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Lorsque le président américain Barack Obama accueillera à la Maison Blanche, le 22 septembre prochain, le pape François à son arrivée aux Etats-Unis pour un voyage de cinq jours, ce sera en présence de personnes ouvertement et publiquement opposées à l’enseignement de l’Église. Obama a pris l’initiative provocante d’inviter une religieuse pro-avortement, une femme transgenre, le premier évêque épiscopal ouvertement homosexuel ainsi que deux activistes homosexuels qui se disent catholiques.
 

Un évêque homosexuel et une activiste transgenre pour accueillir le pape François aux Etats-Unis

 
L’un de ces invités, l’évêque émérite de l’Eglise épiscopale Gene Robinson, avait marqué les esprits en devenant le premier évêque de cette Eglise à déclarer publiquement son homosexualité en 2003. Il avait également été le premier à divorcer de son partenaire homosexuel en 2014, quelques années après avoir divorcé de sa femme avec laquelle il avait vécu 14 ans. Il a les faveurs d’Obama et a participé à un grand nombre d’événements religieux organisés par l’administration américaine.
 
A ses côtés, Mateo Williamson, transsexuel, ancien co-président de l’organisation Transgender Caucus for Dignity USA. Mateo, une femme travestie, répète à qui veut l’entendre qu’elle se pense aujourd’hui comme un homme, mais continue à être attirée par les hommes. « Aujourd’hui, je m’identifie comme un homme homosexuel alors que j’avais jadis du mal à me comprendre : je pensais que pour devenir transgenre, pour devenir un homme transgenre, je devais être attirée par les femmes, alors que je ne l’ai jamais été », explique-t-elle. Elle sera donc également parmi les personnes présentes à la Maison Blanche pour accueillir le pape François.
 

Dans son encyclique, le pape François rappelle que l’idéologie du genre est contraire à la morale

 
Le pape François a affirmé qu’il ne pouvait « juger » les personnes et qu’il était prêt à accueillir toute personne au nom du Christ. Il a également affirmé que les catholiques n’acceptent pas la mentalité moderne de l’idéologie du genre il a déclaré ouvertement, alors qu’il était archevêque de Buenos Aires, que le « mariage » homosexuel est une « tentation du diable pour détruire le plan de Dieu ». Le pape l’a même écrit dans son encyclique Laudato Si’ : « L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. »
 
Barack Obama l’ignorerait-il ?
 
Si le pape François a reçu au Vatican un transsexuel au début de l’année, comme nous le rapportions ici, le Vatican a refusé à un homme transgenre de devenir parrain en Espagne, affirmant que « le comportement transsexuel révèle publiquement une attitude contraire à l’impératif moral qui exige de résoudre le problème de son identité sexuelle selon la vérité de sa sexualité ».
 

Obama invite également une religieuse pro-avortement et un activiste homosexuel et transgenre

 
Lors de cette cérémonie d’accueil, il y aura également sœur Simone Campbell, ouvertement pro-avortement et directeur exécutif du lobby de « justice sociale » NETWORK. Cette religieuse s’était notamment opposée aux évêques américains pour défendre le modèle de sécurité sociale de l’administration Obama, qui retirait pourtant toute liberté de refuser l’avortement ou la contraception aux entrepreneurs. Elle sera présente à la Maison Blanche ainsi qu’au Congrès, devant lequel le pape est attendu.
 
Barack Obama n’a aucune limite : il a également convié Vivian Taylor, un activiste homosexuel et transgenre de 30 ans, membre de l’Église épiscopale jusqu’en mars dernier. Lorsqu’il parle de cette invitation, il précise : « On m’a affirmé que je pouvais venir avec plusieurs amis. Je suis heureux de pouvoir amener une représentation LGBT lors de cet événement. »
 
Attaque politique en règle ? Peut-être… Mais il est hautement improbable que cette liste d’invités n’ait pas été soumise au Saint-Siège pour être validée. Si tel n’était pas le cas, il s’agirait d’une provocation justifiant que le Saint-Siège crée un incident diplomatique.
 

Béatrice Romée

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #USA

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