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Alphabet en lettres cursives

 

La Finlande va arrêter l’enseignement de l’écriture cursive

Source : Les clés de demain, par Les clés de demain le 25/10/2014.

L’information est passée relativement inaperçue mais mérite d’être soulignée. En Finlande, les cahiers et stylos pourraient bien déserter peu à peu les tables d’écoliers. La semaine dernière, le quotidien finlandais Savon Sanomat a révélé que l’écriture cursive (en attaché) ne ferait plus partie des enseignements obligatoires dans les écoles primaires du pays nordique. Au lieu de se plier à des exercices de calligraphie, les élèves apprendront à taper sur un clavier, explique un article de la BBC qui reprend cette information.

Ce changement devrait s’opérer dès l’automne 2016, a précisé Minna Harmanen, membre du conseil national de l’éducation. Minna Harmanen estime, en effet, que de bonnes compétences en dactylographie sont devenues indispensables. Elle reconnaît qu’il s’agit d’une évolution culturelle majeure, mais assure qu’une bonne maîtrise de la saisie sur clavier est devenue plus importante au quotidien que l’écriture liée.

L’information aurait été plutôt bien accueillie par les enseignants. Certaines associations rappellent toutefois à quel point les exercices d’écriture cursive sont importants pour le développement de la motricité de l’enfant et suggèrent ainsi la mise en place de cours de dessin et de créations manuelles.

Aux États-Unis, 45 États ont également exclu l’écriture cursive du tronc commun des connaissances requises dans l’enseignement scolaire.


Finlande : les écoliers n’apprendront plus à écrire à la main

Source : Direct Matin.fr, par Direct Matin le 26/10/2014.

Les petits Finlandais commenceront à écrire à l’école d’abord sur les claviers.

C’est une initiative qui sonne le glas de l’apprentissage de l’écriture tel qu’on le connaît. Les élèves Finlandais vont devoir ranger leurs stylos dans leurs trousses dès la rentrée 2016 et sortir les claviers.

Une première en Europe. Considérant que l’écriture cursive (c’est-à-dire manuelle) est devenue désuète, le gouvernement finlandais a annoncé hier avoir choisi d’abandonner son apprentissage en primaire, pour obliger les enfants à taper directement leurs cours sur des claviers d’ordinateurs.

« Ce changement sera un bouleversement culturel majeur mais il est plus pertinent pour la vie quotidienne », selon Minna Harmanen de l’Office national de l’Éducation.

Une telle décision fait déjà polémique dans le pays scandinave, mais elle a été accueillie favorablement par le corps enseignant. L’écriture manuelle sera désormais enseignée sur option.


Les enfants finlandais n’apprendront plus à écrire à la main

Source : Francetv info, par Francetv info le 27/10/2014.

En Finlande, les cahiers d’écriture feront bientôt partie du passé.

Dès 2016, les élèves apprendront à écrire sur un clavier. Cette compétence est en effet jugée plus utile par l’Office national de l’Éducation.

La fin d’une époque. En Finlande, à partir de 2016, les enfants vont abandonner leurs cahiers d’écriture et leurs stylos. Ils n’apprendront plus à écrire à la main, mais sur un clavier, selon un blog de la BBC qui reprend l’article d’un journal finlandais.

Une priorité nationale

Ainsi, la Finlande, constatant que l’écriture à la main est de moins en moins utilisée, décide de passer de la calligraphie à la dactylographie. Les enfants devront apprendre à taper rapidement.

« Des aptitudes pour taper de manière fluide sur un clavier sont une priorité nationale », explique Minna Harmanen, de l’Office national de l’éducation. Elle estime que ce basculement est un changement culturel majeur, mais savoir taper est devenu indispensable pour la vie quotidienne. Selon la BBC, certains Finlandais relèvent que les enfants qui n’ont pas d’ordinateur seront désavantagés. Mais par ailleurs, la nouvelle est plutôt accueillie positivement dans ce pays de 5,5 millions d’habitants, souvent cité en exemple pour ses bons résultats scolaires.


Le linguiste Alain Bentolila s’élève contre la fin de l’écriture manuelle

Source : Le Figaro, par Marie-Amélie Lombard le 26/10/2014.

Aux États-Unis, une majorité d’enfants n’apprend plus à écrire que sur un clavier. Ce sera bientôt le cas en Finlande. Une très mauvaise évolution pour le spécialiste de l’apprentissage de la lecture.

La fin de l’apprentissage de l’écriture manuelle est annoncée en Finlande. La maîtrise de la saisie sur clavier est plus importante, a récemment jugé un haut responsable de son système éducatif. La réforme devrait être appliquée à la rentrée 2016. Un virage déjà pris par 45 États américains qui ont exclu l’écriture cursive, dite aussi «en attaché», du socle commun des connaissances. Spécialiste de l’apprentissage de la lecture et du langage chez l’enfant, professeur à l’université Paris Descartes, le linguiste Alain Bentolila s’élève contre de telles réformes.

