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Cherchez l’erreur, la grosse erreur du jour! Le Conseil Théologique des Musulmans de France est créé, une opportunité pourrait-on penser pour nombre de musulmans français qui se retrouveraient dans une telle « institution », sauf que la France est censée lutter contre les radicalisations dans cette religion, et lutter contre le djihadisme. Comme l’explique un article du journal Le Point: « Des imams gravitant dans la mouvance des Frères musulmans viennent de fonder une instance capable d’édicter des avis juridiques religieux (note de Benji: des fatwas), sans les imposer« . Quand à la suite de l’article:

islam

Des imams et savants de l’islam en France, gravitant dans la mouvance des Frères musulmans notamment, ont créé un conseil théologique qui n’entend pas se substituer aux instances représentatives, mais pourrait édicter des avis juridiques religieux – aussi connus sous le nom de fatwas -, a annoncé vendredi cette organisation. Le Conseil théologique musulman de France (CMTF) a vu le jour lors d’une réunion à Paris d’une cinquantaine de théologiens, imams et prédicateurs, précise un communiqué. Il est dirigé par un bureau exécutif de neuf membres, dont Ahmed Jaballah, ancien président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), le principal relais dans l’Hexagone des Frères musulmans.

On ne peut donc que se souvenir des frères musulmans considérés comme étant terroristes en Egypte avec la multitude d’exécutions qui ont suivit la chute du président égyptien Mohammed Morsi. Les frères musulmans terroristes ou non finalement?

Les Frères musulmans (FM) est une organisation panislamiste fondée en 1928 par Hassan el-Banna, à Ismaïlia au nord-est de l’Égypte, avec comme objectif une renaissance islamique, la lutte officiellement non-violente contre l’influence occidentale

 

. Cette organisation est désormais officiellement considérée comme organisation terroriste par le gouvernement égyptien, la Russie et l’Arabie saoudite. Elle a rapidement essaimé ses idées dans les pays à majorité musulmane du Moyen-Orient, au Soudan et en Afrique du Nord, et a établi des « têtes de pont » jusqu’en Europe. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements autonomes, comme le Jama’a al-islamiya ou encore le Hamas.

Son opposition fondamentale et parfois violente aux États laïcs arabes a amené son interdiction ou la limitation de ses activités dans certains pays comme la Syrie ou encore l’Égypte. La lutte contre l’État d’Israël est au cœur du mouvement, et le théoricien du jihad armé, Sayyid Qutb, fut l’un de ses membres égyptiens les plus en vue. Néanmoins, ses différentes branches ont depuis condamné le recours à la violence en dehors de la Palestine. Le mouvement entretient avec les institutions promouvant le wahhabisme saoudien des relations alternant entre coopération et rivalité. Plus d’infos sur Fr.wikipedia.org

Et en plus, comme l’expliquent les lignes du dessus: « la lutte contre l’état d’Israël est au coeur du mouvement ». Comment une telle organisation a-t-elle pu voir le jour dans un pays déjà considéré comme étant bien trop antisémite? Comment Manuel Valls le pourfendeur de l’antisémitisme et de l’antisionisme dans le pays (entre autres personnalités liées de manière éternelle à Israël), a-t-il pu autoriser l’apparition de ce conseil théologique musulman? À moins que le but soit politique ou géopolitique, allez savoir…

Petit rappel des craintes de Manuel Valls en Février face aux frères musulmans:

Dernièrement, alors que Paris compte sur l’Egypte de Sissi – qui mène une répression impitoyable contre les Frères musulmans liés à l’ancien président Morsi – dans sa guerre contre le djihadisme, Manuel Valls s’en est pris par deux fois à la confrérie, disant vouloir «combattre» son «discours» puis s’inquiétant de son «influence».

