Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Effondrement économique : ceux qui en ont conscience commencent à s'affoler

Les grands médias commencent déjà à utiliser l’expression “effondrement économique” pour décrire ce qui se passe dans certaines parties du monde en ce moment.

Pour beaucoup d’Américains, cela peut sembler un peu étrange, mais la vérité est que le ralentissement économique mondial qui a commencé au cours de la seconde moitié de l’année 2015 commence à s’aggraver. Dans cet article, nous allons examiner l’évidence même de cet effondrement avec la situation économique en Amérique du Sud, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Une fois que nous aurons terminé, vous trouverez évident qu’il n’y a absolument aucune raison d’être optimiste quant à la trajectoire que prend l’économie mondiale actuellement. Les avertissements de tant d’éminents experts sont en train de se matérialiser et donc de devenir réalité, et ce que nous avons vu jusqu’à présent ne sont que les prémisses d’une terrible crise économique qui aura une incidence sur chaque homme, femme et enfant dans le monde entier.

Commençons par le Brésil. C’est la 7ème plus grande économie au monde, et elle endure déjà sa pire récession depuis 25 ans. En fait, à la fin de l’année 2015, Goldman Sachs avait déclaré que ce qui se passait là-bas était en fait une “dépression”.

Mais maintenant, la crise au Brésil s’est aggravée significativement.

Je veux partager avec vous l’extrait d’un article récent intitulé “Brésil: l’effondrement économique est pire qu’on ne le craignait”. Je sais, ce titre sonne comme s’il venait directement du site “The economic collapse blog” , mais je ne l’ai pourtant pas écrit.

En réalité, cet article provient de CNN

Au milieu du chaos politique, l’effondrement économique du Brésil est pire que ce qu’avait prévu son gouvernement.

Au milieu des appels croissants à la destitution de la présidente Dilma Rousseff, la banque centrale du Brésil a annoncé jeudi qu’elle s’attendait maintenant à ce que l’économie du pays se contracte de 3,5% cette année.

C’est pire que l’estimation précédente de la banque centrale qui prévoyait une contraction de 1,9%. Ces prévisions plus sombres correspondent à ce que le Fonds monétaire international(FMI) avait prévu pour le Brésil – le plus grand pays d’Amérique latine – et c’est aussi ce que beaucoup d’économistes indépendants suspectaient.

C’est une chose lorsque Michael Snyder vous dit que le Brésil est en train de “s’effondrer économiquement”, mais c’est tout autre chose lorsque c’est CNN qui le dit.

Et bien sûr, j’ai alerté au sujet de la crise brésilienne depuis un certain temps maintenant. Pour obtenir des informations supplémentaires sur ce sujet, lisez mon précédent article intitulé “L’effondrement économique de l’Amérique du Sud est sur la bonne voie !”.

Pendant ce temps-là, les choses sont en réalité bien pire au Venezuela qu’elles ne le sont au Brésil. Le Venezuela fait face à une pénurie de nourriture et de produits de base, le taux d’inflation a atteint 720 %, et la criminalité est devenue hors de contrôle.

Ce qui suit provient d’un article du quotidien généraliste britannique The Independent intitulé “Le Venezuela est au bord de l’effondrement économique complet”

La seule question qu’il faut se poser à l’heure actuelle est de savoir si c’est le gouvernement ou bien l’économie du Venezuela qui s’effondrera complètement en premier.

Le mot clé est “complètement”. Les deux sont bien en train d’agonir. En effet, le parti au pouvoir vient de perdre les élections législatives, ce qui a donné à l’opposition le droit de lancer un vote de censure contre le vice-président ou l’un des ministres, et il est difficile de voir comment cela pourrait s’améliorer pour eux dans l’immédiat – voire même jamais.

Pour les nouveaux, la tendance n’a pas l’air si favorable car selon le Fonds monétaire international, l’économie s’est contractée de -10 % en 2015, les prévisions ne sont guère plus optimistes pour 2016 (-6%), et l’inflation explose à 720 %. Pas étonnant, alors, que les marchés s’attendent à ce que le Venezuela fasse défaut sur sa dette dans un avenir très proche. Le pays est fondamentalement en faillite.

Une fois encore, nous voyons un grand média respecté tel que le quotidien britannique “The Independent” utiliser l’expression “effondrement économique” pour décrire ce qui se passe en Amérique du Sud actuellement.

Vous pouvez trouver une vidéo étonnante du “désastre économique” qui se déroule au Venezuela sur youtube. Je vous encourage à regarder cette vidéo que j’ai placé ci-dessous, parce que ce qui se passe là-bas, finira par arriver aux Etats-Unis.

