Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Crise du lait, de l'élevage, des céréales… l'agriculture française est en faillite

La crise du lait se poursuit et des producteurs se mobiliseront lundi contre Lactalis. Mais ils ne sont pas les seuls à souffrir : un tiers des éleveurs bovins pourrait disparaître cet automne, les céréaliers et les maraîchers sont aussi en grande difficulté.

La crise agricole sans précédent qui frappe la France continue à faire des ravages. Tous les pans de l'agriculture en France sont touchés, à commencer pour les éleveurs laitiers. Ainsi, à l'appel de la Fédération départementale et des syndicats d'exploitants agricoles de la Mayenne, des agriculteurs vont mener une action coup de poing contre Lactalis lundi.

Les producteurs laitiers des Pays de la Loire, de Bretagne et de Normandie ont ainsi d'ores et déjà annoncé qu'ils se rendront par centaines à Laval, fief du numéro deux mondial du lait (après Nestlé). Dès lundi soir, ils entameront le blocus de l'usine Lactalis avec leurs tracteurs et des pancartes revendicatives.

● Les producteurs laitiers perdent de 60 euros à 100 euros pour 1000 litres

Ils s'estiment lésés par l'industriel, qui collecte plus de 20 % du lait français auprès de 17.000 producteurs, pour la grande majorité dans le Grand Ouest. Aujourd'hui, l'industriel achète aux producteurs leur lait 257 euros pour 1000 litres alors que le coût de production moyen est estimé à 350 euros pour 1000 litres. Le fabricant des marques Président, Lactel, Bridel, Chaussée aux moines... réplique et met davantage en cause une crise de surproduction et la concurrence féroce des autres pays européens.

La crise dure depuis plusieurs années. Elle s'est accentuée après l'embargo russe en août 2014 et surtout avec la fin des quotas laitiers le 1e avril 2015. Résultat, les cours du lait ne cessent de dégringoler: ils ont passés de 365 euros la tonne en 2014, à 305 euros en 2015 puis autour de 260 euros actuellement.

Parallèlement, les cours du lait en France restent plus élevés que dans les autres pays concurrents en Europe, de l'ordre de 15%. La Commission européenne a décidé d'aider les agriculteurs à réduire leur production en leur allouant des aides, au prorata des litres non produits. Mais ces aides se font attendre, clament les producteurs.

» Jean Médard, producteur laitier et symbole de cette agriculture qui souffre

● Les éleveurs bovins perdent autour de 300 euros pour une bête de 400 kg

Dramatique, le contexte l'est pour les éleveurs de viande bovine. Près d'un tiers d'entre eux pourraient disparaître dès cet automne, prévient Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération Nationale Bovine (FNB). «On estime qu'aujourd'hui près d'un tiers des 80.000 exploitations bovins spécialisées va disparaître dès cet automne. Ce qui est colossal!», déclarait récemment Jean-Pierre Fleury.

suite et source

Tag(s) : #ACTUALITES, #ECONOMIE - FINANCE

Partager cet article