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Le PIB est un indicateur important de l’état de santé d’un pays, malheureusement, avec l’euro qui n’est pas une monnaie d’avenir, la crise, les magouilles, les fuites de capitaux institutionnalisés (exemples pour la France), les PIB des pays ne sont pas au meilleur de leur forme… Pas grave, il suffit de tricher un peu, ils en ont les moyens. Par exemple, l’UE a voulu que la France compte dans son PIB l’argent de la drogue et de la prostitution, cela a été fait pour le Royaume-Uni, le PIB est monté de 11 milliards! La France était quelque peu frileuse pour cela, mais a quand-même truqué quelques chiffres:

L’Insee ne suivra qu’en partie les règles européennes. L’Institut européen de la statistique, Eurostat, avait demandé l’an dernier aux États membres de l’UE d’intégrer les activités illégales créatrices de richesses (trafic de drogue et prostitution) dans les statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales menées d’un commun accord. Mais en France, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a décidé de prendre en compte le trafic de drogue seulement pour déterminer le revenu national brut (RNB, qui sert à établir la contribution de la France au budget de l’Union européenne) et de ne pas revoir son mode de calcul au sujet de la prostitution.

Source: Geopolintel.fr

Au final, le PIB est-il réellement représentatif de la situation générale? Des économistes considèrent que le PIB n’est plus adapté au XXIe siècle. Comme l’explique l’article, « La formule du PIB a été instaurée à une époque dominée par les industries manufacturière et agricole. Calculer la production de masse était chose aisée, mais le résultat donne une vision assez simplette de la richesse« , et devinez qui proposent la solution? Le Boston Consulting Group et le JPMorgan Chase & Co. Institute…

Vers la fin du PIB ?

Source de l’image: Dominiquegambier.fr

Peut-on encore faire confiance au produit intérieur brut? Pour beaucoup d’économistes, ce sacro-saint indicateur n’est plus adapté au XXIe siècle.
Le PIB est apparu après la crise des années 1930 pour mesurer la production de biens et services sur une période donnée. Il est devenu un formidable outil pour recenser l’effort de guerre, et sa croissance est aujourd’hui encore vue comme un signe de santé.

Mais le PIB est critiqué pour n’avoir pas de cœur: il ne tient pas compte des effets secondaires des décisions économiques.

Construire une centrale nucléaire ajoutera au PIB, mais les effets environnementaux, comme les déchets et la décontamination, ne seront pas pris en compte.

Le PIB est aussi critiqué parce qu’il est trompeur. Ainsi, en 2014, le Nigeria a ajouté 240 milliards de dollars à son PIB, une hausse de 89 %, en incluant dans son calcul des secteurs qui n’étaient pas comptabilisés jusque-là. Cette hausse n’a rien changé au fait que ce pays est l’un des plus pauvres d’Afrique.

Le travail bénévole, comme celui des proches qui restent à la maison pour s’occuper de leurs parents, n’est pas non plus compris dans le PIB, même s’il constitue un gain de services. Même chose pour la production immatérielle — brevets, découvertes, etc. — et l’état des infrastructures.
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Bref, le PIB ne tient pas compte de la qualité de la production et de ses gains d’efficacité. Par exemple, en calculant la consommation d’éclairage entre les années 1800 et 2000, le total augmente de trois à cinq fois. C’est ce que le PIB retient. Mais c’est faire fi du passage des bougies aux ampoules. Sur cette base, le coût par lumen (unité de mesure du flux lumineux) a énormément baissé en deux siècles.

Afin de fournir un portrait plus juste, les économistes américains James Tobin et William Nordhaus ont créé, en 1973, la mesure du bien-être économique, qui tient compte des effets à long terme des dépenses en santé et en éducation. Puis, en 1998, les Canadiens Lars Osberg et Andrew Sharpe ont proposé un indicateur de bien-être économique qui tient compte de l’inégalité des revenus et de l’insécurité économique.

Les Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Amartya Sen ont aussi présidé une commission, en 2008, avec leur collègue français Jean-Paul Fitoussi. Celle-ci proposait des solutions de rechange au PIB, et pourtant, la croissance du PIB est restée la base des politiques économiques des États.

Mais lorsque The Economist a soulevé la question en avril, les colonnes du temple ont bougé. Le conservateur magazine britannique juge le PIB dépassé? Oui… par la technologie!

La formule du PIB a été instaurée à une époque dominée par les industries manufacturière et agricole. Calculer la production de masse était chose aisée, mais le résultat donne une vision assez simplette de la richesse.

Depuis, la part des services, plus subjectifs à quantifier, a pris de l’ampleur. Et la mutation de l’économie vers le numérique vient tout chambarder. Comment calculer la musique que vous écoutez sans frais sur YouTube? Ou l’itinéraire qui vous guide sur Google Map? Comment Airbnb, qui ne possède aucune chambre, doit-il entrer dans le calcul? Et comment tenir compte du gain d’efficacité engendré par ces technologies? Le PIB ne sait pas comment quantifier cette valeur ajoutée. Il mesure ce que le système produit, pas ses avancées.

La réponse se trouve peut-être dans la technologie, grâce aux métadonnées. C’est ce que suggèrent le Boston Consulting Group et le JPMorgan Chase & Co. Institute. Les entreprises récoltent des milliards de données sur nos habitudes de consommation. Ce genre de radiographie pourrait donner un indicateur plus juste de la production réelle de la richesse qu’une enquête statistique traditionnelle basée sur un sondage. Et ainsi permettre de dépasser des mesures hypercomptables qui ont fait leur temps.

Source: Lactualite.com

Et pour aller un peu plus loin dans l’analyse, citons le commentaire éclairé d’un internaute à la suite de l’article original:

Conventionnellement la plupart de journalistes ne font référence qu’à une seule mesure du PIB : le PIB brut ou le PIB nominal. Comme tout dépendant du niveau d’inflation le PIB nominal peut s’accroitre moins vite que l’inflation. Il peut y avoir une distorsion entre une croissance réelle de l’économie et l’illusion arithmétique de l’accroissement de la richesse.

C’est pour cette raison que la plupart des économistes établissent une distinction entre le PIB réel et le PIB nominal. Le premier tient compte de l’inflation. De la même manière les économistes observent les économies les unes par rapport aux autres, c’est pourquoi ils s’intéressent également à la parité du pouvoir d’achat (PPA), ce qui permet de comparer le niveau de vie entre les pays et leurs variations annuelles.

Comme l’explique très bien Statistique Canada. Il existe plusieurs approches pour bien comprendre et comparer ce que contiennent les PIB. Statistique Canada qui détermine trois approches complémentaires fondées sur : la production, les revenus et les dépenses.

On peut compléter son instruction par le lien suivant :
http://www.statcan.gc.ca/pub/13-607-x/2016001/174-fra.htm

Aussi, sans vouloir partir une énième polémique, c’est peut-être une certaine approche journalistique qu’il faudrait revoir pour se pencher dans ce cas ici plus précisément sur un approche plus scientifique qui repose sur la combinaison d’un ensemble de données qui permettent d’établir des comparaisons valables et fiables.

Aucune mesure ne peut être parfaite lorsqu’elle est isolée ou bien prise — comme c’est un peu le cas ici — vidée de son propre contexte.

via les M.E.

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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