Pendant ce temps-là, en Europe, l’effondrement du système bancaire italien est entré dans une nouvelle phase inquiétante. Le ministre italien des Finances a convoqué une réunion à Rome lundi axée sur un plan de sauvetage de la “dernière chance” pour les banques en difficulté…


Le ministre des Finances Pier Carlo Padoan a convoqué une réunion à Rome lundi avec les dirigeants de grandes institutions financières italiennes afin d’accepter les derniers détails du plan de sauvetage de la “dernière chance”.

Pourtant, à la veille de cette rencontre, des inquiétudes subsistent quant à savoir si le plan sera suffisant pour isoler la plus faible des grandes banques italiennes, Monte dei Paschi di Siena, de la contagion, selon les personnes impliquées dans les pourparlers.

Les actions bancaires italiennes ont perdu près de la moitié de leur valeur cette année du fait des préoccupations des investisseurs par rapport aux 360 milliards d’euros de créances douteuses – équivalent à 20 % du PIB.

Bien que l’Italie s’enfonce dans un chaos financier, le reste du continent européen mérite une attention particulière. N’oubliez pas qu’un effondrement des banques italiennes menacerait de faire plonger dans le chaos le système financier européen. Depuis la publication de cet article par Michael Snyder, un fonds structurel pour aider les banques italiennes fragiles a été crée mais selon Jacques Sapir, cette création n’est absolument pas rassurante.

Vous souvenez-vous combien il avait été difficile de sauver la Grèce pour le reste de l’Europe ?

Eh bien, la Grèce est la 44ème plus grande économie au monde et l’Italie est la 8ème.

Il serait difficile d’exagérer la gravité de ce qui se passe en Europe, et il ne s’agit pas seulement de l’Italie. Partout sur ​​le continent des grandes banques sont en grande difficulté, et le président de la seconde banque de détail en France(BPCE:Banque Populaire et la Caisse d’Epargne) a récemment déclaré aux journalistes: “je suis beaucoup plus inquiet que je ne l’étais en 2009”.

Et il y a de très bonnes raisons d’être inquiet. Il y a 48 heures, Le dimanche 10 Avril 2016, nous avons appris qu’un “bail-in”venait d’ être annoncé pour l’une des banques autrichiennes les plus en vue. Ce qui suit provient de express.live


Suite à une décision des autorités financières autrichiennes, l’Autriche est devenue le premier pays de l’UE à recourir à la réglementation de la directive européenne BRRD sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances, entrée en vigueur au début de cette année.

Depuis le 1er janvier de cette année, en effet, le sauvetage des banques avec l’argent des contribuables (“bail-out”) est donc – en théorie – proscrit. Désormais, il est prévu d’effectuer un “bail-in”, c’est à dire de mettre à contribution les actionnaires, puis les détenteurs d’obligations, et enfin, les déposants qui détiennent au moins 100.000 euros (le montant du dépôt garanti) sur des comptes ouverts auprès de l’institution en faillite.

Les créanciers devront peut-être s’asseoir sur 54% de leurs créances:
Le régulateur bancaire autrichien a opéré une “coupe de cheveux” (c’est à dire, une annulation pure et simple) sur les dettes échues de Heta de l’ordre de 54%,
et reporté l’échéance de paiement des 46% restants au 31/12/2023.
En outre, tous les paiements d’intérêts seront annulés rétroactivement au 1er mars 2015.

Ce qui est particulièrement frappant dans tout cela, c’est la faible couverture médiatique de ces événements et de cette application de ces nouvelles règles bancaires de “bail-in”, alors que celles-ci posent un risque majeur pour les dépôts des investisseurs, des épargnants et même des entreprises.

Voici le conseil de Dirk Bauwens :

“Vos économies et les miennes sont réellement en danger. Et cela en raison de l’insuffisance du régime de garantie des dépôts, de la situation douteuse des banques en Europe, ainsi que des nouvelles règles de bail-in pour elles. Il est donc conseillé d’opter pour une banque conservatrice avec des capitaux propres décents (au moins 10% de son total de bilan) et de ne pas y détenir un montant de plus de 50.000 €.”

Les dominos commencent à tomber en Europe, et je m’attends à encore plus d’annonces de ce type dans les semaines et les mois à venir.

Par ailleurs en Asie, le chaos économique progresse aussi.

En Chine, le marché boursier est déjà en baisse de plus de 40 % par rapport à ses sommets, les exportations chinoises ont plongé de -25,4 % à fin février par rapport à l’année précédente, et les chiffres économiques chinois n’ont jamais été aussi mauvais depuis la dernière récession mondiale.

