Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'Union Astronomique Internationale, lors de l'ouverture de son 29e congrès à Honolulu (août 2015) n'y est pas allée par 4 chemins. L'observation des taches solaires est défectueuse car elle a artificiellement amplifié l'optimum moderne et il est donc devenu urgent de redéfinir le protocole de comptage de ces taches solaires parce que ça fait désordre dans la doxa réchauffiste actuelle. Il y a comme un hiatus - et ce n'est pas le seul dans cette lamentable supercherie - et il faut le corriger. Le hiatus du réchauffement climatique qui n'arrive toujours pas alors qu'il est prédit à grands renforts de Prix Nobel, de films catastrophe, de conférences, de courbes en crosse de hockey, de meetings internationaux et de raouts mondains passés et à venir, je pense au COP21 de Mademoiselle Ségolène, brillante ministre française du rayonnement solaire et des moulins à vent, cette absence de réchauffement ça fait désordre !

La stratégie de l'Union Astronomique Internationale est exemplaire : puisque le réchauffement tant attendu ne se manifeste pas, c'est tout simplement parce qu'il n'y a pas eu d'optimum moderne de l'activité solaire, donc et par conséquent il ne peut pas y avoir de réchauffement dû uniquement à l'activité solaire et c'est très simple à comprendre. On comptait mal les taches solaires qui sont le reflet direct de l'activité magnétique du Soleil. Il faut dorénavant les compter différemment et revoir tout ce qui a été compté depuis plus de 300 ans. Les premières observations étaient défectueuses parce que les lunettes et les télescopes étaient eux-mêmes défectueux. Par respect pour les observateurs souvent bénévoles il n'est pas fait mention de leur vue défaillante ...

La supercherie est monstrueusement grossière. Je livre l'exergue présentée au Congrès d'Honolulu traduite de l'anglais le plus fidèlement possible.

« Le dénombrement des taches solaires, l'expérience scientifique la plus longue et toujours d'actualité, est un outil crucial pour étudier la dynamo solaire, la météorologie spatiale et le changement climatique. Ce dénombrement a été recalibré et il indique une histoire de l'activité solaire en accord avec les observations de ces derniers siècles. Ces nouvelles données ne montrent aucune tendance significative vers un accroissement de l'activité solaire depuis 1700 comme cela était suggéré précédemment. Ceci suggère que l'augmentation globale des températures depuis le début de l'ère industrielle ne peut pas être attribué à un accroissement de l'activité solaire ».

Il faut analyser dans le détail les arguments avancés pour faire passer la thèse du réchauffement d'origine humaine qui n'aurait finalement rien à voir avec l'activité solaire. Il s'agit d'une manipulation de données pourtant disponibles (le seront-elles encore ?) accumulées depuis Galilée (voir l'illustration de la main de Galilée) et sa fameuse lunette qui faillit le mener au bûcher quand il découvrit les satellites de Jupiter.

Cette manipulation invraisemblable repose sur l'interprétation du nombre de taches et de leur taille dans un amas de taches. Une grande tache solaire est-elle le résultat de la convergence de plusieurs petites taches ou faut-il faire un comptage séparé des grandes et des petites taches, certaines de ces dernières, les petites taches, ayant pu échapper par le passé à la sagacité des observateurs ? Là est toute la question mais la démarche ne laisse aucun doute, il faut corriger la méthode de comptage de ces taches surtout quand elles sont dérangeantes, c'est-à-dire quand elles vont à l'encontre de la doxa climatique maintenant admise par 99 % des scientifiques qui s'intéressent de près ou de loin à l'évolution climatique de la Terre. La méthode de comptage des taches solaires a été empiriquement définie selon une formule mathématique simple écrite par le Suisse Rudolf Wolf en 1848 pour tenir compte des grandes taches solaires qui selon son estimation pouvaient représenter dix taches solaires de taille moyenne à elles seules :