LE FIGARO. — En Finlande, les écoliers ne vont bientôt plus apprendre à écrire à la main mais utiliseront un clavier. Qu’en pensez-vous ?

Alain BENTOLILA. — C’est une très mauvaise décision. Non pas que je sois un nostalgique de la calligraphie. Cependant, quand on écrit à la main, on fait un acte singulier. Le fait de tracer sereinement des lettres et des mots permet à mon esprit de les porter. Ce qui n’est pas le cas avec des machines ou des tablettes.

Le pragmatisme ne doit-il pas l’emporter ? L’écriture sur ordinateur permet aux enfants d’être lisibles, de rendre des textes plus propres, voire d’utiliser le correcteur orthographique…

Ce sont de faux arguments auxquels il faut opposer l’effort, la gratification, la conscience de l’autre que seule permet l’écriture graphique.

Vous avez l’appui des neuroscientifiques qui sont plutôt favorables au maintien de l’écriture cursive. Elle permet, selon eux, de mieux mémoriser, elle développe la motricité fine chez l’enfant.

Bien sûr. La mémoire se construit grâce à l’écriture manuelle et non avec un écran

Les petits Américains ou Finlandais apprennent-ils tout de même à écrire manuellement, par exemple en lettres capitales, ou s’en remettent-ils au seul clavier ?

À mon sens, dans ces pays, on va vers une disparition totale de l’écriture manuelle. Mais envisage-t-on de rédiger des courriers importants sur un ordinateur ? Je ne m’imagine pas envoyer une lettre de condoléances autrement écrite que manuellement.

Quelle est la position des enseignants français sur cette question ?

Il existe un consensus, dans l’enseignement public comme privé, pour maintenir l’écriture cursive.


Les enfants finlandais continueront bien à écrire à la main…

Source : RTBF, le 2/12/2014.

Tordons le cou à un canard! Une bonne partie de la presse a annoncé la fin de l’apprentissage de l’écriture manuscrite dans les écoles finlandaises à partir de 2016. Les écoliers se contenteraient désormais d’utiliser les tablettes et l’ordinateur. C’est pourtant faux. En réalité c’est uniquement l’écriture cursive qui pourrait être rendue facultative. L’écriture scripte, qui est également manuscrite, continuera de toute façon à être enseignée à tous les petits Finlandais.

C’est une erreur de traduction dans un article de la BBC qui semble être à l’origine de la confusion dans la presse francophone. On peut notamment y lire que l’écriture manuscrite s’apprêterait à céder la place à des cours de dactylographie. Pourtant, si l’on se reporte au journal finlandais (article de Savon Sanomat) à l’origine de l’information, il n’est question que de rendre facultative l’écriture cursive, cette forme d’écriture où les lettres sont liées les unes aux autres. En fait, en Finlande, deux formes d’écriture manuscrite sont enseignées : la cursive et la scripte (ou “script”), aussi appelée imprimée car les lettres sont détachées les unes des autres à la manière de caractères d’imprimerie.

Étonnement en Finlande

Minna Harmanen du Conseil National de l’éducation finlandais, nous a expliqué que là-bas, l’écriture cursive a été modifiée dans les années nonante dans un style typographique proche de celui de l’écriture scripte. Selon elle, le gouvernement estime désormais qu’apprendre les deux types d’écriture n’a plus beaucoup d’intérêt vu leur proximité stylistique. Dans le projet qui pourrait être adopté, chaque école pourra décider si elle choisit d’enseigner à la fois la scripte et la cursive ou uniquement la scripte. Il va sans dire que Minna Harmanen a assisté avec surprise à l’apparition dans la presse étrangère d’articles affirmant que les enfants finlandais s’apprêtaient à abandonner leurs stylos et crayons pour l’usage exclusif des tablettes et autres claviers…

Ceci dit, le projet du gouvernement finlandais prévoit aussi de permettre de consacrer plus de temps à la maîtrise de la dactylographie et du traitement de texte, vu l’importance prise par l’ordinateur dans notre société. En Finlande, les écoles sont bien plus équipées qu’ici à ce niveau. Les compétences informatiques y sont considérées comme indispensables pour faciliter l’insertion future des écoliers finlandais sur le marché du travail. Les modalités précises de ces nouveaux cours, comme par exemple le volume d’heures qui y sera consacré, n’ont pas encore été décidées.

