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Même si la raffinerie de Fos-su-Mer a été débloquée par la force mardi matin de très bonne heure, il reste toutefois 8 raffineries en grève et 3051 stations d’essence qui ne peuvent plus proposer le moindre carburant. Soit-dit en passant, en ce qui concerne Fos-sur-Mer, le blocage ne risque pas de reprendre, puisque je viens de constater sur place que 8 cars de polices (au minimum) sont présents sur place avec contrôles à la clé (ce que je viens de subir), pour éviter que tout mouvement puisse reprendre, et il semblerait bien qu’ils soient là pour rester.

Le mouvement risque de ne pas faiblir pour autant, non seulement les syndicats délogés de la raffinerie de Fos-sur-Mer ont promis une riposte, mais voilà qu’une annonce a été faite, le mouvement va s’étendre aux centrales nucléaires.

Après les raffineries, grève annoncée dans les centrales nucléaires

Après les raffineries, les centrales nucléaires vont-elles être bloquées à leur tour ? Telle est en tous les cas la menace agitée par la CGTEnergie. La puissante fédération du secteur a décidé, mardi 24 mai, de lancer un appel au personnel d’EDF pour compliquer la production électrique jeudi, journée d’action syndicale dans l’ensemble du pays. L’objectif consiste à faire pression sur le gouvernement pour obtenir le retrait de la réforme du code du travail.

La CGT, rejointe dans certaines unités par Force ouvrière, a prévu des blocages de sites jeudi, des barrages pour filtrer l’accès du personnel, mais aussi des baisses de production électrique.

Elles pourraient aller jusqu’à l’arrêt complet de certaines centrales. La direction d’EDF se prépare à faire face à ces perturbations, même si elle ne peut pas, pour l’heure, en prédire l’ampleur.

« C’est en ce moment que se joue le sort du [projet de] loi travail, donc c’est maintenant qu’il faut agir, argumente Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération CGT-Energie. Jeudi, nous appelons donc le personnel à participer au mouvement et à faire monter la pression, que ce soit par des baisses de charge ou des coupures sur le réseau. »

Coupure de courant à Plan-de-Campagne

A la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), le personnel réuni en assemblée générale a voté dès mardi après-midi le principe d’une action forte à partir de mercredi à 22 heures. « La baisse de charge pourrait conduire à l’arrêt des deux réacteurs », précise Arnaud Pacot, secrétaire général de la CGT-Energie de l’Aube.

La journée de mardi a aussi été marquée par des coupures de courant revendiquées par les salariés en colère contre la loi El Khomri. A Plan-de-Campagne, près de Marseille, le plus grand centre commercial d’Europe a été victime d’une interruption de ce type, selon la CGT, et d’autres ont eu lieu à Nantes.

Source et suite sur Le Monde

via les M.E.

Tag(s) : #ACTUALITES

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