Donc, après avoir eu en France un Islam de France financé par le Qatar qui ne représente pas grand monde au final, voici les frères musulmans qui vont pouvoir enseigner mais également proposer des fatwas. Il convient alors de se renseigner un peu plus sur ceux qui vont composer ce « Conseil »: un secrétaire général adjoint du « conseil européen de la Fatwa » et deux diplômés en charia d’une université d’Arabie Saoudite, le « conseil européen de la Fatwa » étant présidé par le cheikh Qaradawi bien connu par l’UPJF:

Le cheikh Qaradawi ne serait pas seulement le mentor spirituel de l’UOIF et l’inspirateur de la stratégie d’islamisation de l’Europe menée par les Frères musulmans, mais également le président du CEFR (Conseil européen pour la Fatwa et la Recherche), inauguré à Londres en 1997. Il préside également au «Conseil scientifique» de l’IESH (Institut européen des Sciences humaines), principal centre de formation d’Imams en Europe, installé dans un petit village de la Nièvre, Saint-Léger-de-Fougeret. L’IESH dépend de l’UOIE (Union des Organisations islamiques d’Europe), dont l’UOIF est la branche française. [voir les sites www.fioe.org ou http://www.eu-islam.com/] Source et information complète sur l’Upjf.org

Reste à connaître dans le détail des différents représentants du CTMF (Conseil Théologique Musulman de France)

La création du Conseil théologique musulman de France (CTMF) a été acté lundi 25 mai. Le bureau exécutif du CTMF est composé de neuf membres dont une femme. Les voici, tel que présenté par la nouvelle instance.

Ahmed Jaballah, docteur en droit canonique musulman, diplômé de Zitouna (Tunis) et de la Sorbonne, directeur de l’IESH Paris, secrétaire général adjoint du Conseil européen de la fatwa (CEFR), membre de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), professeur de théologie musulmane, Imam-khatib.

Hassan El Houari, licence de théologie à l’Université d’Al-Quaraouiyyine (Fès), master en dogme et philosophie Islamique, Imam-khatib de la mosquée de Gonesse (Val d’Oise).

Larbi Kechat, docteur en sociologie de l’Université de la Sorbonne, recteur de la mosquée Adaawwa à Paris, imam-khatib.

Larbi Becheri, docteur en islamologie de l’Université d’Aix-En Provence, diplômé en charia de l’Université de Médine, diplômé de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et responsable de l’IESH de Château-Chinon.

Mohamed Bajrafil, docteur en linguistique de l’Université Paris 7 Diderot, formé en fiqh shafiite, professeur de théologie musulmane à l’Institut Alkhayria (Bruxelles), chargé de cours en langue arabe et traduction aux universités Paris 8 et 12, imam-khatib à la mosquée d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Mohamed Mosadek, docteur en fiqh hanafite de l’Université d’Al-Azhar, professeur de théologie musulmane à l’Université d’Al-Azhar et chargé de cours à la faculté de droit de Strasbourg au master d’islamologie), imam-khatiib.

Mohammed Najah, docteur en Physique, professeur de théologie musulmane à l’Institut Tabari à Corbeil-Essonnes (Essonne), imam-khatib à la mosquée de Vigneux-sur-Seine (Essonne), professeur de mathématiques

Nawel Zine, docteur en médecine et diplômée d’un master en dogme et philosophie islamiques, professeur de théologie à l’IESH de Paris.

Ounis Guergah, diplômé en charia de l’Université de Médine, diplômé en philosophie de l’Université de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris, imam-khatib.

Pour en savoir plus : Le Conseil théologique musulman de France, entre réalités et défis

Source: Saphirnews.com

La France va-t-elle se rapprocher de l’Angleterre qui a déjà sur son territoire des tribunaux islamiques? Les tribunaux coraniques ayant été acceptés par le chef de la magistrature d’Angleterre, le plus haut juge anglais. La France va-t-elle suivre grâce à cette nouvelle institution qui va pouvoir édicter des fatwas? Et quelle est la logique derrière tout cela?

 

À l’attention de tous:

Cet article est à but informatif, et pour pousser à la réflexion, ce n’est pas un défouloir anti-Islam. Nous serons intransigeants sur la modération des commentaires.

SOURCE les M.E.

Tag(s) : #RELIGIONS

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