF en charge des lignes haute et très haute tension, enregistre des pics de consommation. «L'essentiel, c'est que le parc d'EDF soit en ordre de bataille au moment où les températures baisseront significativement», souligne un expert du secteur. Pour le reste, une telle quantité d'examens met forcément les équipes sous tension mais c'est le propre de l'atome civil d'être ultra-précautionneux.

Montée en puissance du renouvelable

S'agissant des examens liés à la «ségrégation carbone», EDF est désormais rompue aux procédures puisque depuis le début de cette année, six réacteurs ont déjà été contrôlés avant d'être autorisés à redémarrer. Pour faire face à ces arrêts qui s'enchaînent, l'électricien français dispose de plusieurs autres moyens de production: thermique à flamme, cycle combiné gaz, hydraulique, solaire, éolien... Au cours des dernières années, la montée en puissance du renouvelable a offert un levier supplémentaire pour faire face aux brutales variations de la demande d'électricité.

Dans le cas présent, la France ne présente aucun risque de coupure de courant. La météo est relativement clémente, dans le sillage du mois de septembre qui a été franchi sans encombres alors que 24 réacteurs d'EDF étaient à l'arrêt. Dans un communiqué, la ministre du Développement durable Ségolène Royal a pris acte de la décision de l'ASN de demander à EDF l'arrêt de ces 5 réacteurs. La ministre rappelle qu'elle a reçu le président de l'ASN le 17 octobre et qu'elle «lui a assuré toute sa confiance afin que les investigations en cours, et les décisions qui en découleront, assurent le niveau de sûreté du parc nucléaire français».

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Électricité: la production nucléaire en France au plus bas en 18 ans en septembre

La production mensuelle d'électricité d'origine nucléaire a touché son niveau le plus bas en 18 ans en septembre, alors que l'électricité photovoltaïque et thermique fossile est en hausse sur fond de consommation stable, a indiqué RTE mardi. «La production mensuelle d'origine nucléaire atteint 26,6 TWh (térawattheures, NDLR), soit le niveau le plus bas depuis août 1998», a précisé le gestionnaire du réseau à haute tension dans son aperçu mensuel sur l'énergie électrique.

L'atome, pénalisé par une plus faible disponibilité des réacteurs, a ainsi généré environ 72% de l'électricité produite le mois dernier en France, qui s'est élevée au total à 36.493 gigawattheures (GWh). La production solaire a elle bénéficié d'un bon ensoleillement en septembre: elle a augmenté de 15% sur un an, à 824 GWh. En hausse également, «la filière thermique à combustible fossile a atteint son plus haut niveau, pour un mois de septembre, depuis 1984», avec 4.132 GWh produits, plus de deux fois plus qu'en septembre 2015, a indiqué RTE. (avec AFP)

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Tag(s) : #ACTUALITES, #NUCLEAIRE

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