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La finale de la Coupe de France ce samedi devait servir de test au dispositif de filtrage pour l'Euro 2016. il a viré au désastre.

Au stade de France, sécurité maximale, fiasco grandeur nature

Le rendez-vous était attendu des supporteurs marseillais et parisiens. Ce samedi se tenait la finale de la Coupe de France à Saint-Denis, au Stade de France. Comme le souligne Le Parisien ce dimanche, la soirée, placée sous très haute surveillance, devait servir de test au dispositif de filtrage qui sera mis en place à partir du 10 juin prochain pour l'Euro 2016. Une répétition grandeur nature, mais pas dans les conditions du réel, puisque seulement 20 000 Parisiens et 20 000 Marseillais avaient la chance d'assister à cette finale (contre 80 000 places potentielles).

Couacs et débordements

Un dispositif qui fait aujourd'hui grincer des dents. À l'approche de l'événement et seulement six mois après les attentats qui ont visé le Stade de France, un mur d'enceinte de deux mètres a été dressé autour du stade permettant l'accès à seulement quatre portes d'entrée. Résultat, des files d'attente interminables pour des supporteurs qui comprenaient à peine comment entrer dans le lieu, explique le quotidien. Des débordements ont pu être observés aux abords des portes où les esprits, échauffés par l'attente, peinaient à pénétrer dans les étroites embouchures mises en place pour accéder à la palpation.

Michaël Youn expulsé du stade

Des palpations censées venir compléter un dispositif de sécurité impressionnant et qui ont, elles aussi, révélé des failles. Des fumigènes, pétards et bombes agricoles ont pu être introduits à l'intérieur du stade. Un incendie a même été observé du côté du virage marseillais après le coup de sifflet final. Au total, huit interpellations ont été effectuées à l'issue du match après des échauffourées entre supporteurs des deux camps. Symbole de ces débordements, l'humoriste Michaël Youn, venu assister à la rencontre, a lui-même été expulsé du stade après avoir tenté d'allumer un fumigène. Il a par la suite relayé le tweet d'un anonyme sur son compte Twitter, montrant les images de son éviction. Selon les informations de L'Équipe, il devrait même être interpellé par la police dans les prochains jours. Des dérapages trop nombreux qui ont vivement été condamnés par le patron de la division de lutte contre le hooliganisme à l'issue de la soirée.

Un revers pour Cazeneuve

« Ce grand événement festif d'ampleur internationale représentera un risque, il faut le dire, en raison des capacités qu'ont toujours les groupes à cibler nos pays, et je tiens à ce que nous puissions, face à ce risque (...) disposer de l'ensemble des moyens qui nous permettent de le surmonter », avait déclaré Bernard Cazeneuve à la veille de la prolongation de l'état d'urgence, début mai. Les couacs mis en lumière ce samedi, lors de cette grande répétition générale, représentent donc un premier revers pour le ministère de l'Intérieur, dont le dispositif mis en place pour l'Euro 2016 devrait coûter 17 millions d'euros.

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Tag(s) : #ACTUALITES

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