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Comment justifier l'effondrement économique...

Par le terrorisme, tout simplement !

Notre élite est d'une médiocrité absolue!

«Les attaques à répétition vont pénaliser le pays»
Le tourisme français va encore être mis à mal, après les faits survenus à Nice, jeudi.

Après une période difficile pour le tourisme à Paris, qui a connu une forte baisse de fréquentation depuis les attentats de novembre 2015, l'attaque de Nice marque une répétition qui risque de pénaliser la destination France dans sa globalité et à long terme.

Depuis janvier, les arrivées de touristes par vols réguliers accusent une baisse de 5,8% en France, dont un recul de 11% à Paris et une progression de 1% en province, selon des chiffres du ministère des Affaires étrangères, rendus publics mercredi à la veille de l'attentat de Nice qui a coûté la vie à 84 personnes le 14 juillet.

Japonais frileux

Par nationalité, de janvier à fin avril, le nombre de touristes étrangers a baissé de 11% dans la région parisienne, les Japonais étant les plus frileux, avec une chute de plus de 50%, selon le Comité régional du Tourisme.

Après les attentats de janvier 2015 contre un journal, des policiers et un magasin casher, et ceux de novembre contre des cafés, une salle de spectacles et un stade, la chute de fréquentation touristique en France avait touché de plein fouet la capitale mais peu la province.

«La province, qui était épargnée des drames terroristes et des conséquences sur les outils commerciaux (dont l'hôtellerie n'est qu'un maillon), est désormais lourdement affectée. Ce n'est plus seulement Paris mais la France entière qui va subir une période compliquée, semée de doutes et d'incertitude et donc de concurrences avec d'autres destinations épargnées», affirme Philippe Gauguier, du cabinet d'experts In Extenso.

Espagne et Portugal

L'Espagne, troisième destination touristique mondiale en nombre de touristes derrière la France et les Etats-Unis, mais aussi le Portugal vont bénéficier de ces reports. La fédération patronale espagnole Exceltur a annoncé mercredi s'attendre à un nouvel été record. Aux Baléares, l'affluence record de touristes attirés par le climat et la sécurité commence même à fatiguer l'île de Majorque.

Sur la Côte d'Azur, selon Philippe Gauguier, «les annulations viennent autant de clients français que des étrangers. On enregistre des annulations nombreuses de séjours, surtout sur la deuxième quinzaine de juillet: plus les hôtels sont proches des centres ville et des fronts de mer (Nice, Juan les pins, Cannes...) plus les annulations sont nombreuses, alors qu'elles sont très limitées en arrière-pays», assure-t-il.

«Les annulations, à ce jour, peuvent représenter jusqu'à 20% de la demande, voire plus sur certains hôtels haut de gamme, avec des pointes annoncées à 40% sur un établissement», affirme Philippe Gauguier.

«Le téléphone sonne sans arrêt»

A Paris aussi, on enregistre des annulations. Selon François Delahaye, directeur général du palace le Plaza Athénée, «le téléphone sonne sans arrêt depuis vendredi pour des annulations pour juillet, août et septembre» et ce sont «principalement des Américains».

«En plus des annulations, nous enregistrons des départs imprévus qui ont représenté jusqu'à 66'000 euros le 15 juillet», souligne ce responsable, qui assure que les gens «ont peur de venir en France, et pas seulement à Paris et cela va durer au moins une année».

Pour son établissement, François Delahaye anticipe pour l'année 2016 «un taux d'occupation compris entre 50 et 60%, contre des années précédentes avec une fourchette comprise entre 70 et 80%».

Prévisions pessimistes

Selon Mark Watkins, président du cabinet Coach Omnium, spécialisé dans le tourisme et l'hôtellerie, «l'impact sur le tourisme est plus que régional, il ne va pas se cantonner à la Côte d'Azur mais (va s'étendre) à l'ensemble du territoire français et cette désaffection, qui concerne les touristes étrangers, mais aussi français, risque malheureusement de durer sur le long terme», insiste-t-il.

Face à ces pessimistes prévisions, certains gardent la foi en la promotion de la destination France. «Nous souhaitons qu'une nouvelle campagne de communication soit faite très rapidement par le gouvernement, pour rassurer au maximum les touristes», demande Hervé Becam, vice-président de l'Umih, principale organisation professionnelle du secteur.

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Tag(s) : #ACTUALITES, #Philosophie-réflexion

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