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Faut il rappeler l’histoire pour se rendre compte des dérives de ce gouvernement ??

Merci à Kitetoe pour ce rappel et à Ced pour l’alerte.

Terrorisme : Valls et ses amis comptent sur votre tendance à la mémoire courte…

Comment ? Il ne faudrait pas tout faire pour lutter contre les terroristes qui ont fauché autant de vies innocentes cette année en France ? Comment peut-on critiquer le Loi sur le renseignement, qui permettra d’écouter massivement les communications en France ? Elle fera ressortir l’aiguille de la meule de foin, permettra de déjouer des attentats ! L’état d’urgence ? Une nécessité. D’ailleurs, Manuel Valls le proclame alors que vient d’être arrêté Salah Abdeslam, »D’autres réseaux, d’autres cellules, d’autres individus, en France et en Europe, s’organisent pour préparer d’autres attentats. Nous devons être mobilisés« .

Oui, un ennemi nous a déclaré une guerre asymétrique. Oui, il y aura d’autres attentats et d’autres morts. La probabilité est extrêmement forte. Mais de là a valider toutes sortes de textes liberticides ? Nous avons la mémoire courte et c’est ce sur quoi misent des gens comme Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve.

Le terrorisme n’est pas une nouveauté, une nouvelle donnée dans l’équation de nos vies. Pas même en France, pourtant épargnée par rapport à d’autres pays.

Certains n’étaient pas nés, mais l’OAS a fait pas loin de 2000 victimes. Disposions-nous des « boites noires », des systèmes d’écoute sophistiqués, des IMSI catchers, pour lutter contre elle ? Cela a-t-il empêché la Démocratie de prendre le dessus ?

Le terrorisme n’a pas de bord politique ou idéologique. C’est une façon de combattre un pouvoir en place. Nous avons donc, en France, subi le terrorisme d’Action directe (extrême gauche), comme celui dela Cagoule, de l’OAS ou du Service d’Action civique (SAC) (extrême droite). Sur le plan idéologique, toujours sans état d’urgence, sans boites noires, sans IMSI catchers, l’Etat français a dû faire face à un terrorisme né des conflits israélo palestinien et libanais avec le groupe Abou Nidal, le Hezbollah, et Ilich Ramírez Sánchez, plus connu sous le nom de Carlos.

Surprise ? Ces terroristes ne sont plus actifs, une partie d’entre eux sont sous les verrous ou viennent de sortir de prison après de longues années de détention. Comment donc l’Etat a-t-il pu arrêter les auteurs d’attentats ou mettre fin aux actions des groupes sans disposer de l’état d’urgence, des boites noires, des IMSI catchers, de la déchéance de nationalité, de la Plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ) ? C’est à se demander si les policiers de l’époque étaient des surhommes…

Avec quelles armes lutte-t-on contre le terrorisme ?

Manuel Valls, Bernard Cazeneuve ou François Hollande laissent entendre qu’il ne faut pas réfléchir ou tenter d’expliquer d’où vient le terrorisme qui nous frappe actuellement. C’est pratique. Cela permet de renforcer notre tendance à la mémoire courte, à oublier que le terrorisme ne date pas d’hier, qu’il nous a déjà frappés durement, en France ou à l’étranger (attentat du Drakkar par exemple).

En oubliant cela, on participe à la création d’un mythe. Celui du terrorisme le plus abject, un terrorisme nouveau, contre lequel il faudrait des armes « non conventionnelles », seule manière de l’éradiquer. « Nous gagnerons la guerre contre le terrorisme » a indiqué François Hollande. Tant mieux. Mais quelle guerre ? Avec quels moyens ? Avec des lois liberticides qui créent les conditions d’une dictature si Palpatine arrivait au pouvoir, comme le laisse entendre le bâtonnier de Paris, Frédéric Sicard, que l’on peut difficilement soupçonner d’être du côté des terroristes ?

La Démocratie cesse-t-elle d’être la Démocratie lorsqu’elle utilise les mêmes armes que ceux qui veulent la détruire ?

Cette question théorique pour philosophes du Droit n’est plus aussi théorique qu’elle le semble.

Les années de plomb des deux mandats de George Bush et de celui de Barack Obama nous permettent de tirer les leçons de cette voie qui consisterait à accepter l’idée que tout est légitime pour lutter contre le terrorisme. Sur ce point, il n’est pas inutile de lire le travail du photographe Edmund Clark et du journaliste Crofton Black sur les prisons secrètes de la CIA… On peut aussi réfléchir à l’augmentation des morts par frappes de drones et la déconnexion totale d’une bonne partie d’entre eux avec des actions terroristes. On peut aussi réfléchir aux effets de la légalisation de la torture.

Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, François Hollande… Pas en mon nom, je n’ai pas la mémoire courte.

Source Reflets-Info

Voir aussi:

Vers un état d’urgence permanent et l’interconnexion des fichiers ?

via les M.E.

Tag(s) : #ACTUALITES

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