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Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, rencontre de plus en plus de difficultés pour maintenir l’économie du pays à flot alors que ce dernier est confronté à des pénuries de produits de base et que l’OPEP, dont il est membre, vient de décider de maintenir le niveau actuel de la production de pétrole, c’est-à-dire, de ne pas tenter de juguler la baisse des cours de l’or noir que l’on observe actuellement.
 


 

Cette décision affecte très durement le pays, car le pétrole représente 95% de ses exportations.
 
 
Malgré la richesse des gisements, le pays ne dispose pas de sa propre raffinerie, et il importe son carburant. Les faibles prix de l’essence à la pompe sont le résultat des subventions de l’Etat, qui grèvent lourdement son budget.
 
Le Venezuela subventionne également des pays pauvres, dont Cuba, qui reçoit quotidiennement 100 000 barils de pétrole gratuits. Le manque à gagner de recettes correspondant à ces dons représente plusieurs milliards de dollars, précise Richter.
 
Le gouvernement a lancé un plan « Joyeux Noël » en novembre pour abaisser les coûts de certains biens de consommation, notamment les jouets, les vêtements, l’électroménager, l’alimentaire et les produits électroniques. Les commerçants n’ont pas le droit de réaliser une marge supérieure à 30% sur ces produits, sans doute pour éviter une nouvelle flambée de l’inflation qui augmente habituellement fortement à cette période. Des inspecteurs ont été déployés pour contrôler le respect de cette règle. Le prix des poupées Barbie a par exemple été réduit de 80% grâce à ce plan, et les Vénézuéliens ont fait la queue pour profiter de ces aubaines.
 
Le 3 novembre dernier, le président Maduro avait également annoncé une hausse de 15% du salaire minimum à partir de décembre.
 
Compte tenu de toutes ces circonstances, les réserves internationales du pays s’érodent rapidement, et à la mi-novembre, le président vénézuélien a ordonné un transfert de 4 milliards de dollars de prêts chinois qui se trouvaient sur un compte national non répertorié pour réapprovisionner ces réserves internationales.
 
Mais une semaine plus tard, ces réserves ne se montaient plus qu’à 22,2 milliards de dollars, témoignant d’une réduction de 1,3 milliard de dollars. « Il s’avère que le Venezuela a grillé un tiers de l’argent chinois en une semaine », écrit Richter. « A ce rythme, la date d’épuisement des fonds se situe à la fin mars ».
 
Des observateurs, en particulier deux éminents économistes, Carmen Reinhart, et Kenneth Rogoff, ont déjà évoqué la possibilité d’un défaut du pays.
 
Un défaut souverain serait catastrophique pour le Venezuela, affirme Richter. Il précise que les obligations souveraines n’intéressent probablement plus que des hedge funds spécialisés sur ce type de dette risquée, et qui se sont entourés d’une armée d’avocats pour récupérer leur argent leur moment venu. Ils tenteraient probablement de s’emparer des actifs de valeur que le pays possède à l’étranger, comme des raffineries, par exemple. « Ce sera le chaos pour le Venezuela », conclut-il.


http://www.express.be/business/fr/economy/le-venezuela-a-grille-13-milliard-de-dollars-en-une-semaine-a-ce-rythme-il-naura-plus-de-reserves-a-fin-mars.htm

Tag(s) : #ACTUALITES

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