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Cuisinière à gaz. Image d'illustration

Le protocole trilatéral sur la livraison de gaz russe en Ukraine devrait être signé d'un jour à l'autre. Sinon, les Ukrainiens mais aussi les Européens risquent de rester sans gaz cet hiver.

Il ne reste plus qu'un mois pour trouver un accord. Si, d'ici octobre, les parties ne trouvaient pas de terrain d'entente, il faudrait s'attendre à une guerre du gaz russo-ukrainienne sans précédent depuis 25 ans.

Les prochaines négociations entre Moscou, Kiev et Bruxelles sont prévues le 11 septembre, qui permettront d'évoquer les conditions de livraison du gaz russe en Ukraine pour la prochaine période hivernale — d'octobre 2015 à avril 2016. Mais le président ukrainien Petro Porochenko n'a pas d'argent pour payer ce gaz. En août déjà, l'Ukraine avait utilisé ses dernières ressources pour acheter le gaz par des livraisons réversives de Slovaquie. L'UE, pour sa part, ne donne à Kiev ni les finances ni les garanties financières. Ce qui est logique. La guerre civile dans le Sud-Est a épuisé les dernières réserves ukrainiennes. Et la principale source de revenus du trésor — les recettes du transit de gaz russe via l'Ukraine en Europe — est définitivement épuisée.

Les représentants de Porochenko arriveront donc les poches vides aux négociations du 11 septembre.

Pour l'instant, les autorités ukrainiennes restent optimistes. Le premier ministre Arseni Iatseniouk a convenu avec son homologue slovaque Robert Fico d'augmenter au maximum les fournitures réversives de gaz depuis ce pays européen. Cependant, la Slovaquie elle-même se fournit à 100% en gaz russe. Bratislava livre donc à l'Ukraine son excès de gaz à Kiev pour 20-30 dollars de plus par rapport au gaz arrivant directement de Russie. Par conséquent, la déclaration d'Iatseniouk ne peut pas être prise au sérieux.

Kiev devra s'entendre avec Moscou. Or le PDG de Gazprom Alexeï Miller a déclaré qu'"aucune préférence ne serait accordée à l'Ukraine"; qu'"il n'y aura pas d'avance pour le transit de gaz en Europe; "pas d'accords supplémentaires sur les Accords de Minsk"; "et pas de concessions sur la Syrie" (tout le monde sait que des consultants militaires russes apportent un soutien à Bachar al-Assad et c'est confirmé par des faits).

Est-ce qu'un accord sera conclu lors des prochaines négociations? Probablement pas. L'été, en Ukraine, dure jusqu'en octobre et les températures y seront chaudes jusqu'à cette date. Mais Kiev n'a pas de gaz pour l'hiver.

"Un accord pourrait être trouvé. Le prix du gaz que Gazprom pourrait proposer est 254 dollars les mille mètres cubes. La Russie pourrait faire une remise jusqu'à 234 dollars. Mais cela ne permettra pas à l'Ukraine de remplir ses réserves en quantité suffisante pour assurer l'acheminement garanti du gaz dans les pays européens en hiver. Il existe un risque d'échec", estime une source de Gazprom.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Tag(s) : #ACTUALITES

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