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Alain Juppé, un délinquant peut-il être président de la République ?

Par crainte du pire les Français peuvent élire Alain Juppé en 2017 s’il gagne les primaires des Républicains. Mais on est en droit de se demander si un délinquant peut un jour être élu à la fonction suprême et devenir président de la République. La question se pose franchement pour Alain Juppé qui dans l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris, a été condamné en 2004 par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison et à une peine de 10 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt avec inscription au casier judiciaire. Il était accusé comme on peut le lire sur Wikipédia « d’avoir en tant que secrétaire général du RPR et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995 été l’un élément clé d'un système de financement occulte d'emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics ». Le tribunal a estimé notamment qu'Alain Juppé a « délibérément trompé la confiance du peuple souverain » ce qui est franchement inquiétant s’il est élu président de la République.

Certes en appel la condamnation qui avait été assortie du sursis a été ramenée fin 2004 à 14 mois et un an d’inéligibilité compte tenu des nombreuses années qu’Alain Juppé a consacré au service de l’Etat, mais la Cour d’appel a regretté que celui-ci n'ait « pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement pour mettre fin à des pratiques délictueuses pour les financements des partis politiques et qu’il ait maintenu la négation des faits avérés ».

Certes, il est dit qu’Alain Juppé a surtout été le bouc émissaire d’un système, mais vu le contexte actuel est-il bien raisonnable de remettre les clefs de la Nation à quelqu’un qui a tant magouillé avec le droit pour l’enrichissement d’un clan ? A l’Elysée et avec les pleins pouvoirs que va-t-il faire ? Dans quelles autres manipulations, copinages, et malversations va-t-il plonger le pays même s’il s’est refait une virginité en tant que maire de Bordeaux ? Et quand on sait qu’en janvier 1993, comme le précise encore le dictionnaire du web, Alain Juppé bien « droit dans ses bottes » avait donné l'ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement de la ville de Paris rue Jacob, et que dans la même rue pour son propre logement de fonction de près de 200 m², il avait fait réaliser des travaux pour plusieurs millions de francs de l"époque évidemment aux frais des contribuables, on est plus que perplexe voire soupçonneux. Moi en tout cas c’est sûr « droit dans mes bottes », je ne voterais pas pour un délinquant.

Source

Publié par Paul

Tag(s) : #Présidentielles 2017

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