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Devrions-nous parler de l’impact sur la Russie ?

Ou sur les petits producteurs comme le Vénézuela?

Ou sur les autres secteurs de l’économie ?

Ça va faire mal si ça se poursuit.

Des tubes stockés à Gascoyne dans le Dakota du Nord, pour la construction de l'oléoduc Keystone.

La baisse de 60% du prix du baril n'est pas une bonne nouvelle pour les États américains producteurs comme le Texas, le Dakota du Nord ou l'Alaska.

Près de 250.000 emplois supprimés aux États-Unis à cause de la chute du pétrole. C'est le pronostic de la Réserve fédérale de Dallas qui estime que huit États américains (Alaska, Louisiane, Nouveau Mexique, Dakota du nord, Oklahoma, Texas, Virginie occidentale et Wyoming) pourraient voir disparaître au total 249.700 emplois d'ici l'été du fait de l'effondrement des cours du pétrole.

Plus de la moitié de ces postes menacés se trouvent au Texas, de loin le plus grand État concerné. Mais l'économie texane, toujours en forte croissance, assise sur une population de 27 millions de personnes, reste bien moins vulnérable que celle du Dakota du nord, car elle est beaucoup plus diversifiée notamment dans le secteur de la technologie et de la santé.

Le Dakota du Nord, grand comme un tiers de la France, est l'épicentre de la révolution du pétrole de schiste. Cet État de 740.000 habitants risque le «bust», c'est à dire un «boom» à l'envers: 4,6 % de la population y travaillait dans le secteur pétrolier l'an dernier, produisant à lui seul autant d'or noir que le sultanat d'Oman. Même chose pour le Wyoming, autre grand bénéficiaire de la révolution énergétique de ces dernières années et dont une proportion record de 6 % de la population travaille dans le pétrole.

Risque de ruine pour détenteurs de «junk bonds»

Dans un premier temps, l'effondrement des cours déclenche une réduction des dépenses d'exploration, la suspension de nouveaux forages et de multiples économies qui frappent d'abord les sociétés de services et les fournisseurs d'équipements des exploitants. Des sociétés comme Weatherford, Halliburton, Baker Hughes et Schlumberger sont parmi les premières à trinquer. Certaines ont déjà annoncé des réductions d'effectifs.

Mais ces grands noms se trouvent aussi en position d'avaler leurs plus petits rivaux, moins diversifiés et plus fragiles. Par ailleurs les faillites de foreurs indépendants ont commencé. Les investisseurs qui les ont financés sur la base d'obligations à haut risque, en misant sur un cours du pétrole proche de 80 dollars seront ruinés avec eux. 18 % des sociétés qui ont émis ces «junk bonds» sont dans le secteur de l'énergie. Selon la banque JP Morgan Chase, 40 % de ces émetteurs risquent de tomber en situation de défaut d'ici trois ans si le pétrole ne remonte pas au dessus de 65 dollars.

souce via Incapable de se taire

Tag(s) : #ACTUALITES

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