Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le dessinateur de Charlie Hebdo Stéphane Charbonnier, dit Charb, le 27 décembre 2012 à Paris

Le Sénat a adopté un amendement qui prévoit des réductions d'impôts de 30% à 50% pour les particuliers qui veulent souscrire au capital d'une entreprise de presse.

Fait rare. Le Sénat a voté à l’unanimité pour un «amendement Charb», dans le cadre de la proposition de loi sur la modernisation du secteur de la presse. Le dispositif doit permettre une réduction d’impôts aux particuliers qui décident de faire un don aux entreprises de presse. Concrètement, ils pourront prendre une participation dans un journal avec une réduction d’impôts de 30% pour des investissements jusqu’à 2 000 euros. Le taux est porté à 50% pour les entreprises de «presse solidaire» (statut pour les médias dont les actionnaires reversent leurs dividendes à l’entreprise).

L’amendement avait été déposé lundi 12 janvier au Sénat par le groupe communiste, juste après la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo. «Ils ont voulu tuer la liberté de la presse, répondons par la liberté de la presse. J’en fais le serment, nous ferons adopter l’amendement Charb !» a déclaré Pierre Laurent, secrétaire du Parti communiste français (PCF), lors de ses vœux au parti. Cette disposition était «une demande de Charb et Charlie Hebdo» faite début décembre, lors de l’examen de la loi en décembre à l’Assemblée, a-t-il précisé, d’où le nom de cet amendement en l’honneur du dessinateur assassiné. Pierre Laurent s’est réjoui sur Twitter de ce vote au Sénat, tout comme Patrick Pelloux, urgentiste et chroniqueur de Charlie Hebdo.

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a elle aussi salué la démarche sur France Info. «C’est une forme d’aide au financement participatif», a-t-elle précisé. Le mécanisme veut s’inspirer du crowdfunding. Le but est d’aider «les jeunes entreprises de presse qui veulent se lancer. C’est souvent difficile de réunir les fonds au départ et de tenir dans la durée». L’amendement Charb vise aussi à soutenir les titres de presse fragiles qui ont peu de revenus publicitaires, comme Charlie Hebdo, mais aussi la Croix ou l’Humanité. La ministre y voit aussi un moyen pour les citoyens d’exprimer leur solidarité vis-à-vis de «leur presse». En effet, le secteur connaît une crise profonde depuis plusieurs années.

source

Tag(s) : #MEDIAS

Partager cet article