Dans le même temps, l’économie japonaise va vraiment mal actuellement. Comme je l’avais déjà expliqué l’autre jour, La croissance du PIB a reculé sur deux des trois derniers trimestres , la production industrielle japonaise vient de vivre sa plus forte baisse en un mois depuis le tsunami de 2011, et le climat des affaires vient de tomber à son plus faible niveau depuis trois ans. Le Nikkei a chuté d’environ 5000 points par rapport au niveau où il était l’ été dernier, et certains analystes estiment que les marchés japonais ” sont détruits ” en raison de l’ intervention massive de la Banque du Japon(BOJ).

Ici aux Etats-Unis, nous n’avons pas été impactés aussi durement que dans le reste du monde pour l’instant, mais il y a beaucoup de signaux avant-coureurs très inquiétants que l’on peut dorénavant constater.

A la fin de la semaine dernière, nous avons appris selon les anticipations que le PIB américain n’augmentera que de seulement 0,1 ou 0,2 % au cours du premier trimestre de 2016. Et sur ​​les bénéfices des sociétés, la saison des publications démarre, et cela devrait être très, très mauvais. Ce qui suit provient de Business Insider

Nous sommes sur le point d’obtenir la confirmation que la croissance des bénéfices pour les plus grandes entreprises américaines a été négative au premier trimestre, par rapport à la même période il y a un an.

Lorsque le géant de l’aluminium Alcoa publiera ses résultats lundi, elle marquera ainsi le début officieux de la plus lourde saison de publications des entreprises composants le S&P 500.( Depuis la publication de cet article par Michael Snyder, les résultats du géant de l’aluminium et des métaux composites qu’est Alcoa ont été publiés et c’est catastrophique: Alcoa: plongeon de 92% des bénéfices au 1er trimestre et des suppressions d’emplois en perspective)

Les bénéfices des sociétés sont attendus en baisse de 9,1% pour le 1er trimestre 2016, selon John Butters, analyste sur les bénéfices des sociétés, chez FactSet.

Si ces projections se révèlent être précises, ce sera le 4ème trimestre consécutif de baisse de bénéfices. C’est une situation que nous ne voyons jamais en dehors d’une récession.

Et un tas d’autres chiffres indiquent que l’économie américaine est en très grande difficulté actuellement. Lisez à ce sujet mon article précédent intitulé “En 6 mois, la situation économique américaine n’a fait qu’empirer. La preuve en 19 points !”.

Bien sûr, je ne suis juste qu’une voix parmi des milliers d’autres tirant la sonnette d’alarme sur l’économie américaine qui se dirige vers des temps très difficiles. Par exemple, il suffit de lire ce que le célèbre stratège de la Société générale Albert Edwards vient de prédire

Une “vague gigantesque” de défauts de paiement ne tardera pas à submerger l’économie américaine, laquelle ne permettra sans doute pas aux Etats-Unis d’éviter une récession généralisée, a prévenu l’analyste de la banque Société générale Albert Edwards

Bien que la situation avec les actifs à risques (dont les revenus dépendent de la dynamique du marché, ndlr) soit calme depuis plusieurs semaines, notre indicateur d’alerte à la récession ne clignote plus en jaune, mais est devenu bien rouge

Et d’ajouter qu’une brusque chute des bénéfices des sociétés américaines, “criblées de dettes”, était le principal précurseur d’une récession imminente.

Bien que les prévisions d’activité aux Etats-Unis restent très honorables comparées à celles de l’Europe, les spécialistes font valoir que, depuis le XIXe siècle, aucune phase d’expansion américaine n’a duré plus de huit ans. Et à présent, estiment-ils, toutes les conditions sont de nouveau réunies pour un scénario noir.

“Nous y sommes”, résume Albert Edwards, qui recommande aux investisseurs de ne pas trop compter sur les obligations des compagnies américaines.

Selon lui, ce ne sont que des bulles qui ne demandent qu’à exploser.

“L’avalanche de défauts de paiement de compagnies américaines serait un choc pour les investisseurs”, avertit l’analyste.

Selon ce dernier, la panne de l’économie américaine, qui représente à elle seule 20% de la production mondiale, serait évidemment une catastrophe. D’autant qu’elle se produirait simultanément avec celle de la Chine.

Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas seulement un pays ou bien une zone géographique qui est concernée mais bien l’ensemble de la planète.

L’effondrement économique fissure de partout dans le monde. Ceux qui en ont conscience commencent à s’affoler…

Malheureusement, ils ont eu sept ans pour essayer d’arranger les choses depuis la dernière récession mondiale, et ils ont failli à la tâche.. Toute personne qui croit que, par miracle, ils seront en mesure de nous sortir de cette crise cette fois et que tout s’arrangera est simplement en train de prendre ses désirs pour des réalités.

Source
Vu ici

Publié par Paul

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

Partager cet article