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Des soldats britanniques sur la base de Kandahar, en Afghanistan, en 2010. (photo d'illustration)

Outre-Manche, l'armée britannique s'apprête à lancer, dans les prochains mois, une brigade spéciale chargée d'agir sur le front numérique.

L'armée britannique se prépare à investir... les réseaux sociaux. Selon le Guardian, les forces du Royaume-Uni lanceront, au mois d'avril, une brigade spéciale de "combattants Facebook", dont le rôle ne sera pas de prendre les armes, mais d'agir sur le front du numérique, notamment sur Twitter et Facebook, dans le but de mener une guerre psychologique, "non mortelle". Un secteur dans lequel les armées américaines et israéliennes ont déjà largement investi.

Info et intox

Cette unité, la 77e brigade de l'armée britannique, sera basée à Hermitage, une petite commune située à l'ouest de Londres, et sera composée de 1.500 soldats, recrutés parmi les réservistes.

Mais au-delà des campagnes de communication classiques sur les réseaux sociaux, cette force spéciale aura également le pouvoir d'informer, et de désinformer, dans le but de manipuler l'adversaire et d'impacter l'opinion publique en zone de guerre. Ces soldats numériques pourront même mener des opérations sous une fausse bannière.

Se mettre au niveau sur le terrain du numérique

Selon le Guardian, le lancement de cette brigade un peu particulière peut correspondre à une volonté de répondre aux événements de 2014, comme les interventions de la Russie en Ukraine, ou l'avancée du groupe Etat islamique en Syrie et en Irak. Et ce à l'heure où Internet, et les réseaux sociaux en particulier, prennent de plus en plus d'ampleur dans la communication d'organisations comme Daesh ou Boko Haram, et où les puissantes armées du monde sont largement présentes sur le web.

Ainsi, Tsahal, l'armée israélienne, fait figure de pionnière dans ce domaine, et est aujourd'hui active sur une trentaine de plateformes numériques, dont Twitter, où elle compte plus de 25.000 abonnés, mais aussi Facebook, Youtube et Instagram, où elle communique en six langues différentes. Au cours de la dernière offensive israélienne contre Gaza, à l'été 2014, le Hamas et Tsahal se sont parfois directement affrontés sur Twitter, à grand renfort de joutes numériques.

Écrit par Adrienne Sigel

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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