L’écriture manuscrite c’est bien, l’écriture cursive c’est encore mieux

En Belgique, pas de débat de ce type. L’écriture cursive a encore de beaux jours devant elle dans nos écoles. Pour Marie Van Reybroeck, professeur en sciences de l’éducation à l’UCL, il est cependant important de continuer à consacrer suffisamment de temps à la bonne maîtrise du geste graphique. Car si le geste n’est pas automatisé, l’enfant “gaspille” une partie de ses ressources mentales, qu’il ne peut donc pas consacrer à la réflexion et à la mémorisation de ses idées. Or l’automatisation du geste graphique n’intervient qu’en fin de sixième primaire… Il s’agit donc d’un processus de longue haleine. Par ailleurs, le fait de tracer les lettres à la main aide l’enfant dans son apprentissage de la lecture. “Dans le début de l’apprentissage de la lecture, les enfants ont beaucoup de difficultés à retenir l’association entre la lettre et le son (graphème et phonème), qui est une association abstraite”, explique ainsi la chercheuse. “Des chercheurs français ont démontré que faire la forme de la lettre avec le doigt va aider les enfants à mieux mémoriser ces associations lettres-sons et donc à apprendre plus facilement à lire”.

Par rapport à l’écriture scripte, l’écriture cursive présente notamment l’avantage d’être plus fluide, plus rapide et de développer davantage la psychomotricité fine ajoute pour sa part la psychopédagogue Marie-Jeanne Petiniot de la Haute Ecole Albert Jacquard. De plus, une étude canadienne (M-F Morin, N. Lavoie, I. Montesinos Gelet) a démontré qu’elle donne également de meilleurs résultats en syntaxe et en orthographe que l’écriture scripte. Peut-être de quoi donner à réfléchir aux écoles finlandaises…

S. F.


La fin de l’écriture à la main – Morale d’une fable médiatique

Source : Lutte des Classes, le 30/11/2014.

En novembre 2012, s’est répandue dans les médias français, comme une traînée de poudre, une rumeur merveilleuse : quarante-cinq États américains s’apprêtaient à abandonner l’enseignement de l’écriture manuscrite au profit des claviers d’ordinateurs !

Une simple vérification des sources permettait pourtant de comprendre qu’il ne s’agissait, pour cesÉtats, que d’abandonner l’écriture cursive (en attachée) au profit de la seule écriture scripte, plus commune aux États-Unis. Traduction fautive et/ou connaissance approximative des différents types d’écriture, la rumeur est restée tenace et la fable s’est durablement installée dans la sphère médiatique française : au XXIe siècle l’écriture à la main se trouve menacée. En 2014, dans des journaux de référence1, des journalistes pressés continuent ainsi d’affirmer le plus sérieusement du monde que l’enseignement de l’écriture manuscrite est devenu « optionnel » ou que « une majorité d’enfants n’apprend plus à écrire que sur un clavier » aux États-Unis. Et tant pis si les petits Américains continuent d’apprendre à écrire à la main, comme partout dans le monde, du reste !

Plus amusant encore : deux ans plus tard exactement, en novembre 2014, la même rumeur, avec la même confusion entre écriture cursive et écriture manuscrite en général, s’est répandue à propos de la Finlande cette fois, cet eldorado moderne de la réussite pédagogique et de tous les possibles éducatifs2.

On le voit, la fable de l’abandon de l’écriture manuscrite concerne toujours des pays censément plus avancés et plus progressistes (dans les deux sens du terme) que nous ne sommes. Et comme toutes les fables elle est instructive. Sa persistance dans notre imaginaire dit quelque chose de nous : elle nous en apprend autant sur le sérieux journalistique de nos médias actuels que sur notre propension numériste, caractéristique d’une certaine idéologie contemporaine du progrès. C’est le fantasme de l’innovation appliquée à tous les domaines de notre vie, et par conséquent le nécessaire rejet audacieux – et délicieux – de toute tradition, avec tous les frissons jubilatoires que peut susciter ce saut dans le vide de la modernité.

A ce sujet, les réactions des promoteurs des nouvelles technologies à l’école depuis deux ans à cet abandon imaginaire sont plus encore instructives. Sur un site d’informations éducatives (et surtout de promotion des nouvelles technologies à l’école), un proviseur honoraire exhorte ainsi, avec beaucoup de responsabilité, à suivre courageusement la voie imaginairement tracée par ces pays avant-gardistes : « Et si nous cessions d’apprendre à écrire ? »3

Un techno-pédagogue démontre à quel point nous n’avons d’ailleurs plus besoin de savoir écrire dans la vie moderne4 : 

Dans la vie de tous les jours ? Pour remplir votre déclaration d’impôts, payer une amende pour vitesse excessive, demander un extrait de l’acte de naissance… que sais-je ? Tout ça se fait en ligne maintenant, de manière complètement automatisée. Ne sortez pas vos lettres et vos timbres, vous n’en aurez pas besoin. C’est fini, vous dit-on !

