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Melun. Un avocat tire sur un bâtonnier et retourne l'arme contre lui

Un avocat est entré dans le tribunal de Melun, ce jeudi matin, puis a tiré sur le bâtonnier, avant de se donner la mort. Sa victime est dans un état grave.

Un avocat du barreau de Melun, Joseph Scipilliti, a tiré à plusieurs reprises avec une arme à feu sur Henrique Vannier, 43 ans, le bâtonnier, qui l'accueillait dans son bureau au tribunal de grande instance, avant de retourner l'arme contre lui.

L'homme, qui aurait tiré à trois reprises, avait rendez-vous ce jeudi matin avec sa victime, au deuxième étage du bâtiment. Contrairement à ce qu'avait affirmé une source en premier lieu, le bâtonnier n'est pas mort, mais se trouve dans un état critique. Il a été transporté en urgence au Centre hospitalier Henri Mondor de Créteil.

Le bâtonnier de Paris, très affecté, a rapidement appelé à une minute de silence des avocats en hommage à son collègue décédé.

Que tous les avocats observent une minute de silence pour Henrique Vannier, bâtonnier de Melun.

Une suspension proche

Selon l'Express, Joseph Scipilliti était sous le coup d'une procédure de suspension. On lui reprochait une attitude contraire à la déontologie de la profession. D'après certains de ses collègues, l'avocat aurait tenu le bâtonnier, en poste à Melun depuis 2008, pour responsable de la situation.

e magazine, qui a joint le secrétaire régional du syndicat SGP Police, Jean-Pascal Stadler, indique que le défenseur, proche de la retraite, était venu au tribunal se faire notifier une suspension de sa profession pendant trois ans. Il devait également être informé de son expulsion de son cabinet. Joseph Scipilliti était l'avocat du collectif nationaliste Riposte Laïque. Avant d'entrer dans le tribunal, il leur a envoyé une lettre d'explication pour son acte, sous forme de livre, signée du 27 octobre.

L'« effroi » de Taubira

Le tribunal de la ville accueille aujourd'hui le procès aux assises des parents de la petite Inaya, jugés en appel avoir tué leur fillette de 20 mois. Ce qui explique la présence de la presse, immédiatement sur les lieux du crime.

Dans un communiqué, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a confié son « effroi » après cette « terrible agression ». « Il n'est pas concevable que nos juridictions et les maisons de l'ordre des avocats deviennent pour eux des lieux dangereux », ajoute-t-elle.

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Tag(s) : #ACTUALITES

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