R = k(10g + s)

où le nombre « relatif » de taches solaires R prend en compte le nombre de groupes de taches solaires g multiplié par un facteur arbitraire de 10 et auquel on ajoute le nombre s de taches individualisées, le tout multiplié par un facteur k dépendant de la localisation de l'observatoire et de l'éventuelle appréciation personnelle de l'observateur. Il est certain que cette formule introduit trop de paramètres sujets à caution malgré le fait que son application scrupuleuse par des centres de collecte de données a tout de même permis de rassembler des observations largement corroborées par d'autres approches comme les fameux proxys issus de la variation directe du champ magnétique solaire sur l'abondance du béryllium-10 ou encore de l'oxygène-18 dans les carottes glaciaires, les concrétions calcaires ou les cernes de croissance des arbres. Nonobstant ces évidences il a été décidé autoritairement en 1995 de reconsidérer ce comptage un peu suranné et de le repolir dans un sens pouvant satisfaire l'hypothèse du réchauffement climatique d'origine anthropique, c'est-à-dire exclusivement d'origine humaine. Et pour ce faire il fallait jeter aux oubliettes de la science l'équation pourtant prudente de Wolf et reconstruire une autre approche favorable à cette nouvelle hypothèse de l'origine anthropique du changement climatique.

Car au XIXe siècle on faisait n'importe quoi ! Il était urgent de corriger le tir et d'introduire cette notion de groupes de taches solaires, le coefficient « arbitraire » introduit par Rudolf Wolf étant éminemment contestable. Il aura fallu attendre un travail de la NASA réalisé au Marshall Space Flight Center à Huntsville, Alabama (voir le lien) pour que l'idée d'une modification du comptage des taches solaires émerge et soit maintenant officialisée. Il n'y a pas eu d'optimum moderne d'activité solaire, c'était une erreur ! Depuis le début de la révolution industrielle la Terre se réchauffe indépendamment de l'activité solaire, c'est maintenant un fait qu'il faut croire à la lettre et par conséquent tous les comptages des taches solaires précédemment réalisés sont contestables.

Il reste tout de même un gros souci et il serait par trop grossier de le nier, c'est ce fameux minimum de Maunder, en gros 1645-1715. Depuis les alentours de 1715, c'est une date facile à retenir, c'est l'année de la mort de Louis XIV, ça se réchauffe parce que l'activité humaine n'a cessé de se développer, ceci expliquant cela. L'introduction de cette nouvelle méthode de dénombrement des taches solaires est tout aussi arbitraire que celle de Rudolf Wolf puisqu'elle introduit un facteur égal à 1,4 correspondant à l'inexactitude de l'observation visuelle des taches solaires et de leur étendue. Mais qu'à cela ne tienne, les « experts » de la NASA avaient déniché la faille qui permettrait de justifier l'alarmant effet de l'activité humaine sur le climat terrestre et c'est maintenant acquis comme tout autre dogme : les fluctuations de l'activité magnétique du Soleil n'ont rien à voir avec le climat terrestre, du moins depuis 1715 ... Et comme ce sont 10000 astronomes de 100 pays différents réunis en congrès à Honolulu qui l'affirment il faut les croire.
 

Image
© Inconnu

Quand on examine les courbes issues de ces manipulations manifestes on ne peut que constater qu'il y a une grosse supercherie qui finalement ne change strictement rien à la situation dans laquelle se trouve la Terre. Depuis le minimum de Dalton encore appelé « petit âge glaciaire » qui frigorifia l'Europe au début du XIXe siècle il ne s'est rien passé de significatif et donc le réchauffement n'est pas dû à l'activité solaire mais seulement à l'activité humaine qui débuta justement après le minimum de Dalton (cycles solaires 4 à 7) point barre. Chaque fois que l'activité solaire diminue et que la température globale moyenne diminue de pair, les climatologues, niant systématiquement l'influence du Soleil sur le climat terrestre, incriminent le volcanisme. Pour le minimum de Dalton, c'est l'explosion du Tambora le 10 avril 1815. Curieusement le petit âge glaciaire dura de 1796 à 1820. C'est fou comme l'explosion d'un volcan peut avoir eu un effet rétroactif sur le climat...
 

Image
© Inconnu

Toute cette histoire de perturbation climatique n'est donc à l'évidence que supercherie, mensonge et manipulation de données.

 


Jacques Henry

 

SOURCE

 

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

Partager cet article