Le docteur en psychologie Yann Leroux, disciple de Serge Tisseron et ardent défenseur des jeux vidéo qui rendent intelligent, a immédiatement consacré, sur son blog éclairé de « psychanalyste et geek »5, deux articles à la questions pour démontrer à quel point cet abandon tant attendu est une « bonne nouvelle » pour l’école et les élèves en difficulté. Elle ne peut en effet que libérer les « forçats de l’écriture manuscrite » (sic). Car curieusement, en effet, pour un Yann Leroux qui réfute l’antagonisme entre « écriture numérique » et « écriture papier-crayon », la frappe au clavier doit tout simplement… se substituer à l’écriture manuscrite !

Dans un monde où le mail a remplacé la carte postale et le smartphone le bout de papier, va-t-on demander encore longtemps aux enfants d’écrire à la main ? Va-t-on demander aux enfants d’être les conservateurs d’un musée que les adultes ont déserté ? Puisque la culture est devenue numérique, va-t-on encore longtemps éloigner les enfants du numérique ?

Pour Yann Leroux, esprit magnanime, les bons élèves pourront, eux, cependant continuer à apprendre à écrire à la main. Cet iconoclasme scolaire vaut évidemment à Yann Leroux d’être interrogé par les mêmes journalistes qui colportent ce magnifique hoax contemporain6 :

Il faut se décrisper autour de cette question d’écriture à la main. Bien sûr il faut que les enfants continuent de dessiner, de crayonner, de coller des gommettes, de déchirer des bouts de papier… Mais si on les laissait choisir entre les deux outils, crayon ou clavier ?

S’appuyant sur la fable finlandaise autant que sur la fable américaine, Yann Leroux, qui confond – très scientifiquement – écriture cursive et écriture manuscrite, souligne de manière amusante le« pragmatisme » de cet abandon imaginaire : ne faut-il pas, dans le droit fil de l’extraordinaire Avis de l’Académie des sciences« prendre plus pleinement conscience de l’importance des premières manipulations avec les objets de la réalité concrète. Plus les mondes numériques se développent, plus une grande attention doit être portée aux tout-petits et à leur développement » ?

McLuhan disait que les noirs avaient été saisis par l’écriture parce qu’elle avait littéralement arraché la sensibilité de l’oralité de leurs corps. Aujourd’hui, nous sommes tous des noirs saisis par l’écriture électronique.

Peu importe, d’une certaine manière, que la dactylographie sur clavier soit déjà rendue obsolète par la saisie à un ou deux doigts sur les smartphones et tablettes des petites Poucettes, par le stylet redevenu à la mode, par les outils de saisie vocale et bientôt par les lunettes connectées…

Peu importe que la Californie, berceau des nouvelles technologies où l’on a renoncé l’an passé aux iPads pour tous les élèves, où l’on trouve des écoles déconnectées pour les enfants des cadres des grands groupes technologiques, ait également choisi de continuer, en plus de l’écriture scripte, à enseigner l’écriture cursive, contrairement aux autres États américains…

Peu importe enfin et surtout – comme le savent les professeurs des écoles – que nous ayons besoin d’apprendre à écrire pour apprendre à lire et réciproquement, parce que l’écriture procède de la nécessaire conjonction de trois sens (visuel, auditif et sensori-moteur) et que, par exemple, les enfants apprennent à distinguer le b et le d en les écrivant.

On le voit : l’abandon de l’écriture manuscrite est une dangereuse chimère qui, parmi bien d’autresmirabilia de la modernité, met à nu, de façon saisissante, le prisme déformant avec lequel les croyants du numérisme voient la réalité.

Comme dit le Christ dans l’évangile : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » !

@loysbonod


[1] « Litté-ratures » par Olivier Zilbertin dans “Le Monde” du 10 juin 2014 ou dans “Le Figaro” du 26 novembre 2014 : “Le linguiste Alain Bentolila s’élève contre la fin de l’écriture manuelle ».

[2] « En Finlande, fini les cahiers, vive les claviers ! » dans le “Nouvel Obs” du 28 novembre 2014.

[3] « Et si nous cessions d’apprendre à écrire ? » par Patrick Figeac dans “Educavox” du 18 mars 2013.

[4] « Bacheliers, c’était la dernière fois que vous avez écrit à la main ! » par Michel Guillou dans “EducaVox” du 4 juillet 2014.

[5] Yann Leroux sur le blog “Psychologik”, « L’écriture avec des tablettes et des ordinateurs est nécessaire à l’école » (4 janvier 2014) repris bien sûr dans “Ludovia” et « C’est la fin de l’écriture cursive et c’est une bonne nouvelle » (27 novembre 2014).

[6] « Tous à vos claviers: faut-il en finir avec l’écriture à la main ? » dans “L’Express” du 27 novembre 2014.


Vous recopierez 100 fois la Charte d’éthique professionnelle des journalistes…

À la source de ces chef-d’œuvres :

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Tag(s) : #ACTUALITES

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