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« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent sa monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleurissent autour d’elles priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans toit sur la terre que leurs parents ont conquise »

(Thomas Jefferson, 3e président
des Etats-Unis, 1802)

De semaine en semaine la situation devient de plus en plus dangereuse pour l’une des plus grosses banques Allemande. Cette banque est un poids lourd, un type de banque classée comme « systémique », une banque qui en s’effondrant peut déclencher le fameux effet domino, tel que ce fut le cas pour Lehmann Brothers en 2008. Sauf que cette fois ci c’est en Europe et que nous sommes au premières loges. Nous avons en France, notamment la Société Générale et le Crédit Agricole qui pourraient bien prendre la crise de plein fouet, mais il y a les mêmes en Italie, Portugal, Espagne.

Après avoir parcouru quelques dépêches à ce sujet hier, j’ai interrogé mon ami Martin Pêcheur (auteur de quelques articles de divulgation économiques sur ce blog) pour savoir si mon impression de non initiée était juste. Sa réponse reçue il y a quelques minutes est moins qu’optimiste : « Les professionnels de la finance allemands et étrangers ont déjà retiré des fonds de la banque pour 20 milliards au premier semestre. Cette décisions des financiers signifie qu’il y a un « run » engagé. Le titre devrait continuer à baisser. »

Les conséquences pourraient ni plus ni moins déclencher une panique en Europe et de gros gros problèmes avec l’euro qui pourrait exploser.

Selon l’analyse de C.Sannat, il y aurait peut-être bien une énorme manipulation politique derrière cette affaire, et cela me parle. Explications :

L’Europe tremble sur ses bases et les 28 Etats qui la composent commencent pour des raisons diverses à se désolidariser. Bruxelles et sa dictature exaspère les populations et le Brexit britannique a démontré qu’il était possible de la quitter sans qu’ait lieu la catastrophe annoncée. Il s’agit donc de démontrer que sans cette Europe salvatrice nous allons tous plonger dans le chaos.

Aux commandes : Angela Merkel qui voit arriver les élections fédérales et est de plus en plus contestée, et notre capitaine de pédalo, qui boit le bouillon à 17% dans les sondages et a peu de chance de retrouver le velours confortable de son trône élyséen.

Pour s’en sortir la tête haute, le plus probable est de faire ressortir les difficultés de banques étrangères comme les espagnoles, les italiennes et évidemment une ou deux portugaises.

Face à la crise bancaire européenne et non pas uniquement « allemande », la BCE, appuyée par la grande mansuétude allemande et grâce à la bienveillance de la chancelière Angela, viendra sauver les banques européennes de la déroute à quelques semaines de la réélection du petit père du peuple François qui pourra proclamer : » J’ai sauvé l’Europe… c’est important l’Europe… »(1)

Autrement dit, la BCE fera chauffer la planche à monnaie de singe, posera des rustines sur tous les pneus crevés de la finance européenne pour le temps que cela tiendra (car cela ne fera une fois de plus que reculer le problème de fond d’un système moribond) et le brave péquin européen auquel on aura fait très très peur se dira que sans l’Europe, ce serait le chaos.

Merci Angela, merci François qui ont initié notre sauvetage. Gros bénéfice politique, cela désamorcerait les discours des dangereux souverainistes d’un bord ou de l’autre qui sévissent sur le continent européen. Bingo !

Accessoirement, peut-être même se servira-t-on de cette crise pour aller encore vers plus d’Europe et serrer la vis sociale avec l’accord tacite des populations bien apeurées, trop contentes d’être passées à coté de l’Armageddon économique. Comme en 2008 où ça parfaitement marché, il faudra être de bons citoyens et participer au sauvetage de nos banques. Si vous avez bonne mémoire, vous vous souvenez des « réformes » de Sarkozy sous ce prétexte avec un bilan désastreux à la clef (2)

Et les braves moutons comme la fois dernière se précipiteront en rangs serrés vers l’abattoir. Quand la gamelle est en jeu, il est très simple de jouer sur les émotions.

Si la manœuvre est médiatiquement bien faite, Angela passera pour super-woman et nous devrions retrouver chez nous (le PS est trop détesté), un Sarko ou un Juppé, ultra-libéraux et otanistes à n’en plus pouvoir. Le système aura gagné. Diabolique, non ?

Ceci est une hypothèse mais compte-tenu des bas calculs politicards dont nous sommes coutumier, elle n’est pas stupide. Reste une autre hypothèse pas meilleure : La DB s’effondre, le chaos s’installe et avec lui la remise en ordre de la « démocratie » sous une botte de fer.

Deutsch Bank : Et si ses graves difficultés servaient un plan politique diabolique ?
Nous vivons une période troublée et les événement s’accélèrent. Le chaos annoncé n’est peut-être pas celui d’une guerre, mais d’un effondrement économique qui pourrait prendre un caractère mondial. Tout dépend du plan B des élites dirigeantes.
Il ne s’agit pas d’avoir peur, la peur n’a jamais empêché le danger. Nous allons probablement à avoir à affronter des périodes difficiles telles qu’en ont connu les générations précédentes. Ils ont tenu le coup. Nous résisterons aussi. Il n’y a pas de raison. Il y a de l’espoir au contraire, les consciences sont beaucoup plus nombreuse à s’être ouverte.
On ne fait pas du neuf avec du vieux et pour que le germe du nouveau surgisse, il faut que le grain meure.

Galadriel

Deutsch Bank : Et si ses graves difficultés servaient un plan politique diabolique ?
Tag(s) : #ACTUALITES, #ECONOMIE - FINANCE, #POLITIQUE

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